Rapport
Substances psychoactives, usagers et marchés : tendances récentes à Metz et en Grand-Est en 2025
Titre de série :
TREND
Auteur(s) :
ZIELESKIEWICZ, A.
Année
2026
Page(s) :
40 p.
Langue(s) :
Français
Éditeur(s) :
Paris : OFDT
;
Metz : CMSEA
Domaine :
Autres substances ; Drogues illicites
Discipline :
MAR (Marchés / Markets)
Thésaurus géographique
FRANCE
;
GRAND-EST
;
MEURTHE-ET-MOSELLE
;
MOSELLE
;
VOSGES
;
MEUSE
;
HAUTE-MARNE
;
AUBE
Organismes
OFDT
Thésaurus mots-clés
REGION
;
DEPARTEMENT
;
MARCHE DE LA DROGUE
;
MILIEU URBAIN
;
MILIEU FESTIF
;
MARGINAL
;
TRAFIC
;
PRODUIT ILLICITE
;
KETAMINE
;
PHENOMENE EMERGENT
;
ETUDE QUALITATIVE
;
PRIX
;
EVOLUTION
;
ETHNOGRAPHIE
;
CANNABIS
;
HEROINE
;
USAGER
;
REVENDEUR
;
DIFFUSION DES PRODUITS
;
VIOLENCE
;
CAARUD
;
FENTANYL
Résumé :
Plusieurs éléments marquants se dégagent des investigations faites en 2025, au-delà des tendances stabilisées et fréquemment rapportées par le dispositif Tendances récentes et nouvelles drogues (TREND) : la forte diffusion actuelle des drogues, la sophistication des méthodes d'approvisionnement, les difficultés spécifiques rencontrées par les usagers des Centres d'accueil et d'accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues (CAARUD) - notamment face à la cocaïne basée -, l'intensification de la répression dans le milieu festif dit alternatif, etc.
* Trafic de stupéfiants et modes d'approvisionnement :
En 2025, les observations confirment la permanence d'une circulation active des stupéfiants dans le Grand Est, territoire structuré par des flux routiers et transfrontaliers anciens. Si les logiques de transit et de diffusion locale restent prégnantes, les modalités d'organisation des marchés connaissent actuellement une recomposition marquée par une plus grande mobilité et une moindre visibilité des activités (en partie liée aux opérations dites « places nettes »). Les points de deal dits statiques semblent en recul au profit de dispositifs plus éphémères (logements de courte durée, lieux de stockage temporaires), tandis que les circuits se diversifient. Depuis plusieurs années, le numérique s'est également imposé comme une modalité d'approvisionnement et de distribution majeure : prises de contact via applications et réseaux sociaux, livraisons organisées à la demande, recours aux envois postaux.
Par ailleurs, les données récoltées soulignent des formes d'emprise et de dépendance économique au sein des réseaux, exposant ces publics à des risques judiciaires, sociaux et sanitaires importants. Ainsi, l'année 2025 confirme l'installation de marchés toujours plus flexibles et fortement numérisés, sans disparition des logiques de contrôle et de violence qui les structurent.
* Marginalité urbaine :
L'observation des espaces urbains met en évidence des situations de marginalité et de précarité étroitement liées aux usages de substances psychoactives. Les publics concernés incluent des jeunes - y compris des mineurs accueillis dans les CAARUD -, ainsi que des consommateurs de rue et des adultes vulnérables. Les pratiques de consommation se caractérisent par une forte diversité et des besoins spécifiques en matière de réduction des risques et des dommages, reflétant des contextes d'exclusion sociale et de fragilisation. Un focus sur les modalités des permanences dédiées au public féminin est également proposé.
Les intervenants insistent sur une intensification des risques sanitaires, avec notamment des consommations de cocaïne basée ancrées, des difficultés d'accès aux soins et des situations d'isolement. Ces conditions exposent les usagers à des complications physiques et psychiques, et renforcent leur vulnérabilité sociale. La situation strasbourgeoise illustre ces enjeux de manière particulière. Le détournement du fentanyl transdermique au sein de la communauté géorgienne a généré des pratiques intraveineuses très addictives. Ces usages nécessitent que les dispositifs de substitution et de réduction des risques et des dommages s'adaptent afin de stabiliser ce public fragile.
* Milieu festif :
Les observations en espaces festifs confirment la continuité des tendances déjà dépeintes dans les précédents rapports. Les consommations restent dominées par l'alcool, le cannabis, la cocaïne, la MDMA/ecstasy et la kétamine, dans un contexte de diversification accrue de l'offre. Les produits circulent désormais de manière transversale entre les différents milieux festifs, rendant moins pertinente toute lecture par « scène » spécifique.
La cocaïne demeure très visible. La kétamine suscite des problématiques croissantes en raison de consommations intensives et de complications somatiques et psychiques observées. Les intervenants signalent également davantage d'incidents liés à la MDMA, dans un contexte de comprimés fortement dosés et de banalisation des usages.
Parallèlement, les free parties évoluent dans un cadre plus répressif, tandis que le chemsex semble connaître une phase de recomposition des pratiques. D'autres constats dessinent une scène festive caractérisée par une circulation élargie des usages, des manifestations d'anxiété, des consommations qui, parfois, se mêlent à des traitements psychiatriques.
* Milieu rural :
Des investigations ont pu être menées sur la question de la consommation de kétamine chez les jeunes villageois de Haute-Marne, où la substance tend en 2025 à être plutôt accessible et implique plusieurs adeptes. Un focus est également proposé sur le trafic dans le département de l'Aube. [Résumé d'auteur]
* Trafic de stupéfiants et modes d'approvisionnement :
En 2025, les observations confirment la permanence d'une circulation active des stupéfiants dans le Grand Est, territoire structuré par des flux routiers et transfrontaliers anciens. Si les logiques de transit et de diffusion locale restent prégnantes, les modalités d'organisation des marchés connaissent actuellement une recomposition marquée par une plus grande mobilité et une moindre visibilité des activités (en partie liée aux opérations dites « places nettes »). Les points de deal dits statiques semblent en recul au profit de dispositifs plus éphémères (logements de courte durée, lieux de stockage temporaires), tandis que les circuits se diversifient. Depuis plusieurs années, le numérique s'est également imposé comme une modalité d'approvisionnement et de distribution majeure : prises de contact via applications et réseaux sociaux, livraisons organisées à la demande, recours aux envois postaux.
Par ailleurs, les données récoltées soulignent des formes d'emprise et de dépendance économique au sein des réseaux, exposant ces publics à des risques judiciaires, sociaux et sanitaires importants. Ainsi, l'année 2025 confirme l'installation de marchés toujours plus flexibles et fortement numérisés, sans disparition des logiques de contrôle et de violence qui les structurent.
* Marginalité urbaine :
L'observation des espaces urbains met en évidence des situations de marginalité et de précarité étroitement liées aux usages de substances psychoactives. Les publics concernés incluent des jeunes - y compris des mineurs accueillis dans les CAARUD -, ainsi que des consommateurs de rue et des adultes vulnérables. Les pratiques de consommation se caractérisent par une forte diversité et des besoins spécifiques en matière de réduction des risques et des dommages, reflétant des contextes d'exclusion sociale et de fragilisation. Un focus sur les modalités des permanences dédiées au public féminin est également proposé.
Les intervenants insistent sur une intensification des risques sanitaires, avec notamment des consommations de cocaïne basée ancrées, des difficultés d'accès aux soins et des situations d'isolement. Ces conditions exposent les usagers à des complications physiques et psychiques, et renforcent leur vulnérabilité sociale. La situation strasbourgeoise illustre ces enjeux de manière particulière. Le détournement du fentanyl transdermique au sein de la communauté géorgienne a généré des pratiques intraveineuses très addictives. Ces usages nécessitent que les dispositifs de substitution et de réduction des risques et des dommages s'adaptent afin de stabiliser ce public fragile.
* Milieu festif :
Les observations en espaces festifs confirment la continuité des tendances déjà dépeintes dans les précédents rapports. Les consommations restent dominées par l'alcool, le cannabis, la cocaïne, la MDMA/ecstasy et la kétamine, dans un contexte de diversification accrue de l'offre. Les produits circulent désormais de manière transversale entre les différents milieux festifs, rendant moins pertinente toute lecture par « scène » spécifique.
La cocaïne demeure très visible. La kétamine suscite des problématiques croissantes en raison de consommations intensives et de complications somatiques et psychiques observées. Les intervenants signalent également davantage d'incidents liés à la MDMA, dans un contexte de comprimés fortement dosés et de banalisation des usages.
Parallèlement, les free parties évoluent dans un cadre plus répressif, tandis que le chemsex semble connaître une phase de recomposition des pratiques. D'autres constats dessinent une scène festive caractérisée par une circulation élargie des usages, des manifestations d'anxiété, des consommations qui, parfois, se mêlent à des traitements psychiatriques.
* Milieu rural :
Des investigations ont pu être menées sur la question de la consommation de kétamine chez les jeunes villageois de Haute-Marne, où la substance tend en 2025 à être plutôt accessible et implique plusieurs adeptes. Un focus est également proposé sur le trafic dans le département de l'Aube. [Résumé d'auteur]
Affiliation :
CMSEA, Metz, France
Historique