Rapport
Substances psychoactives, usagers et marchés : tendances récentes à Rennes et en Bretagne en 2025
Titre de série :
TREND
Auteur(s) :
PAVIC, G.
Année
2026
Page(s) :
34 p.
Langue(s) :
Français
Éditeur(s) :
Paris : OFDT
;
Rennes : Liberté Couleurs
Domaine :
Autres substances ; Drogues illicites
Discipline :
MAR (Marchés / Markets)
Thésaurus géographique
FRANCE
;
BRETAGNE
Organismes
OFDT
Thésaurus mots-clés
REGION
;
ETUDE QUALITATIVE
;
MARCHE DE LA DROGUE
;
PRIX
;
MILIEU FESTIF
;
MILIEU URBAIN
;
TRAFIC
;
COCAINE
;
MARGINAL
;
CRACK
;
PHENOMENE EMERGENT
;
EVOLUTION
;
DROGUES DE SYNTHESE
;
KETAMINE
;
PRECARITE
;
USAGER
;
VIOLENCE
;
ETHNOGRAPHIE
;
HEROINE
;
ACHAT
;
ACCES AUX SOINS
Résumé :
Les observations menées en Bretagne au cours de l'année 2025 s'inscrivent dans la continuité des deux années précédentes. La cocaïne concentre une nouvelle fois une large partie des observations. Sa disponibilité demeure toujours importante. La baisse du prix qui s'est généralisée depuis quelques années contribue à un accroissement du volume d'usagers, quel que soit l'espace d'observation.
* Espaces de la marginalité urbaine :
Concernant l'espace de la marginalité urbaine, les consommations de cocaïne basée sont toujours en extension sur l'ensemble du territoire régional. La cocaïne occupe une place centrale tandis que les usages d'opioïdes, bien que persistants, sont secondaires. Une partie importante de l'activité des centres d'accueil et d'accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues (CAARUD) se porte désormais sur la délivrance de matériel d'inhalation. Pour une majorité, il s'agit d'usagers en situation de grande précarité, même si de nouveaux profils apparaissent (usagers insérés, usagers de moins de 25 ans). Une partie d'entre eux alternent les pratiques d'injection avec celles d'inhalation. Les conséquences sanitaires de ces pratiques sont assez lourdes avec à la fois des répercussions somatiques (perte de poids, problèmes dentaires, problèmes pulmonaires, augmentation du risque infectieux chez les injecteurs) et psychiques (augmentation de l'agressivité et de la paranoïa, pharmacopsychose). Les centres de soins relèvent, cette année encore, une augmentation des demandes de prise en charge. Toujours au sein de l'espace de la marginalité urbaine, on note également une persistance des difficultés d'accès au logement, ainsi que des difficultés d'accès aux soins (offre de soins insuffisante, délais d'attente trop longs, stigmatisation à l'égard des publics en situation de précarité...).
* Espaces festifs commerciaux et alternatifs, chemsex :
Les consommations de kétamine sont par ailleurs plus fréquentes cette année en contexte festif électro alternatif. Ces consommations commencent aussi à s'installer dans d'autres contextes festifs (commerciaux ou privés). La kétamine est souvent associée à de l'alcool ou à de la cocaïne (mélange nommé « Calvin Klein »). Les usagers ne délaissent toutefois pas les produits psychostimulants, la cocaïne et les comprimés d'ecstasy sont toujours autant présents sur des espaces festifs variés. Les usages de produits hallucinogènes du type LSD ou champignons sont plus secondaires. La diffusion des cathinones au sein de l'espace festif ne progresse quant à elle pas significativement.
* Dommages sanitaires :
L'émergence du profil d'usagers en difficulté avec la kétamine se confirme également en centres de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA). Comme pour les années précédentes, le volume de patients reste faible. Il s'agit d'un public plutôt jeune (moins de 30 ans) dont la fréquence de consommation devient très importante et entraîne de sévères répercussions somatiques (atteintes diverses de la vessie, du foie, des reins...). Ce sont souvent ces complications qui amènent un début de prise en charge, bien que les personnes ne manifestent pas une volonté ferme de réduire leur consommation.
* Évolutions du trafic et des modalités d'approvisionnement des usagers :
Concernant le trafic de stupéfiants à Rennes, l'année est marquée, comme en 2024, par un niveau de violence exceptionnellement élevé : plusieurs homicides et graves blessures à la suite de nombreuses fusillades ou règlements de compte. La forte lucrativité de certains points de vente attire la convoitise de trafiquants extérieurs à la Bretagne qui n'hésitent pas à recruter des « mercenaires » armés afin de mettre de la pression sur les équipes locales. [Résumé d'auteur]
* Espaces de la marginalité urbaine :
Concernant l'espace de la marginalité urbaine, les consommations de cocaïne basée sont toujours en extension sur l'ensemble du territoire régional. La cocaïne occupe une place centrale tandis que les usages d'opioïdes, bien que persistants, sont secondaires. Une partie importante de l'activité des centres d'accueil et d'accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues (CAARUD) se porte désormais sur la délivrance de matériel d'inhalation. Pour une majorité, il s'agit d'usagers en situation de grande précarité, même si de nouveaux profils apparaissent (usagers insérés, usagers de moins de 25 ans). Une partie d'entre eux alternent les pratiques d'injection avec celles d'inhalation. Les conséquences sanitaires de ces pratiques sont assez lourdes avec à la fois des répercussions somatiques (perte de poids, problèmes dentaires, problèmes pulmonaires, augmentation du risque infectieux chez les injecteurs) et psychiques (augmentation de l'agressivité et de la paranoïa, pharmacopsychose). Les centres de soins relèvent, cette année encore, une augmentation des demandes de prise en charge. Toujours au sein de l'espace de la marginalité urbaine, on note également une persistance des difficultés d'accès au logement, ainsi que des difficultés d'accès aux soins (offre de soins insuffisante, délais d'attente trop longs, stigmatisation à l'égard des publics en situation de précarité...).
* Espaces festifs commerciaux et alternatifs, chemsex :
Les consommations de kétamine sont par ailleurs plus fréquentes cette année en contexte festif électro alternatif. Ces consommations commencent aussi à s'installer dans d'autres contextes festifs (commerciaux ou privés). La kétamine est souvent associée à de l'alcool ou à de la cocaïne (mélange nommé « Calvin Klein »). Les usagers ne délaissent toutefois pas les produits psychostimulants, la cocaïne et les comprimés d'ecstasy sont toujours autant présents sur des espaces festifs variés. Les usages de produits hallucinogènes du type LSD ou champignons sont plus secondaires. La diffusion des cathinones au sein de l'espace festif ne progresse quant à elle pas significativement.
* Dommages sanitaires :
L'émergence du profil d'usagers en difficulté avec la kétamine se confirme également en centres de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA). Comme pour les années précédentes, le volume de patients reste faible. Il s'agit d'un public plutôt jeune (moins de 30 ans) dont la fréquence de consommation devient très importante et entraîne de sévères répercussions somatiques (atteintes diverses de la vessie, du foie, des reins...). Ce sont souvent ces complications qui amènent un début de prise en charge, bien que les personnes ne manifestent pas une volonté ferme de réduire leur consommation.
* Évolutions du trafic et des modalités d'approvisionnement des usagers :
Concernant le trafic de stupéfiants à Rennes, l'année est marquée, comme en 2024, par un niveau de violence exceptionnellement élevé : plusieurs homicides et graves blessures à la suite de nombreuses fusillades ou règlements de compte. La forte lucrativité de certains points de vente attire la convoitise de trafiquants extérieurs à la Bretagne qui n'hésitent pas à recruter des « mercenaires » armés afin de mettre de la pression sur les équipes locales. [Résumé d'auteur]
Affiliation :
Liberté Couleurs, Rennes, France
Historique