Rapport
Substances psychoactives, usagers et marchés : Tendances récentes à Lyon et en Auvergne-Rhône-Alpes en 2025
Titre de série :
TREND
Auteur(s) :
TISSOT, N.
Année
2026
Page(s) :
55 p.
Langue(s) :
Français
Éditeur(s) :
Paris : OFDT
;
Lyon : Oppelia 69 - RuptureS
Domaine :
Autres substances ; Drogues illicites
Discipline :
MAR (Marchés / Markets)
Thésaurus géographique
FRANCE
;
AUVERGNE-RHONE-ALPES
Organismes
OFDT
Thésaurus mots-clés
REGION
;
MARCHE DE LA DROGUE
;
TRAFIC
;
ETUDE QUALITATIVE
;
EVOLUTION
;
PRIX
;
DIFFUSION DES PRODUITS
;
MARGINAL
;
MILIEU URBAIN
;
MILIEU FESTIF
;
CHEMSEX
;
MIGRATION
;
PRODUIT ILLICITE
;
DROGUES DE SYNTHESE
;
MEDICAMENTS
;
REVENDEUR
;
VIOLENCE
;
CANNABIS
;
CANNABINOIDES
;
COCAINE
;
KETAMINE
Résumé :
* Trafic :
Les modalités de circulation des produits en région restent stables. Plusieurs agglomérations (Lyon, Saint-Étienne, Grenoble, Oyonnax, Clermont-Ferrand) structurent les circuits de redistribution régionaux. Les réseaux demeurent fortement segmentés et cloisonnés, avec un recours accru à de jeunes convoyeurs recrutés via les réseaux sociaux et à des outils technologiques sécurisés. L'offre locale se caractérise par une diversification continue des substances proposées et une optimisation des dispositifs de livraison, désormais étendus jusqu'aux zones rurales. Les modalités de paiement et de transaction se diversifient (cryptomonnaies, meet up, lockers, etc.), et les stratégies marketing se perfectionnent (supports publicitaires de qualité professionnelle, promotions, fidélisation…). Les points de vente fixes persistent malgré l'essor de la livraison, mais sont moins visibles du fait de l'activité accrue des forces de l'ordre. Les profils impliqués, toujours de plus en plus jeunes, restent marqués par la précarité et une forte mobilité régionale. Les tensions liées à la reprise de points de vente contribuent à une intensification des violences.
La disponibilité de la cocaïne s'accroît (livraisons et ventes fractionnées se développent partout en région) et son prix ne cesse de baisser, malgré un produit toujours plus pur. L'héroïne reste disponible, dans des qualités et des prix variables. La MDMA circule largement et principalement sous forme de comprimés d'ecstasy. La kétamine se diffuse toujours plus, avec un prix largement en baisse. L'offre de cannabis reste caractérisée par la diversification des herbes et des résines proposées, et par l'émergence de produits au THC (sirops, e-liquides, edibles). Des cas d'adultération par cannabinoïdes de synthèse associés à des effets indésirables importants sont signalés dans le cannabis et le CBD, mais aussi dans des e-liquides.
* En contexte de marginalité urbaine :
Les espaces de vie et de consommation des usagers en grande précarité se transforment sous l'effet de la pression policière et des recompositions des marchés. Originellement situés dans les centres-villes, ces espaces sont relégués en périphérie et à proximité des points de vente. Les consommations sont, par endroits, fortement visibles dans l'espace public. Elles concernent des publics diversifiés, dont des jeunes très vulnérables et des personnes exilées (maghrébines, géorgiennes). La cocaïne est le principal produit consommé, majoritairement sous forme fumée. Les opiacés et les médicaments (TAO, prégabaline, morphine) sont d'usage constant, et la kétamine poursuit son essor. Ces consommations s'accompagnent de complications sanitaires (infectieuses, respiratoires, psychiatriques, urinaires) et sociales (endettement, prostitution, isolement). Les conditions de vie se dégradent dans un contexte de saturation des dispositifs de soins et d'hébergement, de renforcement des mesures répressives et de difficultés d'accès aux services, accentuant les vulnérabilités.
* En contexte festif :
La scène festive régionale reste très hétérogène (free-parties, clubs, squats, festivals). Des formats hybrides se développent, influencés par des contraintes réglementaires et des risques répressifs croissants. Les publics évoluent, et des tensions peuvent naître de la coprésence de groupes aux affinités culturelles et politiques diverses. Les usages restent dominés par l'alcool, la cocaïne, la MDMA, le cannabis et la kétamine dans l'ensemble des scènes. Dans une moindre mesure, les cathinones sont fréquentes également. Les psychédéliques sont principalement présents en espaces alternatifs, de manière constante.
* Les consommations en contexte sexuel concernent des publics variés et des cadres différents (sexparties, libertinage, au sein du couple...). Les principaux produits consommés sont le cannabis, les cathinones et la cocaïne, plus marginalement le GBL et la kétamine. Les pratiques de chemsex restent, quant à elles, centrées autour des cathinones et du GBL, et fréquemment de la kétamine. Les complications sanitaires et sociales persistent, mais les pratiques de réduction des risques et des dommages et l'offre de prise en charge spécialisée continuent à se développer.
* Les consommations de kétamine en dehors des cadres festifs et de protoxyde d'azote par des publics très diversifiés sont associées à des complications sanitaires spécifiques, décrites en fin de rapport. [Résumé d'auteur]
Les modalités de circulation des produits en région restent stables. Plusieurs agglomérations (Lyon, Saint-Étienne, Grenoble, Oyonnax, Clermont-Ferrand) structurent les circuits de redistribution régionaux. Les réseaux demeurent fortement segmentés et cloisonnés, avec un recours accru à de jeunes convoyeurs recrutés via les réseaux sociaux et à des outils technologiques sécurisés. L'offre locale se caractérise par une diversification continue des substances proposées et une optimisation des dispositifs de livraison, désormais étendus jusqu'aux zones rurales. Les modalités de paiement et de transaction se diversifient (cryptomonnaies, meet up, lockers, etc.), et les stratégies marketing se perfectionnent (supports publicitaires de qualité professionnelle, promotions, fidélisation…). Les points de vente fixes persistent malgré l'essor de la livraison, mais sont moins visibles du fait de l'activité accrue des forces de l'ordre. Les profils impliqués, toujours de plus en plus jeunes, restent marqués par la précarité et une forte mobilité régionale. Les tensions liées à la reprise de points de vente contribuent à une intensification des violences.
La disponibilité de la cocaïne s'accroît (livraisons et ventes fractionnées se développent partout en région) et son prix ne cesse de baisser, malgré un produit toujours plus pur. L'héroïne reste disponible, dans des qualités et des prix variables. La MDMA circule largement et principalement sous forme de comprimés d'ecstasy. La kétamine se diffuse toujours plus, avec un prix largement en baisse. L'offre de cannabis reste caractérisée par la diversification des herbes et des résines proposées, et par l'émergence de produits au THC (sirops, e-liquides, edibles). Des cas d'adultération par cannabinoïdes de synthèse associés à des effets indésirables importants sont signalés dans le cannabis et le CBD, mais aussi dans des e-liquides.
* En contexte de marginalité urbaine :
Les espaces de vie et de consommation des usagers en grande précarité se transforment sous l'effet de la pression policière et des recompositions des marchés. Originellement situés dans les centres-villes, ces espaces sont relégués en périphérie et à proximité des points de vente. Les consommations sont, par endroits, fortement visibles dans l'espace public. Elles concernent des publics diversifiés, dont des jeunes très vulnérables et des personnes exilées (maghrébines, géorgiennes). La cocaïne est le principal produit consommé, majoritairement sous forme fumée. Les opiacés et les médicaments (TAO, prégabaline, morphine) sont d'usage constant, et la kétamine poursuit son essor. Ces consommations s'accompagnent de complications sanitaires (infectieuses, respiratoires, psychiatriques, urinaires) et sociales (endettement, prostitution, isolement). Les conditions de vie se dégradent dans un contexte de saturation des dispositifs de soins et d'hébergement, de renforcement des mesures répressives et de difficultés d'accès aux services, accentuant les vulnérabilités.
* En contexte festif :
La scène festive régionale reste très hétérogène (free-parties, clubs, squats, festivals). Des formats hybrides se développent, influencés par des contraintes réglementaires et des risques répressifs croissants. Les publics évoluent, et des tensions peuvent naître de la coprésence de groupes aux affinités culturelles et politiques diverses. Les usages restent dominés par l'alcool, la cocaïne, la MDMA, le cannabis et la kétamine dans l'ensemble des scènes. Dans une moindre mesure, les cathinones sont fréquentes également. Les psychédéliques sont principalement présents en espaces alternatifs, de manière constante.
* Les consommations en contexte sexuel concernent des publics variés et des cadres différents (sexparties, libertinage, au sein du couple...). Les principaux produits consommés sont le cannabis, les cathinones et la cocaïne, plus marginalement le GBL et la kétamine. Les pratiques de chemsex restent, quant à elles, centrées autour des cathinones et du GBL, et fréquemment de la kétamine. Les complications sanitaires et sociales persistent, mais les pratiques de réduction des risques et des dommages et l'offre de prise en charge spécialisée continuent à se développer.
* Les consommations de kétamine en dehors des cadres festifs et de protoxyde d'azote par des publics très diversifiés sont associées à des complications sanitaires spécifiques, décrites en fin de rapport. [Résumé d'auteur]
Affiliation :
Oppelia-RuptureS, Lyon, France
Historique