Article de Périodique
Making up people involved in drug markets: Punishment and protection in the policing of UK county lines (2026)
Auteur(s) :
KAMMERSGAARD, T. ;
BROWN, K. ;
DEVANY, C. ;
BAINBRIDGE, L. ;
COOMBER, R. ;
LLOYD, C.
Année
2026
Page(s) :
art. azag061
Langue(s) :
Anglais
Domaine :
Drogues illicites
Discipline :
MAR (Marchés / Markets)
Thésaurus géographique
ROYAUME-UNI
Thésaurus mots-clés
MARCHE DE LA DROGUE
;
POLICE
;
FACTEUR DE VULNERABILITE
;
CRIMINALITE
;
ORGANISATION CRIMINELLE
;
SANCTION PENALE
;
PROTECTION JUDICIAIRE
;
ENQUETE
;
TRAFIC
;
REPRESSION
;
VICTIME
Résumé :
ENGLISH:
Vulnerable people who would previously have been perceived as 'drug dealers' can now, under certain circumstances, be seen as 'victims of exploitation'; coerced or groomed into supplying drugs. Drawing on police perspectives from a large national study of 'county lines' policing in the United Kingdom (UK), this article foregrounds how competing and contradictory logics of punishment and protection are associated with policing vulnerable people involved in drug markets (PIDM) across age ranges. We illustrate how different ways of 'making up' (Hacking 1986) PIDM have varied effects, pulling towards protection for some and punishment for others, and how vulnerable PIDM are often dealt with both as victims and as offenders concurrently. We argue that the language of exploitation currently used to make sense of and respond to involvement in county lines may be ill-suited to address this issue in a systemic way and may serve to reinforce punitive logics. Consequently, there is a need to more fundamentally rethink responses in order to centre attention on the structural determinants that enable exploitative dynamics. [Author's abstract]
FRANÇAIS :
L'article analyse la manière dont la police britannique traite les personnes vulnérables impliquées dans les réseaux de distribution de drogues dits « county lines », caractérisés notamment par le recrutement de personnes vulnérables pour transporter ou vendre des drogues. Ces personnes peuvent désormais être considérées comme victimes d'exploitation plutôt que comme simples trafiquants, mais cette évolution crée une tension permanente entre protection et répression.
L'étude repose sur une vaste enquête nationale auprès des forces de police britanniques. Elle montre que la distinction entre victime et auteur d'infraction demeure instable. L'âge joue un rôle déterminant : les jeunes adolescents sont plus facilement reconnus comme victimes, tandis que les adolescents plus âgés et les adultes restent davantage exposés à la criminalisation. L'apparence physique, le genre, la racialisation, le comportement, le degré d'implication dans le trafic ou le fait de recruter d'autres personnes influencent également cette catégorisation. Les personnes dont la vulnérabilité est reconnue peuvent en outre continuer à être traitées comme des délinquants, notamment dans le cadre de dispositifs de diversion.
Les auteurs estiment ainsi que la catégorie de « victime d'exploitation » constitue une avancée ambivalente : elle permet de réduire la réponse punitive pour certains, mais peut renforcer la répression de ceux qui sont désignés comme « exploiteurs ». Ils contestent plus largement l'opposition binaire entre victimes et trafiquants, qui tend à individualiser l'exploitation et à occulter ses déterminants structurels. Ils préconisent des réponses davantage centrées sur les conditions sociales, économiques et politiques favorisant la vulnérabilité, le recrutement et l'exploitation dans les marchés de drogues. [Synthèse générée avec IA]
Vulnerable people who would previously have been perceived as 'drug dealers' can now, under certain circumstances, be seen as 'victims of exploitation'; coerced or groomed into supplying drugs. Drawing on police perspectives from a large national study of 'county lines' policing in the United Kingdom (UK), this article foregrounds how competing and contradictory logics of punishment and protection are associated with policing vulnerable people involved in drug markets (PIDM) across age ranges. We illustrate how different ways of 'making up' (Hacking 1986) PIDM have varied effects, pulling towards protection for some and punishment for others, and how vulnerable PIDM are often dealt with both as victims and as offenders concurrently. We argue that the language of exploitation currently used to make sense of and respond to involvement in county lines may be ill-suited to address this issue in a systemic way and may serve to reinforce punitive logics. Consequently, there is a need to more fundamentally rethink responses in order to centre attention on the structural determinants that enable exploitative dynamics. [Author's abstract]
FRANÇAIS :
L'article analyse la manière dont la police britannique traite les personnes vulnérables impliquées dans les réseaux de distribution de drogues dits « county lines », caractérisés notamment par le recrutement de personnes vulnérables pour transporter ou vendre des drogues. Ces personnes peuvent désormais être considérées comme victimes d'exploitation plutôt que comme simples trafiquants, mais cette évolution crée une tension permanente entre protection et répression.
L'étude repose sur une vaste enquête nationale auprès des forces de police britanniques. Elle montre que la distinction entre victime et auteur d'infraction demeure instable. L'âge joue un rôle déterminant : les jeunes adolescents sont plus facilement reconnus comme victimes, tandis que les adolescents plus âgés et les adultes restent davantage exposés à la criminalisation. L'apparence physique, le genre, la racialisation, le comportement, le degré d'implication dans le trafic ou le fait de recruter d'autres personnes influencent également cette catégorisation. Les personnes dont la vulnérabilité est reconnue peuvent en outre continuer à être traitées comme des délinquants, notamment dans le cadre de dispositifs de diversion.
Les auteurs estiment ainsi que la catégorie de « victime d'exploitation » constitue une avancée ambivalente : elle permet de réduire la réponse punitive pour certains, mais peut renforcer la répression de ceux qui sont désignés comme « exploiteurs ». Ils contestent plus largement l'opposition binaire entre victimes et trafiquants, qui tend à individualiser l'exploitation et à occulter ses déterminants structurels. Ils préconisent des réponses davantage centrées sur les conditions sociales, économiques et politiques favorisant la vulnérabilité, le recrutement et l'exploitation dans les marchés de drogues. [Synthèse générée avec IA]
Affiliation :
Centre for Criminal Justice Studies, School of Law, University of Leeds, Leeds, UK
Historique