Article de Périodique
Attitudes des professionnels de première ligne de la région PACA face à la Réduction des Risques et des Dommages : connaissances, perceptions et besoins (2025)
(Attitudes of frontline professionals in the PACA region toward harm reduction: knowledge, perceptions, and needs)
Auteur(s) :
BERTRAND, B.
Année
2025
Page(s) :
7-21
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
46
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Thésaurus géographique
FRANCE
;
PROVENCE-ALPES-COTE D'AZUR
Thésaurus mots-clés
REDUCTION DES RISQUES ET DES DOMMAGES
;
ADDICTOLOGIE
;
ATTITUDE
;
PERSONNEL PARAMEDICAL
;
PRATIQUE PROFESSIONNELLE
;
SOINS DE PREMIER RECOURS
;
PERCEPTION
;
NIVEAU DE CONNAISSANCES
;
ENQUETE
;
DEPARTEMENT
;
TRAITEMENT DE MAINTENANCE
;
FORMATION
;
MATERIEL LIE A L'USAGE
Résumé :
FRANÇAIS :
Contexte : La Réduction des Risques et des Dommages (RDRD) est un axe majeur des politiques publiques en addictologie. Son appropriation par les professionnels de première ligne demeure hétérogène, limitant la coordination des parcours de santé.
Méthodes : Une enquête par questionnaire a été menée auprès de 810 professionnels non spécialisés (sanitaire, social et médico-social) en région PACA, afin d'évaluer leurs connaissances, perceptions et besoins en formation sur la RDRD.
Résultats : Moins de la moitié (49 %) des répondants identifient correctement ou partiellement le sigle RDRD, avec des disparités départementales (35,7 % à 55,1 %). L'objectif de la RDRD est compris par 51,6 %, tandis que 44,9 % déclarent ignorer le sujet. L'acceptation des outils de RDRD est faible : 34,8 % pour le kit d'injection, 29,6 % pour le « roule ta paille », 22,2 % pour la « pipe à crack ». Un tiers reconnaît les traitements de substitution aux opioïdes ou la vape comme outils de RDRD, et la connaissance de la naloxone reste limitée (22,8 %). Les besoins de formation sont massivement exprimés, avec une forte demande d'approfondissement (64,9 %).
Discussion : L'insuffisance de formation, l'absence de culture commune et la méconnaissance des dispositifs freinent la coordination des parcours et nuisent à la qualité de la prise en charge.
Conclusion : Renforcer la culture de la RDRD par une stratégie de formation adaptée, territorialisée et coordonnée, apparaît indispensable pour améliorer la coordination et la qualité des parcours en addictologie. [Résumé d'auteur]
ENGLISH:
Context: Harm Reduction (HR) is a major focus of public policies in addiction. Its adoption by frontline professionals remains heterogeneous, limiting the coordination of healthcare pathways.
Methods: A questionnaire survey was carried out among 810 non-specialist professionals (health, social and medicosocial) in Region PACA, in order to assess their knowledge, perceptions and training needs on.
Results: Less than half (49%) of respondents correctly or partially identify the acronym HR, with departmental disparities (from 35.7% to 55.1%). The objective of Harm Reduction is understood by 51.6%, while 44.9% report ignorance of the subject. Acceptance of Harm Reduction tools is low: 34.8% for the injection kit, 29.6% for the "roule ta paille", 22.2% for the "crack pipe". A third recognize opioid substitution treatments or vaping as Harm Reduction tools, and knowledge of naloxone remains limited (22.8%). Training needs are massively expressed, with a strong demand for further training (64.9%).
Discussion: The lack of training, the absence of a common culture and the lack of knowledge of the systems hinder the coordination of pathways and harm the quality of care.
Conclusion: Strengthening the culture of HR through an adapted, territorialized and coordinated training strategy appears essential to improve the coordination and quality of care pathway in addiction. [Author's abstract]
Contexte : La Réduction des Risques et des Dommages (RDRD) est un axe majeur des politiques publiques en addictologie. Son appropriation par les professionnels de première ligne demeure hétérogène, limitant la coordination des parcours de santé.
Méthodes : Une enquête par questionnaire a été menée auprès de 810 professionnels non spécialisés (sanitaire, social et médico-social) en région PACA, afin d'évaluer leurs connaissances, perceptions et besoins en formation sur la RDRD.
Résultats : Moins de la moitié (49 %) des répondants identifient correctement ou partiellement le sigle RDRD, avec des disparités départementales (35,7 % à 55,1 %). L'objectif de la RDRD est compris par 51,6 %, tandis que 44,9 % déclarent ignorer le sujet. L'acceptation des outils de RDRD est faible : 34,8 % pour le kit d'injection, 29,6 % pour le « roule ta paille », 22,2 % pour la « pipe à crack ». Un tiers reconnaît les traitements de substitution aux opioïdes ou la vape comme outils de RDRD, et la connaissance de la naloxone reste limitée (22,8 %). Les besoins de formation sont massivement exprimés, avec une forte demande d'approfondissement (64,9 %).
Discussion : L'insuffisance de formation, l'absence de culture commune et la méconnaissance des dispositifs freinent la coordination des parcours et nuisent à la qualité de la prise en charge.
Conclusion : Renforcer la culture de la RDRD par une stratégie de formation adaptée, territorialisée et coordonnée, apparaît indispensable pour améliorer la coordination et la qualité des parcours en addictologie. [Résumé d'auteur]
ENGLISH:
Context: Harm Reduction (HR) is a major focus of public policies in addiction. Its adoption by frontline professionals remains heterogeneous, limiting the coordination of healthcare pathways.
Methods: A questionnaire survey was carried out among 810 non-specialist professionals (health, social and medicosocial) in Region PACA, in order to assess their knowledge, perceptions and training needs on.
Results: Less than half (49%) of respondents correctly or partially identify the acronym HR, with departmental disparities (from 35.7% to 55.1%). The objective of Harm Reduction is understood by 51.6%, while 44.9% report ignorance of the subject. Acceptance of Harm Reduction tools is low: 34.8% for the injection kit, 29.6% for the "roule ta paille", 22.2% for the "crack pipe". A third recognize opioid substitution treatments or vaping as Harm Reduction tools, and knowledge of naloxone remains limited (22.8%). Training needs are massively expressed, with a strong demand for further training (64.9%).
Discussion: The lack of training, the absence of a common culture and the lack of knowledge of the systems hinder the coordination of pathways and harm the quality of care.
Conclusion: Strengthening the culture of HR through an adapted, territorialized and coordinated training strategy appears essential to improve the coordination and quality of care pathway in addiction. [Author's abstract]
Affiliation :
ARCA-Sud, délégation de Vaucluse, Avignon, France
Historique