Article de Périodique
Troubles liés à l'usage de cannabis à l'adolescence (2024)
Année
2024
Page(s) :
37-216-G-40 ; 15 p.
Sous-type de document :
Revue de la littérature / Literature review
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
113
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Discipline :
PSY (Psychopathologie / Psychopathology)
Thésaurus mots-clés
ADOLESCENT
;
CANNABIS
;
MECANISME D'ACTION
;
NEUROBIOLOGIE
;
FACTEUR DE RISQUE
;
COGNITION
;
COMPORTEMENT
;
MOTIVATION
;
TROUBLES EMOTIONNELS
;
ABUS
;
COMORBIDITE
;
PSYCHOPATHOLOGIE
;
CERVEAU
;
USAGE PROBLEMATIQUE
;
FACTEUR DE PROTECTION
;
PRISE EN CHARGE
;
THERAPIE COGNITIVO-COMPORTEMENTALE
;
THERAPIE FAMILIALE
Résumé :
Après avoir considérablement augmenté des années 1990 au début des années 2000, la courbe de consommation de cannabis chez les adolescents semble actuellement se fléchir. Elle reste cependant à un niveau élevé. En France, où le taux de consommation chez les jeunes est le plus important d'Europe, le cannabis demeure un problème majeur de santé publique, d'autant que les concentrations en tétrahydrocannabitol des produits vendus ont augmenté. Par ailleurs, de nouveaux produits à base de cannabinoïde de synthèse, tel l'hexahydrocannabitol, apparaissent sur le marché. Les formes de cannabis utilisées, principalement herbe ou résine, sont de plus en plus variées et de plus en plus riches en principe psychoactif, le tétrahydrocannabinol. De récentes découvertes ont permis de mieux connaître le système cannabinoïde chez l'homme, un système complexe mettant en jeu des récepteurs spécifiques avec leurs ligands correspondants : les endocannabinoïdes. La connaissance des motivations, des mécanismes et des effets de la consommation du cannabis s'est rapidement améliorée au cours des deux dernières décennies. On sait, par exemple, que ce produit est utilisé par les adolescents dans un but non seulement « récréatif » mais aussi « autothérapeutique » ou, plus exactement, dans une tentative de gestion des émotions. En effet, même si le cannabis atténue la symptomatologie dans un premier temps, il aggrave la plupart des pathologies psychiatriques et fait décompenser les adolescents fragiles. De plus, en raison de ses effets sur les fonctions cognitives, le cannabis altère le développement de l'adolescent, occasionnant une perte de chance pour son avenir. Dans le parcours de l'adolescent, l'apparition et la pérennisation d'un usage abusif ou d'une dépendance au cannabis sont la résultante de facteurs de risque individuels, familiaux et environnementaux insuffisamment contrebalancés par des facteurs de protection. Face à cette consommation, différentes thérapies existent, qu'elles soient individuelles ou familiales. Toutes ont pour objectif d'amoindrir les facteurs de risque (influences négatives des pairs, pratiques parentales, prise de conscience de l'adolescent) et de mettre en avant les facteurs de protection (compétences psychosociales de l'adolescent, implication des parents, mobilisation du milieu extrafamilial). [Résumé d'auteur]
Affiliation :
Consultation jeunes consommateurs, Centre Pierre-Nicole, Croix-Rouge française, Paris, France
Unité d'addictologie, Clinique Dupré, Fondation santé des étudiants de France, Sceaux cedex, France
Maison des adolescents, U1178, Paris, France
Unité d'addictologie, Clinique Dupré, Fondation santé des étudiants de France, Sceaux cedex, France
Maison des adolescents, U1178, Paris, France
Historique