Rapport
Substances psychoactives, usagers et marchés. Tendances récentes à Lille et dans les Hauts-de-France en 2024
Titre de série :
TREND
Auteur(s) :
DUTILLEUL, B. ;
HERVÉ, Caroline
Année
2025
Page(s) :
52 p.
Langue(s) :
Français
Éditeur(s) :
Paris : OFDT
;
Lille : CedrAgir
Domaine :
Autres substances / Other substances ; Drogues illicites / Illicit drugs
Discipline :
MAR (Marchés / Markets)
Thésaurus géographique
FRANCE
;
HAUTS-DE-FRANCE
Organismes
OFDT
Thésaurus mots-clés
REGION
;
TRAFIC
;
PRODUIT ILLICITE
;
MARCHE DE LA DROGUE
;
ETUDE QUALITATIVE
;
EVOLUTION
;
MILIEU FESTIF
;
MILIEU URBAIN
;
PRIX
;
DROGUES DE SYNTHESE
;
MARGINAL
;
CATHINONES
;
KETAMINE
;
CHEMSEX
Résumé :
Trafic et approvisionnement : en 2024, l'offre de drogues dans les Hauts-de-France reste très dynamique. Les ventes s'appuient sur les réseaux sociaux, applications, SMS et points de deal physiques. Les trafiquants perfectionnent leurs méthodes avec des stratégies marketing incluant « service après-vente », visant à fidéliser aussi bien des usagers précaires que des consommateurs insérés socialement. Les réseaux s'adaptent aux interventions policières et développent la livraison parallèle.
Marginalité urbaine : la consommation de cocaïne basée demeure très visible et touche un public de plus en plus diversifié, y compris inséré. Les scènes de manche se multiplient, notamment en terrasse. La réduction des risques reste un défi pour les structures aux budgets contraints. Le basage à l'ammoniaque prédomine malgré ses risques sanitaires, mais des alternatives (bicarbonate, basage « à froid », rinçage, flacons adaptés) se diffusent grâce à l'innovation conjointe des professionnels et usagers. L'héroïne perd de son importance et est moins injectée, bien qu'encore répandue. À Lille, des lieux de consommation à ciel ouvert persistent malgré la fermeture de la friche Saint-Sauveur, remplacée par d'autres espaces servant aussi au deal.
Milieux festifs : la musique techno poursuit son essor dans la métropole lilloise, avec de nouveaux espaces et publics diversifiés, parfois en tension (LGBTQIA+ vs publics plus masculinistes). Les free parties sont plus souvent déclarées aux autorités. Les consommations restent variées (alcool, cannabis, stimulants, hallucinogènes), avec une forte présence de MDMA et de kétamine. Cette dernière s'étend aussi hors contexte festif (jeunes, trentenaires, quarantenaires, chemsexers, personnes précaires ou fragiles psychiquement).
Chemsex : toujours très pratiqué, il tend à se recentrer sur de plus petits groupes de confiance. Certains usagers recourent à cannabis, benzodiazépines, psilocybine ou héroïne pour gérer les descentes. Les acteurs du soin et de la RdRD s'adaptent pour proposer de nouveaux accompagnements. [Synthèse du résumé générée par ChatGPT]
Marginalité urbaine : la consommation de cocaïne basée demeure très visible et touche un public de plus en plus diversifié, y compris inséré. Les scènes de manche se multiplient, notamment en terrasse. La réduction des risques reste un défi pour les structures aux budgets contraints. Le basage à l'ammoniaque prédomine malgré ses risques sanitaires, mais des alternatives (bicarbonate, basage « à froid », rinçage, flacons adaptés) se diffusent grâce à l'innovation conjointe des professionnels et usagers. L'héroïne perd de son importance et est moins injectée, bien qu'encore répandue. À Lille, des lieux de consommation à ciel ouvert persistent malgré la fermeture de la friche Saint-Sauveur, remplacée par d'autres espaces servant aussi au deal.
Milieux festifs : la musique techno poursuit son essor dans la métropole lilloise, avec de nouveaux espaces et publics diversifiés, parfois en tension (LGBTQIA+ vs publics plus masculinistes). Les free parties sont plus souvent déclarées aux autorités. Les consommations restent variées (alcool, cannabis, stimulants, hallucinogènes), avec une forte présence de MDMA et de kétamine. Cette dernière s'étend aussi hors contexte festif (jeunes, trentenaires, quarantenaires, chemsexers, personnes précaires ou fragiles psychiquement).
Chemsex : toujours très pratiqué, il tend à se recentrer sur de plus petits groupes de confiance. Certains usagers recourent à cannabis, benzodiazépines, psilocybine ou héroïne pour gérer les descentes. Les acteurs du soin et de la RdRD s'adaptent pour proposer de nouveaux accompagnements. [Synthèse du résumé générée par ChatGPT]
Affiliation :
CedrAgir, Lille, France
Historique