Article de Périodique
Recherches et évaluations de programmes de RdRA (2024)
Auteur(s) :
MARTIN-FERNANDEZ, J. ;
PERRIN, S. ;
FILLOL, A.
Année
2024
Page(s) :
30-37
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
16
Domaine :
Alcool / Alcohol
Thésaurus géographique
FRANCE
Thésaurus mots-clés
ALCOOL
;
REDUCTION DES RISQUES ET DES DOMMAGES
;
PROGRAMME
;
ACCES AUX SOINS
;
INTERVENTION
;
EVALUATION
Résumé :
Selon l'OFDT (Observatoire français des drogues et des tendances addictives), en France, en 2022, le nombre de séjours hospitaliers mentionnant l'alcool dans leur intitulé était de 228 000. Actuellement, on dénombre 389 CSAPA (centres de soin, d'accompagnement et de prévention en addictologie) pour une file active d'environ 211 000 usagers, dont 37 % principalement pour un problème d'alcool. Néanmoins, malgré ces chiffres importants, on estime que moins de 25 % des personnes souffrant d'un trouble de l'usage reçoivent effectivement un traitement et ce chiffre est estimé à moins de 10 % pour l'alcool et le tabac.
La faible proportion d'accès au traitement de l'addiction à l'alcool, ainsi qu'un taux élevé d'abandon après une rechute, pourraient s'expliquer par des obstacles tels que la stigmatisation associée à l'addiction, y compris par les professionnels de santé, le désir d'essayer de faire face seul, le manque de connaissance et de prise de conscience sur sa pathologie, la méconnaissance des dispositifs existants, ou encore des obstacles organisationnels (contraintes en termes d'horaires, de coûts...). En outre, de nombreux patients n'ont pas accès au traitement ou abandonnent le traitement en raison de la condition préalable fréquente d'une période de désintoxication en hospitalisation. En effet, l'offre de soins actuelle pourrait ne pas correspondre en totalité aux attentes des personnes concernées, notamment selon leur niveau de sévérité de dépendance et/ou leur volonté actuelle de s'engager vers l'abstinence ou la réduction de l'usage. Enfin, l'accès tardif aux soins est associé à une augmentation de la sévérité de l'addiction et de ses conséquences, susceptible de rendre les futures prises en charges moins efficaces. [Extrait]
La faible proportion d'accès au traitement de l'addiction à l'alcool, ainsi qu'un taux élevé d'abandon après une rechute, pourraient s'expliquer par des obstacles tels que la stigmatisation associée à l'addiction, y compris par les professionnels de santé, le désir d'essayer de faire face seul, le manque de connaissance et de prise de conscience sur sa pathologie, la méconnaissance des dispositifs existants, ou encore des obstacles organisationnels (contraintes en termes d'horaires, de coûts...). En outre, de nombreux patients n'ont pas accès au traitement ou abandonnent le traitement en raison de la condition préalable fréquente d'une période de désintoxication en hospitalisation. En effet, l'offre de soins actuelle pourrait ne pas correspondre en totalité aux attentes des personnes concernées, notamment selon leur niveau de sévérité de dépendance et/ou leur volonté actuelle de s'engager vers l'abstinence ou la réduction de l'usage. Enfin, l'accès tardif aux soins est associé à une augmentation de la sévérité de l'addiction et de ses conséquences, susceptible de rendre les futures prises en charges moins efficaces. [Extrait]
Affiliation :
Équipe PHARes, INSERM, BPH, U1219 ; Savoir+Risquer- ; Centre Émile Durkheim, Bordeaux Health Center ; Université de Bordeaux, France
Historique