Article de Périodique
Psychosocial and medication interventions to stop or reduce alcohol consumption during pregnancy [Review] (2024)
(Interventions psychosociales et médicamenteuses pour arrêter ou réduire la consommation d'alcool pendant la grossesse)
Auteur(s) :
MINOZZI, S. ;
AMBROSI, L. ;
SAULLE, R. ;
UHM, S. S. ;
TERPLAN, M. ;
SINCLAIR, J. M. ;
AGABIO, R.
Année
2024
Page(s) :
art. CD015042
Sous-type de document :
Revue de la littérature / Literature review
Langue(s) :
Anglais
Domaine :
Alcool / Alcohol
Thésaurus mots-clés
ALCOOL
;
GROSSESSE
;
INTERVENTION
;
PHARMACOTHERAPIE
;
PSYCHOTHERAPIE
;
ABSTINENCE
;
REDUCTION DE CONSOMMATION
;
SEXE FEMININ
;
COMPARAISON
;
EFFICACITE
;
INTERVENTION PSYCHOSOCIALE
;
INTERVENTION BREVE
;
TRAITEMENT
Résumé :
Contexte : Malgré les risques connus, la consommation d'alcool est courante pendant la grossesse. Les taux varient d'un pays à l'autre et sont estimés à 10 % au niveau mondial, et jusqu'à 25 % en Europe.
Objectifs : Évaluer l'efficacité des interventions psychosociales et des médicaments pour réduire ou arrêter la consommation d'alcool pendant la grossesse. [...]
Critères de sélection : Nous avons inclus des essais contrôlés randomisés qui comparaient des médicaments ou des interventions psychosociales, ou les deux, à un placebo, à l'absence d'intervention, aux soins usuels ou à d'autres médicaments ou interventions psychosociales utilisés pour réduire ou arrêter la consommation d'alcool pendant la grossesse. Nos critères de jugement principaux d'intérêt étaient l'abstinence d'alcool, la réduction de la consommation d'alcool, le maintien dans le traitement et les femmes présentant un quelconque événement indésirable.
Recueil et analyse des données : Nous avons utilisé les procédures méthodologiques standards de Cochrane.
Résultats principaux : Nous avons inclus huit études (1369 participants) dans lesquelles des femmes enceintes ont bénéficié d'une intervention visant à arrêter ou à réduire leur consommation d'alcool pendant la grossesse. Dans une étude, près de la moitié des participants avaient un diagnostic actuel de trouble de l'usage d'alcool (TUA) ; dans une autre étude, 40 % des participants avaient un diagnostic de TUA au cours de leur vie. Six études ont été menées aux États-Unis, une en Espagne et une aux Pays-Bas.
Toutes les études incluses ont évalué l'efficacité des interventions psychosociales ; nous n'avons trouvé aucune étude qui ait évalué l'efficacité des médicaments pour le traitement du TUA pendant la grossesse. Les interventions psychosociales étaient principalement des interventions brèves allant d'une séance unique de 10 à 60 minutes à cinq séances de 10 minutes chacune. Les femmes enceintes ont bénéficié de l'intervention psychosociale vers la fin du premier trimestre de grossesse, et le critère de jugement de la consommation d'alcool a été réévalué 8 à 24 semaines après l'intervention psychosociale. Les femmes du groupe témoin ont reçu le traitement habituel ou des traitements similaires tels qu'une évaluation complète de la consommation d'alcool et des conseils pour arrêter de boire pendant la grossesse.
Globalement, nous avons constaté que, par rapport au traitement habituel, les interventions psychosociales pourraient augmenter le taux de participants continuellement abstinents (risque relatif (RR) 1,34, intervalle de confiance (IC) à 95 % 1,14 à 1,57 ; I² = 0% ; 3 études ; 378 femmes ; données probantes d'un niveau de confiance faible). Les interventions psychosociales pourraient avoir peu ou pas d'effet sur le nombre de verres par jour, mais les données probantes sont très incertaines (différence de moyennes de -0,42, IC à 95 % de -1,13 à 0,28 ; I² = 86 % ; 2 études ; 157 femmes ; données probantes d'un niveau de confiance très faible). Les interventions psychosociales ont probablement peu ou pas d'effet sur le nombre de femmes qui ont terminé le traitement (RR 0,98, IC à 95 % 0,94 à 1,02 ; I² = 0 % ; 7 études ; 1283 femmes ; données probantes d'un niveau de confiance modéré). Aucune des études incluses n'a évalué les événements indésirables des traitements.
Nous avons abaissé le niveau de confiance des données probantes en raison du risque de biais et de l'imprécision des estimations.
Conclusions des auteurs : De brèves interventions psychosociales pourraient augmenter le taux d'abstinence continue chez les femmes enceintes qui déclarent avoir consommé de l'alcool pendant la grossesse. D'autres études devraient être menées pour étudier l'efficacité et la tolérance des interventions psychosociales et d'autres traitements (par exemple les médicaments) pour les femmes avec un trouble de l'usage d'alcool (TUA). Ces études devraient fournir des informations détaillées sur la consommation d'alcool avant et pendant la grossesse en utilisant des mesures cohérentes telles que le nombre de verres par jour de consommation. Lorsque des populations hétérogènes sont recrutées, des informations plus détaillées sur la consommation d'alcool pendant la grossesse devraient être fournies pour permettre la réalisation de futures revues systématiques. D'autres informations importantes qui renforceraient l'utilité de ces études seraient la présence d'autres pathologies comorbides telles que l'anxiété, les troubles de l'humeur et la consommation d'autres substances psychoactives. [Extraits du résumé en français]
Objectifs : Évaluer l'efficacité des interventions psychosociales et des médicaments pour réduire ou arrêter la consommation d'alcool pendant la grossesse. [...]
Critères de sélection : Nous avons inclus des essais contrôlés randomisés qui comparaient des médicaments ou des interventions psychosociales, ou les deux, à un placebo, à l'absence d'intervention, aux soins usuels ou à d'autres médicaments ou interventions psychosociales utilisés pour réduire ou arrêter la consommation d'alcool pendant la grossesse. Nos critères de jugement principaux d'intérêt étaient l'abstinence d'alcool, la réduction de la consommation d'alcool, le maintien dans le traitement et les femmes présentant un quelconque événement indésirable.
Recueil et analyse des données : Nous avons utilisé les procédures méthodologiques standards de Cochrane.
Résultats principaux : Nous avons inclus huit études (1369 participants) dans lesquelles des femmes enceintes ont bénéficié d'une intervention visant à arrêter ou à réduire leur consommation d'alcool pendant la grossesse. Dans une étude, près de la moitié des participants avaient un diagnostic actuel de trouble de l'usage d'alcool (TUA) ; dans une autre étude, 40 % des participants avaient un diagnostic de TUA au cours de leur vie. Six études ont été menées aux États-Unis, une en Espagne et une aux Pays-Bas.
Toutes les études incluses ont évalué l'efficacité des interventions psychosociales ; nous n'avons trouvé aucune étude qui ait évalué l'efficacité des médicaments pour le traitement du TUA pendant la grossesse. Les interventions psychosociales étaient principalement des interventions brèves allant d'une séance unique de 10 à 60 minutes à cinq séances de 10 minutes chacune. Les femmes enceintes ont bénéficié de l'intervention psychosociale vers la fin du premier trimestre de grossesse, et le critère de jugement de la consommation d'alcool a été réévalué 8 à 24 semaines après l'intervention psychosociale. Les femmes du groupe témoin ont reçu le traitement habituel ou des traitements similaires tels qu'une évaluation complète de la consommation d'alcool et des conseils pour arrêter de boire pendant la grossesse.
Globalement, nous avons constaté que, par rapport au traitement habituel, les interventions psychosociales pourraient augmenter le taux de participants continuellement abstinents (risque relatif (RR) 1,34, intervalle de confiance (IC) à 95 % 1,14 à 1,57 ; I² = 0% ; 3 études ; 378 femmes ; données probantes d'un niveau de confiance faible). Les interventions psychosociales pourraient avoir peu ou pas d'effet sur le nombre de verres par jour, mais les données probantes sont très incertaines (différence de moyennes de -0,42, IC à 95 % de -1,13 à 0,28 ; I² = 86 % ; 2 études ; 157 femmes ; données probantes d'un niveau de confiance très faible). Les interventions psychosociales ont probablement peu ou pas d'effet sur le nombre de femmes qui ont terminé le traitement (RR 0,98, IC à 95 % 0,94 à 1,02 ; I² = 0 % ; 7 études ; 1283 femmes ; données probantes d'un niveau de confiance modéré). Aucune des études incluses n'a évalué les événements indésirables des traitements.
Nous avons abaissé le niveau de confiance des données probantes en raison du risque de biais et de l'imprécision des estimations.
Conclusions des auteurs : De brèves interventions psychosociales pourraient augmenter le taux d'abstinence continue chez les femmes enceintes qui déclarent avoir consommé de l'alcool pendant la grossesse. D'autres études devraient être menées pour étudier l'efficacité et la tolérance des interventions psychosociales et d'autres traitements (par exemple les médicaments) pour les femmes avec un trouble de l'usage d'alcool (TUA). Ces études devraient fournir des informations détaillées sur la consommation d'alcool avant et pendant la grossesse en utilisant des mesures cohérentes telles que le nombre de verres par jour de consommation. Lorsque des populations hétérogènes sont recrutées, des informations plus détaillées sur la consommation d'alcool pendant la grossesse devraient être fournies pour permettre la réalisation de futures revues systématiques. D'autres informations importantes qui renforceraient l'utilité de ces études seraient la présence d'autres pathologies comorbides telles que l'anxiété, les troubles de l'humeur et la consommation d'autres substances psychoactives. [Extraits du résumé en français]
Affiliation :
Department of Epidemiology, Lazio Regional Health Service, Rome, Italy.
Department of Clinical, Surgical, Diagnostic and Pediatric Sciences, University of Pavia, Pavia, Italy.
School of Medicine, University of Southampton, Southampton, UK.
Friends Research Institute, Baltimore, USA.
Family and Community Medicine, University of California, San Francisco, San Francisco, USA.
Department of Biomedical Sciences, Section of Neuroscience and Clinical Pharmacology, University of Cagliari, Cagliari, Italy.
Department of Clinical, Surgical, Diagnostic and Pediatric Sciences, University of Pavia, Pavia, Italy.
School of Medicine, University of Southampton, Southampton, UK.
Friends Research Institute, Baltimore, USA.
Family and Community Medicine, University of California, San Francisco, San Francisco, USA.
Department of Biomedical Sciences, Section of Neuroscience and Clinical Pharmacology, University of Cagliari, Cagliari, Italy.
Autre(s) lien(s) :
Résumés en français
Historique