Article de Périodique
Complications infectieuses de la pratique du Chemsex (2022)
Auteur(s) :
ZEGGAGH, J. ;
SIGUIER, M.
Année
2022
Page(s) :
166-171
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
52
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Discipline :
MAL (Maladies infectieuses / Infectious diseases)
Thésaurus géographique
FRANCE
Thésaurus mots-clés
CHEMSEX
;
FACTEUR DE RISQUE
;
INFECTION
;
IST
;
INJECTION
;
HSH
;
ACTIVITE SEXUELLE
;
HEPATITE
;
VIH
;
PREVENTION
Autres mots-clés
Résumé :
FRANÇAIS :
L'émergence du chemsex au sein de la population HSH constitue un problème de santé publique majeure aussi bien en termes de prise en charge psychiatrique, qu'addictologique, mais aussi infectieuse. La pratique du chemsex est en effet associée dans plusieurs études à la survenue de toutes les infections sexuellement transmissibles dont la variole du singe. En outre, l'infection par le VIH semble être à la fois un facteur de risque, mais aussi une conséquence du chemsex. Le slamsex est associé à un risque accru d'hépatite C. Ainsi, toutes les personnes pratiquant le chemsex doivent être informées des effets de la prise de produits psychoactifs sur leur santé sexuelle et être accompagnées dans une stratégie de réduction des risques.
Points forts :
- La consommation de chemsex au sein de la population HSH est en explosion depuis près d'une dizaine d'année en France comme à l'étranger, et la pandémie de COVID-19 n'a fait qu'amplifier ce phénomène.
- Plusieurs études ont montré que la consommation de chemsex était associée à un surrisque de toutes les infections sexuellement transmissibles, qu'elles soient bactériennes ou virales.
- La prise de drogue intraveineuse au cours de chemsex, appelée « slam », est associée à un risque accru d'hépatite C, aussi une stratégie de réduction des risques comme la lutte contre le partage du matériel d'injection doit être systématiquement proposée.
- Le chemsex est fortement associé à une infection par le monkeypox puisque les personnes atteintes sont entre 20 et 42 % à y avoir eu recours dans les mois précédant l'apparition des lésions.
- Tous les HSH doivent être informés des effets de la prise de produits psychoactifs sur leur santé sexuelle, et être accompagnés dans une stratégie de réduction des risques.
ENGLISH:
The emergence of chemsex within the MSM population constitutes a major public health problem in terms of psychiatric, addiction and also infectious care. The practice of chemsex is associated in several studies with the occurrence of all sexually transmitted infections including monkeypox. HIV infection seems to be both a risk factor and a consequence of chemsex. Slamsex is associated with an increased risk of hepatitis C. Thus, all people practicing chemsex must be informed of the effects of taking psychoactive products on their sexual health, and be supported in a risk reduction strategy.
L'émergence du chemsex au sein de la population HSH constitue un problème de santé publique majeure aussi bien en termes de prise en charge psychiatrique, qu'addictologique, mais aussi infectieuse. La pratique du chemsex est en effet associée dans plusieurs études à la survenue de toutes les infections sexuellement transmissibles dont la variole du singe. En outre, l'infection par le VIH semble être à la fois un facteur de risque, mais aussi une conséquence du chemsex. Le slamsex est associé à un risque accru d'hépatite C. Ainsi, toutes les personnes pratiquant le chemsex doivent être informées des effets de la prise de produits psychoactifs sur leur santé sexuelle et être accompagnées dans une stratégie de réduction des risques.
Points forts :
- La consommation de chemsex au sein de la population HSH est en explosion depuis près d'une dizaine d'année en France comme à l'étranger, et la pandémie de COVID-19 n'a fait qu'amplifier ce phénomène.
- Plusieurs études ont montré que la consommation de chemsex était associée à un surrisque de toutes les infections sexuellement transmissibles, qu'elles soient bactériennes ou virales.
- La prise de drogue intraveineuse au cours de chemsex, appelée « slam », est associée à un risque accru d'hépatite C, aussi une stratégie de réduction des risques comme la lutte contre le partage du matériel d'injection doit être systématiquement proposée.
- Le chemsex est fortement associé à une infection par le monkeypox puisque les personnes atteintes sont entre 20 et 42 % à y avoir eu recours dans les mois précédant l'apparition des lésions.
- Tous les HSH doivent être informés des effets de la prise de produits psychoactifs sur leur santé sexuelle, et être accompagnés dans une stratégie de réduction des risques.
ENGLISH:
The emergence of chemsex within the MSM population constitutes a major public health problem in terms of psychiatric, addiction and also infectious care. The practice of chemsex is associated in several studies with the occurrence of all sexually transmitted infections including monkeypox. HIV infection seems to be both a risk factor and a consequence of chemsex. Slamsex is associated with an increased risk of hepatitis C. Thus, all people practicing chemsex must be informed of the effects of taking psychoactive products on their sexual health, and be supported in a risk reduction strategy.
Affiliation :
Service de Maladies Infectieuses et Tropicales, Hôpital APHP Saint Louis, Paris, France
Service de Maladies Infectieuses et Tropicales, Hôpital APHP Tenon, Paris, France
Service de Maladies Infectieuses et Tropicales, Hôpital APHP Tenon, Paris, France
Historique