Article de Périodique
E-cigarettes reexamined: Product toxicity (2022)
Auteur(s) :
PIPE, A. L. ;
MIR, H.
Année
2022
Page(s) :
1395-1405
Sous-type de document :
Revue de la littérature / Literature review
Langue(s) :
Anglais
Refs biblio. :
208
Domaine :
Tabac / Tobacco / e-cigarette
Discipline :
PAT (Pathologie organique / Organic pathology)
Thésaurus mots-clés
E-CIGARETTE
;
TOXICITE
;
FACTEUR DE RISQUE
;
NICOTINE
;
MECANISME D'ACTION
;
APPAREIL CARDIOVASCULAIRE
Résumé :
ENGLISH:
The introduction of e-cigarettes, or electronic nicotine delivery systems (ENDS), has been accompanied by controversy regarding their safety and effectiveness as a cessation aid and by an explosion in their use by youth. Their use does not involve the combustion of tobacco and the creation of harmful combustion products; they have been seen as a "harm reduction" tool that may be of assistance in promoting smoking cessation. Recognition that ENDS can deliver an array of chemicals and materials with known adverse consequences has spurred more careful examination of these products. Nicotine, nitrosamines, carbonyl compounds, heavy metals, free radicals, reactive oxygen species, particulate matter, and "emerging chemicals of concern" are among the constituents of the heated chemical aerosol that is inhaled when ENDS are used. They raise concerns for cardiovascular and respiratory health that merit the attention of clinicians and regulatory agencies. Frequently cited concerns include evidence of disordered respiratory function, altered hemodynamics, endothelial dysfunction, vascular reactivity, and enhanced thrombogenesis. The absence of evidence of the consequences of their long-term use is of additional concern. Their effectiveness as cessation aids and beneficial impact on health outcomes continue to be examined. It is important to ensure that their production and availability are thoughtfully regulated to optimise their safety and permit their use as harm reduction devices and potentially as smoking-cessation aids. It is equally vital to effectively prevent them from becoming ubiquitous consumer products with the potential to rapidly induce nicotine addiction among large numbers of youth. Clinicians should understand the nature of these products and the implications of their use.
FRANÇAIS :
L'introduction de la cigarette électronique, ou des inhalateurs électroniques de nicotine (ENDS, de l'anglais electronic nicotin delivery systems), a suscité la controverse quant à son innocuité et son efficacité pour faciliter la désaccoutumance et connu une explosion de son utilisation par les jeunes. L'utilisation des ENDS n'implique pas la combustion de tabac et ne génère pas de produits de combustion nocifs; ils ont été considérés comme des outils de « réduction des dommages » qui peuvent aider à favoriser la désaccoutumance au tabac. Le fait d'avoir constaté que les ENDS peuvent présenter un éventail de produits chimiques et de substances dont les conséquences néfastes sont connues a poussé à mener un examen plus approfondi de ces produits. La nicotine, les nitrosamines, les composés carbonylés, les métaux lourds, les radicaux libres, les espèces réactives de l'oxygène, la matière particulaire et « les nouveaux produits chimiques préoccupants » comptent parmi les constituants des aérosols chimiques chauffés qui sont inhalés lorsque les ENDS sont utilisés. Les inquiétudes en lien avec la santé cardiovasculaire et respiratoire qu'ils ont suscitées méritent l'attention des cliniciens et des organismes de réglementation. Les préoccupations les plus fréquemment citées sont notamment les données probantes sur les troubles respiratoires, les perturbations hémodynamiques, la dysfonction endothéliale, la réactivité vasculaire et l'augmentation de la thrombogenèse. L'absence de données probantes sur les conséquences de leur utilisation à long terme est en outre préoccupante. Leur efficacité pour faciliter la désaccoutumance au tabac et leurs répercussions bénéfiques sur les résultats cliniques continuent de faire l'objet d'études. Il est important de s'assurer que leur production et leur disponibilité sont soumises à une réglementation réfléchie de façon à optimiser leur innocuité, à permettre leur utilisation comme dispositifs de « réduction des dommages » et à potentiellement faciliter la désaccoutumance au tabac. Il est également essentiel de prévenir efficacement l'omniprésence de ces produits de consommation qui ont le potentiel d'induire rapidement la dépendance à la nicotine chez un grand nombre de jeunes. Les cliniciens doivent comprendre les spécificités de ces produits et les conséquences de leur utilisation.
The introduction of e-cigarettes, or electronic nicotine delivery systems (ENDS), has been accompanied by controversy regarding their safety and effectiveness as a cessation aid and by an explosion in their use by youth. Their use does not involve the combustion of tobacco and the creation of harmful combustion products; they have been seen as a "harm reduction" tool that may be of assistance in promoting smoking cessation. Recognition that ENDS can deliver an array of chemicals and materials with known adverse consequences has spurred more careful examination of these products. Nicotine, nitrosamines, carbonyl compounds, heavy metals, free radicals, reactive oxygen species, particulate matter, and "emerging chemicals of concern" are among the constituents of the heated chemical aerosol that is inhaled when ENDS are used. They raise concerns for cardiovascular and respiratory health that merit the attention of clinicians and regulatory agencies. Frequently cited concerns include evidence of disordered respiratory function, altered hemodynamics, endothelial dysfunction, vascular reactivity, and enhanced thrombogenesis. The absence of evidence of the consequences of their long-term use is of additional concern. Their effectiveness as cessation aids and beneficial impact on health outcomes continue to be examined. It is important to ensure that their production and availability are thoughtfully regulated to optimise their safety and permit their use as harm reduction devices and potentially as smoking-cessation aids. It is equally vital to effectively prevent them from becoming ubiquitous consumer products with the potential to rapidly induce nicotine addiction among large numbers of youth. Clinicians should understand the nature of these products and the implications of their use.
FRANÇAIS :
L'introduction de la cigarette électronique, ou des inhalateurs électroniques de nicotine (ENDS, de l'anglais electronic nicotin delivery systems), a suscité la controverse quant à son innocuité et son efficacité pour faciliter la désaccoutumance et connu une explosion de son utilisation par les jeunes. L'utilisation des ENDS n'implique pas la combustion de tabac et ne génère pas de produits de combustion nocifs; ils ont été considérés comme des outils de « réduction des dommages » qui peuvent aider à favoriser la désaccoutumance au tabac. Le fait d'avoir constaté que les ENDS peuvent présenter un éventail de produits chimiques et de substances dont les conséquences néfastes sont connues a poussé à mener un examen plus approfondi de ces produits. La nicotine, les nitrosamines, les composés carbonylés, les métaux lourds, les radicaux libres, les espèces réactives de l'oxygène, la matière particulaire et « les nouveaux produits chimiques préoccupants » comptent parmi les constituants des aérosols chimiques chauffés qui sont inhalés lorsque les ENDS sont utilisés. Les inquiétudes en lien avec la santé cardiovasculaire et respiratoire qu'ils ont suscitées méritent l'attention des cliniciens et des organismes de réglementation. Les préoccupations les plus fréquemment citées sont notamment les données probantes sur les troubles respiratoires, les perturbations hémodynamiques, la dysfonction endothéliale, la réactivité vasculaire et l'augmentation de la thrombogenèse. L'absence de données probantes sur les conséquences de leur utilisation à long terme est en outre préoccupante. Leur efficacité pour faciliter la désaccoutumance au tabac et leurs répercussions bénéfiques sur les résultats cliniques continuent de faire l'objet d'études. Il est important de s'assurer que leur production et leur disponibilité sont soumises à une réglementation réfléchie de façon à optimiser leur innocuité, à permettre leur utilisation comme dispositifs de « réduction des dommages » et à potentiellement faciliter la désaccoutumance au tabac. Il est également essentiel de prévenir efficacement l'omniprésence de ces produits de consommation qui ont le potentiel d'induire rapidement la dépendance à la nicotine chez un grand nombre de jeunes. Les cliniciens doivent comprendre les spécificités de ces produits et les conséquences de leur utilisation.
Affiliation :
Division of Cardiac Prevention and Rehabilitation, University of Ottawa Heart Institute, Ottawa, Ontario, Canada
Historique