Chapitre
Des figures néo-institutionnelles de prévention : "Points accueil et écoute"
Auteur(s) :
ZACCA, M.
Année
2005
Page(s) :
149-167
Langue(s) :
Français
ISBN :
978-2-7492-0390-2
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Thésaurus géographique
FRANCE
Thésaurus mots-clés
PREVENTION
;
POINT ECOUTE
;
JEUNE
;
ACCUEIL
;
POLITIQUE
Résumé :
L'attention portée par les pouvoirs politiques à l'accueil et à l'écoute des jeunes en difficulté n'est pas nouvelle. Elle remonte à l'après-guerre lorsque furent créés clubs et équipes de prévention. On la retrouve diversement posée : clubs santé (1977), accueil des jeunes par le planning familial, « Consultations d'accueil pour les jeunes » proposées par le Rapport Pelletier (1978) qui suggère la création de structures souples où les jeunes pourraient venir rencontrer des professionnels « avec qui parler de leurs problèmes ». Des points d'accueil spécifiques verront le jour dans les années 1990 dans le cadre d'une politique concertée de prévention. Les comités d'environnement social sont notamment mis en place avec le soutien de la Délégation générale à la Lutte contre la drogue et la toxicomanie, visant à coordonner les « vocations préventives des partenaires et de la communauté éducative ». En 1992, une circulaire portant sur la prévention de la délinquance (23 décembre 1992) incite à la création de lieux d'accueil et d'écoute « qui permettent aux jeunes et aux parents en difficulté d'être écoutés, soutenus, orientés et contribuent à une politique de réduction des risques ». En 1995, le plan gouvernemental du Premier ministre Alain Juppé fait de ces lieux et des comités d'environnement social un des piliers de la politique engagée par l'État en matière de prévention. Les initiatives se multiplient, de la création d'espaces santé et de points santé jeunes, avec la coopération de la Fondation de France, à celle d'un « programme expérimental de santé des jeunes » avec la DGS et les DDASS, ou encore dans le cadre des contrats de ville, des politiques municipales, de missions locales, d'établissements scolaires, d'associations de quartier, ou d'associations caritatives. Enfin, sous l'impulsion des clubs de prévention, seront construites par l'État des politiques préventives de l'errance et des conduites à risques. [Extrait]
Cote :
L00942
Historique