Article de Périodique
Droits humains, santé et addictions en prison (2020)
Auteur(s) :
WOLFF, H.
Année
2020
Page(s) :
39-41
Langue(s) :
Français
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Discipline :
SAN (Santé publique / Public health)
Résumé :
La population carcérale cumule des facteurs de risque pour la santé, dont un faible statut socio-économique qui va de pair avec une fréquence accrue de maladies. De plus, le système judiciaire place en prison des personnes ayant des problèmes d'addiction ou de santé mentale, souvent faute de place dans des structures thérapeutiques adaptées. Par conséquent, on y observe une forte concentration de maladies avec des effets néfastes non seulement pour les personnes détenues, mais également pour leur entourage, les personnes co-détenues ou les professionnels qui y travaillent. [...]
Ce constat de morbidité accrue contraste avec un manque évident de surveillance épidémiologique dans les prisons. Dans la majorité des pays européens, aucun bilan sanguin n'est systématiquement proposé aux personnes détenues, alors qu'il s'agit d'une population clé pour la lutte contre certaines maladies infectieuses telles que l'hépatite C. Or, la prison est identifiée comme un endroit clé pour identifier, traiter et guérir les patients porteurs de l'hépatite C. [Extraits]
Ce constat de morbidité accrue contraste avec un manque évident de surveillance épidémiologique dans les prisons. Dans la majorité des pays européens, aucun bilan sanguin n'est systématiquement proposé aux personnes détenues, alors qu'il s'agit d'une population clé pour la lutte contre certaines maladies infectieuses telles que l'hépatite C. Or, la prison est identifiée comme un endroit clé pour identifier, traiter et guérir les patients porteurs de l'hépatite C. [Extraits]
Affiliation :
Service de médecine pénitentiaire, Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), Suisse
Cote :
Abonnement
Historique