Rapport
Politique des drogues et privation de liberté
Drug policy and deprivation of liberty
Auteur(s) :
Global Commission on Drug Policy
Année
2019
Page(s) :
40 p.
Langue(s) :
Anglais
; Français
Éditeur(s) :
Global Commission on Drug Policy
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Discipline :
SAN (Santé publique / Public health)
Thésaurus géographique
INTERNATIONAL
Thésaurus mots-clés
PRISON
;
PRODUIT ILLICITE
;
INCARCERATION
;
POLITIQUE
;
RECOMMANDATION
;
GARDE A VUE
;
DROITS HUMAINS
;
ACCES AUX SOINS
;
USAGER
;
INFECTION
;
TEMOIGNAGE
Résumé :
FRANÇAIS :
Depuis sa création, la Commission globale de politique en matière de drogues appelle à la dépénalisation de la consommation illégale de drogues ainsi qu'à l'adoption d'alternatives à l'incarcération pour les auteurs de petits délits sans violence. Plus de 10 millions de personnes sont aujourd'hui détenues dans le monde, une sur cinq l'est pour un délit lié aux drogues et 83 % de celles-ci purgent une peine pour simple possession ou consommation personnelle. La Commission considère que l'enfermement témoigne de la faillite des politiques fondées sur la prohibition à remplir leurs objectifs et de l'incapacité à mettre en oeuvre des politiques axées sur la santé et les droits des individus et des collectivités.
La prison est la conséquence des échecs de la politique en matière de drogues : échec à réduire la demande aussi bien que l'offre et à priver de leur pouvoir les organisations criminelles transnationales. La compétence de l'État de priver un individu de liberté lui confère une obligation de soins et une responsabilité particulière envers le détenu. Beaucoup d'États sont pourtant très loin de les assumer, et ceci à bien des égards.
ENGLISH:
This paper shows how the deprivation of liberty for non-violent drug crimes is a wrong and ineffective response, notably because it does not take into account the social and psychological root causes of drug consumption, nor does it consider the economic and social marginalization of low-level actors in the trade. Furthermore, people who are incarcerated are vulnerable, exposed to risks, particularly health risks, for which they are not well-equipped and do not receive adequate care.
In this report, members of the Global Commission on Drug Policy analyze the last thirty years of over incarceration in closed settings, from prisons to migrant administrative detention and from mandatory treatment to private rehabilitation centers. The paper highlights the responsibility of the State towards people who are incarcerated, and demonstrates how their health and well-being are at risk.
Depuis sa création, la Commission globale de politique en matière de drogues appelle à la dépénalisation de la consommation illégale de drogues ainsi qu'à l'adoption d'alternatives à l'incarcération pour les auteurs de petits délits sans violence. Plus de 10 millions de personnes sont aujourd'hui détenues dans le monde, une sur cinq l'est pour un délit lié aux drogues et 83 % de celles-ci purgent une peine pour simple possession ou consommation personnelle. La Commission considère que l'enfermement témoigne de la faillite des politiques fondées sur la prohibition à remplir leurs objectifs et de l'incapacité à mettre en oeuvre des politiques axées sur la santé et les droits des individus et des collectivités.
La prison est la conséquence des échecs de la politique en matière de drogues : échec à réduire la demande aussi bien que l'offre et à priver de leur pouvoir les organisations criminelles transnationales. La compétence de l'État de priver un individu de liberté lui confère une obligation de soins et une responsabilité particulière envers le détenu. Beaucoup d'États sont pourtant très loin de les assumer, et ceci à bien des égards.
ENGLISH:
This paper shows how the deprivation of liberty for non-violent drug crimes is a wrong and ineffective response, notably because it does not take into account the social and psychological root causes of drug consumption, nor does it consider the economic and social marginalization of low-level actors in the trade. Furthermore, people who are incarcerated are vulnerable, exposed to risks, particularly health risks, for which they are not well-equipped and do not receive adequate care.
In this report, members of the Global Commission on Drug Policy analyze the last thirty years of over incarceration in closed settings, from prisons to migrant administrative detention and from mandatory treatment to private rehabilitation centers. The paper highlights the responsibility of the State towards people who are incarcerated, and demonstrates how their health and well-being are at risk.
Historique