Article de Périodique
Mésusage, dépendance et addictions aux opioïdes antalgiques (2018)
Auteur(s) :
ROLLAND, B.
Année
2018
Page(s) :
15-17
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
6
Domaine :
Autres substances / Other substances
Résumé :
Les addictions aux opioïdes antalgiques associent souvent des plaintes fonctionnelles multiples (douleurs, anxiété, troubles du sommeil, etc.) et des comorbidités somatiques, psychiatriques et addictologiques. La prévention repose sur une évaluation fine des facteurs de risque, et une contractualisation personnalisée du suivi. Toute addiction nécessite une évaluation spécialisée de la douleur résiduelle. L'addictologie est nécessaire au traitement psychosocial, voire pharmacologique.
On définit par "antalgiques opioïdes", les agonistes des récepteurs du même nom ayant reçu une indication dans le traitement de la douleur. Aux États-Unis, les problématiques addictologiques avec ces molécules ont abouti à une situation qualifiée d'épidémique, avec une envolée des prescriptions d'opioïdes forts, et certaines années, le nombre de décès liés à ces molécules qui a dépassé celui des décès liés à l'héroïne. En France, les premières données disponibles montrent que ces problématiques pourraient concerner entre 1 et 4?% des patients. Il est important que les professionnels de l'addictologie soient familiers avec ces situations, qui présentent des similitudes, mais aussi de vraies différences avec les troubles d'usage des opiacés illicites. Récemment, un collectif de médecins addictologues et médecins de la douleur s'est réuni pour proposer un guide simple d'évaluation, de prévention, et de prise en charge de ces situations. Une synthèse de cet article de recommandations est présentée ici. [Extrait]
On définit par "antalgiques opioïdes", les agonistes des récepteurs du même nom ayant reçu une indication dans le traitement de la douleur. Aux États-Unis, les problématiques addictologiques avec ces molécules ont abouti à une situation qualifiée d'épidémique, avec une envolée des prescriptions d'opioïdes forts, et certaines années, le nombre de décès liés à ces molécules qui a dépassé celui des décès liés à l'héroïne. En France, les premières données disponibles montrent que ces problématiques pourraient concerner entre 1 et 4?% des patients. Il est important que les professionnels de l'addictologie soient familiers avec ces situations, qui présentent des similitudes, mais aussi de vraies différences avec les troubles d'usage des opiacés illicites. Récemment, un collectif de médecins addictologues et médecins de la douleur s'est réuni pour proposer un guide simple d'évaluation, de prévention, et de prise en charge de ces situations. Une synthèse de cet article de recommandations est présentée ici. [Extrait]
Affiliation :
Service universitaire d'addictologie de Lyon (SUAL), Pôle MOPHA, Le Vinatier, université de Lyon, France
Cote :
Abonnement
Historique