Article de Périodique
Dopage et conduites dopantes, une addiction ? (2016)
(Is doping an addiction?)
Auteur(s) :
CARTON, L. ;
CABÉ, N. ;
COTTENCIN, O.
Année
2016
Page(s) :
12-15
Sous-type de document :
Revue de la littérature / Literature review
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
19
Domaine :
Dopage / Doping
Discipline :
PSY (Psychopathologie / Psychopathology)
Thésaurus mots-clés
DOPAGE
;
ADDICTION
;
DSM (III,IV,5)
;
EFFET RECHERCHE
;
PRODUIT DOPANT
;
COGNITION
;
PERFORMANCE
Résumé :
FRANÇAIS :
Chercher à accroître artificiellement ses performances et compétences par des conduites dopantes n'est pas un phénomène limité au milieu sportif. On le retrouve aussi dans certains milieux professionnels et universitaires, notamment sous la forme de pratiques de renforcement cognitif. Plusieurs aspects de ces conduites dopantes les rapprochent des addictions : similitudes cliniques, caractère sociétal, superposition partielle des substances utilisées, ou encore fréquence des comorbidités addictives. L'application des critères du DSM-5 du trouble d'usage de substance permet de souligner la composante addictive d'une partie des pratiques dopantes. Considérer ainsi certaines de ces conduites sous un angle addictologique pourrait en favoriser la prévention et les soins sous forme d'une prise en charge plus globale.
ENGLISH:
Looking for artificially increased performance and abilities through doping behavior is not limited to sport. It is also found in some professional and academic backgrounds, especially in the form of cognitive enhancing. Several aspects of doping behavior may be addiction-like: clinical similarities, societal character, partial overlap of the substances used, or frequency of addictive comorbidities. The application of DSM-5 substance use disorder criteria can help to emphasize the addiction component of some doping practices. Considering some of these practices under an addiction point of view could enrich prevention and care into a more global clinical approach.
Chercher à accroître artificiellement ses performances et compétences par des conduites dopantes n'est pas un phénomène limité au milieu sportif. On le retrouve aussi dans certains milieux professionnels et universitaires, notamment sous la forme de pratiques de renforcement cognitif. Plusieurs aspects de ces conduites dopantes les rapprochent des addictions : similitudes cliniques, caractère sociétal, superposition partielle des substances utilisées, ou encore fréquence des comorbidités addictives. L'application des critères du DSM-5 du trouble d'usage de substance permet de souligner la composante addictive d'une partie des pratiques dopantes. Considérer ainsi certaines de ces conduites sous un angle addictologique pourrait en favoriser la prévention et les soins sous forme d'une prise en charge plus globale.
ENGLISH:
Looking for artificially increased performance and abilities through doping behavior is not limited to sport. It is also found in some professional and academic backgrounds, especially in the form of cognitive enhancing. Several aspects of doping behavior may be addiction-like: clinical similarities, societal character, partial overlap of the substances used, or frequency of addictive comorbidities. The application of DSM-5 substance use disorder criteria can help to emphasize the addiction component of some doping practices. Considering some of these practices under an addiction point of view could enrich prevention and care into a more global clinical approach.
Affiliation :
Faculté de médecine de Lille, université Lille-Nord-de-France, Lille, France
Cote :
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