Article de Périodique
Autres toxicomanies (haschich, solvant, LSD) (2014)
Auteur(s) :
LAQUEILLE, X. ;
COHEN, J. ;
PFLIEGER, C.
Année
2014
Page(s) :
37-396-A-16 ; 10 p.
Sous-type de document :
Revue de la littérature / Literature review
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
89
Domaine :
Autres substances / Other substances ; Drogues illicites / Illicit drugs
Discipline :
PRO (Produits, mode d'action, méthode de dépistage / Substances, action mode, screening methods)
Thésaurus mots-clés
CANNABIS
;
SOLVANTS
;
LSD
;
HALLUCINOGENES
;
MDMA-ECSTASY
;
FACTEUR DE RISQUE
;
PHARMACOLOGIE
;
DEPENDANCE
;
SYNDROME DE SEVRAGE
;
EFFET SECONDAIRE
;
COMORBIDITE
;
CHAMPIGNONS HALLUCINOGENES
;
AYAHUASCA
;
CONFUSION MENTALE
Note de contenu :
PLAN :
* Introduction
* Cannabis :
Épidémiologie
Effets sur l'organisme
Dépendance et sevrage
Complications
Comorbidités
* Autres psychodysleptiques :
Hallucinogènes
Entactogènes
Confusogènes
Dissociatifs
* Substances volatiles :
Épidémiologie
Effets sur l'organisme
Complications
* Introduction
* Cannabis :
Épidémiologie
Effets sur l'organisme
Dépendance et sevrage
Complications
Comorbidités
* Autres psychodysleptiques :
Hallucinogènes
Entactogènes
Confusogènes
Dissociatifs
* Substances volatiles :
Épidémiologie
Effets sur l'organisme
Complications
Résumé :
Les psychodysleptiques ont été définis par Delay comme des substances psychoactives perturbant l'activité mentale. Elles peuvent générer des tableaux d'intoxication et des complications somatiques ou psychiques. La plus consommée, le cannabis, génère des manifestations psychosensorielles et des perturbations cognitives. La dépendance au cannabis est plus fréquente chez les sujets jeunes et les patients schizophrènes, et la relation entre cannabis et schizophrénie est bidirectionnelle : la consommation de cannabis augmente de manière dose-dépendante le risque relatif de développer une schizophrénie, et les schizophrènes sont plus fréquemment consommateurs de cannabis que la population générale. Il existe également des corrélations entre la consommation de cannabis et les troubles anxieux et les troubles dépressifs. Un syndrome amotivationnel induit par le cannabis a été décrit. Les autres psychodysleptiques comprennent entre autres les hallucinogènes tels que le LysergSaüreDiethylamid (LSD), la psilocybine, et la mescaline, les entactogènes facilitant la recherche de relation tels que le MDMA, les confusogènes tels que le datura et les dissociatifs tels que la kétamine. Le taux d'expérimentation des hallucinogènes en population générale est d'environ 1 %. Ce taux est bien plus élevé parmi les populations toxicomanes et dans certains milieux festifs. L'expérimentation de 3,4-méthylène-dioxy-méthamphétamine (MDMA) est plus fréquente chez les sujets jeunes. Les interactions des psychodysleptiques avec le système nerveux central sont nombreuses, notamment avec les systèmes endocannabinoïdes, sérotoninergiques, noradrénergiques et dopaminergiques. Par ailleurs, les substances volatiles constituent une vaste famille hétérogène de substances psychoactives dont la consommation provoque des effets psychiques variés.
Affiliation :
Service d'addictologie du Docteur Laqueille, Centre hospitalier Sainte-Anne, Paris, France
Historique