Article de Périodique
Actualités de l'alcoolodépendance (2014)
Auteur(s) :
AUBIN, H. J. ;
LUQUIENS, A.
Année
2014
Page(s) :
22-29
Sous-type de document :
Revue de la littérature / Literature review
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
48
Domaine :
Alcool / Alcohol
Thésaurus mots-clés
ALCOOL
;
PRISE EN CHARGE
;
DEPENDANCE
;
ABSTINENCE
;
REDUCTION DE CONSOMMATION
;
DSM (III,IV,5)
;
TRAITEMENT
;
ALCOOLOGIE
;
EMPATHIE
;
PHARMACOTHERAPIE
Thésaurus géographique
FRANCE
Résumé :
Dans les soins à proposer aux personnes en difficulté avec l'alcool, partisans de l'abstinence et de la réduction de la consommation se sont longtemps opposés. Aujourd'hui, ces deux objectifs peuvent être envisagés en fonction de chaque patient.
La consommation d'alcool est responsable d'environ 49 000 morts par an en France. Toute réduction de la consommation d'alcool est susceptible d'entraîner une réduction de la mortalité. La nature exponentielle de la relation entre la consommation d'alcool et la mortalité toutes couses fait que, pour une même réduction de consommation, l'effet bénéfique sera d'autant plus important que la consommation de base était élevée. Malgré la connaissance ancienne de l'effet délétère de la consommation d'alcool sur l'individu et sur la société, une proportion étonnamment faible des personnes en souffrance bénéficie d'un traitement. Le refus de s'engager dans l'abstinence est la première raison pour laquelle les personnes en souffrance avec l'alcool ne vont pas vers les soins. Une approche moins rigide de la part des alcoologues, qui intègre un objectif de réduction des dommages comme alternative à l'abstinence, serait susceptible de permettre à un plus grand nombre de personnes en souffrance d'accepter de se tourner vers les soins, et aurait sans doute un impact significatif en termes de santé publique.
La consommation d'alcool est responsable d'environ 49 000 morts par an en France. Toute réduction de la consommation d'alcool est susceptible d'entraîner une réduction de la mortalité. La nature exponentielle de la relation entre la consommation d'alcool et la mortalité toutes couses fait que, pour une même réduction de consommation, l'effet bénéfique sera d'autant plus important que la consommation de base était élevée. Malgré la connaissance ancienne de l'effet délétère de la consommation d'alcool sur l'individu et sur la société, une proportion étonnamment faible des personnes en souffrance bénéficie d'un traitement. Le refus de s'engager dans l'abstinence est la première raison pour laquelle les personnes en souffrance avec l'alcool ne vont pas vers les soins. Une approche moins rigide de la part des alcoologues, qui intègre un objectif de réduction des dommages comme alternative à l'abstinence, serait susceptible de permettre à un plus grand nombre de personnes en souffrance d'accepter de se tourner vers les soins, et aurait sans doute un impact significatif en termes de santé publique.
Affiliation :
Département de psychiatrie et d'addictologie des Hôpitaux Universitaires Paris Sud, France
Historique