Article de Périodique
La violence et la résolution de conflits chez des trafiquants de cocaïne (2012)
Auteur(s) :
MEESON, J. S. ;
MORSELLI, C.
Année
2012
Page(s) :
213-241
Langue(s) :
Français
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Thésaurus mots-clés
COCAINE
;
TRAFIC INTERNATIONAL
;
VIOLENCE
;
ETUDE QUALITATIVE
;
CRIMINALITE
;
PRISON
;
DELINQUANCE
;
CONFLIT
Thésaurus géographique
QUEBEC
;
CANADA
Résumé :
FRANÇAIS :
La violence est souvent regardée comme le moyen de prédilection des trafiquants dans la résolution de conflits dans le trafic de drogue. On ne remet que rarement en question cette évidence. La présente recherche analyse les récits des événements conflictuels vécus par douze hommes incarcérés pour trafic de cocaïne. Des 53 conflits discutés par ces trafiquants, 48 ont abouti à une résolution non violente qui n’exclut pas pour autant les menaces. Ces résolutions non violentes comportent des étapes et des stratégies des plus variées, allant de la négociation aux mesures préventives, de la participation d’un tiers dans la résolution de conflits aux conflits demeurés irrésolus. Les cinq derniers conflits ont été résolus de façon violente par les stratégies que sont les voies de fait ou les représailles. Une observation des méthodes violentes utilisées par les individus interrogés aidera à l’analyse du rôle de la violence, qu’elle soit la seule méthode envisagée ou qu’elle serve à des fins de dissuasion ou de rétribution.
ENGLISH:
Drug dealers are commonly considered to have a predilection toward the use of violence to resolve disputes during dealing activities. Such an assumption is rarely questioned. This study analyses accounts of conflict from twelve individuals incarcerated for cocaine trafficking. Of 53 conflicts recounted by the interviewees, 48 were resolved in a non-violent fashion, notwithstanding possible use of violent threats. A variety of resolution strategies were employed, from negotiation, to preventative measures, to third party involvement, or conflicts simply remaining unresolved. The remaining five disputes were resolved in violent fashion. Examination of the violent methods used by the interviewees illustrates that violence serves primarily as a deterrent or cases of retribution.
La violence est souvent regardée comme le moyen de prédilection des trafiquants dans la résolution de conflits dans le trafic de drogue. On ne remet que rarement en question cette évidence. La présente recherche analyse les récits des événements conflictuels vécus par douze hommes incarcérés pour trafic de cocaïne. Des 53 conflits discutés par ces trafiquants, 48 ont abouti à une résolution non violente qui n’exclut pas pour autant les menaces. Ces résolutions non violentes comportent des étapes et des stratégies des plus variées, allant de la négociation aux mesures préventives, de la participation d’un tiers dans la résolution de conflits aux conflits demeurés irrésolus. Les cinq derniers conflits ont été résolus de façon violente par les stratégies que sont les voies de fait ou les représailles. Une observation des méthodes violentes utilisées par les individus interrogés aidera à l’analyse du rôle de la violence, qu’elle soit la seule méthode envisagée ou qu’elle serve à des fins de dissuasion ou de rétribution.
ENGLISH:
Drug dealers are commonly considered to have a predilection toward the use of violence to resolve disputes during dealing activities. Such an assumption is rarely questioned. This study analyses accounts of conflict from twelve individuals incarcerated for cocaine trafficking. Of 53 conflicts recounted by the interviewees, 48 were resolved in a non-violent fashion, notwithstanding possible use of violent threats. A variety of resolution strategies were employed, from negotiation, to preventative measures, to third party involvement, or conflicts simply remaining unresolved. The remaining five disputes were resolved in violent fashion. Examination of the violent methods used by the interviewees illustrates that violence serves primarily as a deterrent or cases of retribution.
Affiliation :
École de criminologie, Université de Montréal, Canada
Historique