Article de Périodique
Des aspects subjectifs des effets indésirables des psychotropes (2012)
Auteur(s) :
MEUNIER, V.
Année
2012
Page(s) :
1, 3-5
Langue(s) :
Français
Domaine :
Autres substances / Other substances
Discipline :
PSY (Psychopathologie / Psychopathology)
Thésaurus mots-clés
PSYCHIATRIE
;
PSYCHOTROPES
;
MEDICAMENTS
;
EFFET SECONDAIRE
;
REPRESENTATION SOCIALE
Résumé :
Cela fait une soixantaine d'années maintenant que l'usage des psychotropes a été introduit dans le domaine psychiatrique. Depuis cette considérable innovation, les pratiques psychiatriques n'ont cessé d'évoluer de façon marquante. Le fait de toucher au biologique a d'abord été discuté, voire polémiqué, en regard des grandes avancées psychanalytiques au 20ième siècle. Dans les années 2000 environ, la conception du manifeste neurobiologique s'est installée dans sa philosophie de la recherche de l'objectivable.
Que ce soit visible est ainsi devenu le Maître-Mot, notamment, bien sûr, dans l'imagerie cérébrale devenue de plus en plus performante, et réalisant enfin, dans le domaine dévolu à l'esprit, la caractérisation tangible d'une nouvelle forme de « la pierre de la folie » par une anatomie du Vivant, celle du fonctionnel enfin observable dans son mouvement dynamique in vivo.
Pouvoir « photographier » (au sens figuré) les dysfonctionnements supposés ou avérés du cerveau est donc devenu au 21ième siècle une des bases pour définir de nouvelles catégorisations de pathologies, qu'elles soient comportementales, ou qu'elles prennent assise dans les mécanismes de la pensée, du rêve, voire du langage ou de l'écriture.
Dans cette philosophie du tangible, du manifeste et du visible, de l'objectivable et de l'évidence, les apports neuropsychopharmacologiques viennent compléter ce champ d'investigations du cerveau humain.
Mais l'évidence amène parfois à « l'évidance », ou encore, l'évident amène à l'évidement: l'Esprit humain est-il réductible à de tels procédés ? Que faire alors du Subjectif ? Est-il, lui aussi, détectable, au lieu d'être détectable ? [Extrait]
Que ce soit visible est ainsi devenu le Maître-Mot, notamment, bien sûr, dans l'imagerie cérébrale devenue de plus en plus performante, et réalisant enfin, dans le domaine dévolu à l'esprit, la caractérisation tangible d'une nouvelle forme de « la pierre de la folie » par une anatomie du Vivant, celle du fonctionnel enfin observable dans son mouvement dynamique in vivo.
Pouvoir « photographier » (au sens figuré) les dysfonctionnements supposés ou avérés du cerveau est donc devenu au 21ième siècle une des bases pour définir de nouvelles catégorisations de pathologies, qu'elles soient comportementales, ou qu'elles prennent assise dans les mécanismes de la pensée, du rêve, voire du langage ou de l'écriture.
Dans cette philosophie du tangible, du manifeste et du visible, de l'objectivable et de l'évidence, les apports neuropsychopharmacologiques viennent compléter ce champ d'investigations du cerveau humain.
Mais l'évidence amène parfois à « l'évidance », ou encore, l'évident amène à l'évidement: l'Esprit humain est-il réductible à de tels procédés ? Que faire alors du Subjectif ? Est-il, lui aussi, détectable, au lieu d'être détectable ? [Extrait]
Affiliation :
Centre Médico-Psychologique, Dormont, France
Historique