Article de Périodique
L'excès de bronzage constitue-t-il une nouvelle forme de dépendance ? (2011)
(Is excessive tanning a new form of dependence?)
Auteur(s) :
PETIT, A. ;
RICHOUX, C. ;
LEJOYEUX, M.
Année
2011
Page(s) :
259-264
Sous-type de document :
Revue de la littérature / Literature review
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
33
Domaine :
Addictions sans produit / Addictions without drug
Discipline :
PSY (Psychopathologie / Psychopathology)
Autres mots-clés
Résumé :
FRANÇAIS :
INTRODUCTION : Le bronzage, socialement valorisé, peut faire l'objet, comme d'autres conduites, d'une dérive addictive. Cette constatation provient de l'observation de nombreux dermatologues qui rapportent, à propos de leurs patients, une relation addictive au bronzage en cabine malgré l'annonce d'un diagnostic de mélanome.
METHODE : Nous avons réalisé une revue de littérature en effectuant une recherche sur Medline, EMBASE, PsycINFO et Google Scholar avec les mots-clés suivants, seuls ou en combinaison : tanning, addiction, sunbeds, skin cancer, adolescents. Nous avons sélectionné des articles de langue anglaise parus entre 1983 et 2010.
RESULTATS : Des auteurs ont tenté de définir ce concept et ont proposé une grille d'évaluation afin d'apprécier le degré de dépendance au bronzage. Il n'existe pas actuellement de consensus sur la définition du concept. La forte prévalence de l'addiction au bronzage (10 % à 25 % des adolescents selon les études) nous pousse à proposer à ces patients une prise en charge spécifique et adaptée à cette problématique.
DISCUSSION : la nosographie psychiatrique actuelle ne reconnaît pas ce trouble en tant qu'entité clinique, malgré l'effort de certains auteurs à le rattacher à la dépendance. De nombreuses recherches devront être menées, notamment sur la psychopathologie clinique et la prise en charge, pour améliorer notre compréhension de l'addiction au bronzage.
ENGLISH:
Introduction: socially valorized tanning, like other forms of behaviour, can take on an addictive aspect. This finding is based on the observations of many dermatologists who re-port an addictive relationship in their patients with tanning cabins despite announcement of the diagnosis of malignant melanoma. Method: the authors reviewed the literature by performing a search on Medline, EMBASE, PsycINFO and Google Scholar with the following key-words, alone or in combination: tanning, addiction, sunbeds, skin cancer, adolescents. They selected articles published in English between 1983 and 2010. Results: the authors tried to define this concept and propose an evaluation grid to assess the degree of dependence on tanning. There is no consensus at the present time on the definition of this concept. The high prevalence of tanning addiction (10% to 25% of adolescents according to various studies) encouraged the authors to propose specific management adapted to this problem for these patients. Discussion: the current classification of mental disorders does not recognize this disorder as a clinical entity, despite the efforts of several authors to consider this behaviour as a form of dependence. Further studies must be conducted, especially on clinical psychopathology and management, to improve our understanding of tanning addiction.
INTRODUCTION : Le bronzage, socialement valorisé, peut faire l'objet, comme d'autres conduites, d'une dérive addictive. Cette constatation provient de l'observation de nombreux dermatologues qui rapportent, à propos de leurs patients, une relation addictive au bronzage en cabine malgré l'annonce d'un diagnostic de mélanome.
METHODE : Nous avons réalisé une revue de littérature en effectuant une recherche sur Medline, EMBASE, PsycINFO et Google Scholar avec les mots-clés suivants, seuls ou en combinaison : tanning, addiction, sunbeds, skin cancer, adolescents. Nous avons sélectionné des articles de langue anglaise parus entre 1983 et 2010.
RESULTATS : Des auteurs ont tenté de définir ce concept et ont proposé une grille d'évaluation afin d'apprécier le degré de dépendance au bronzage. Il n'existe pas actuellement de consensus sur la définition du concept. La forte prévalence de l'addiction au bronzage (10 % à 25 % des adolescents selon les études) nous pousse à proposer à ces patients une prise en charge spécifique et adaptée à cette problématique.
DISCUSSION : la nosographie psychiatrique actuelle ne reconnaît pas ce trouble en tant qu'entité clinique, malgré l'effort de certains auteurs à le rattacher à la dépendance. De nombreuses recherches devront être menées, notamment sur la psychopathologie clinique et la prise en charge, pour améliorer notre compréhension de l'addiction au bronzage.
ENGLISH:
Introduction: socially valorized tanning, like other forms of behaviour, can take on an addictive aspect. This finding is based on the observations of many dermatologists who re-port an addictive relationship in their patients with tanning cabins despite announcement of the diagnosis of malignant melanoma. Method: the authors reviewed the literature by performing a search on Medline, EMBASE, PsycINFO and Google Scholar with the following key-words, alone or in combination: tanning, addiction, sunbeds, skin cancer, adolescents. They selected articles published in English between 1983 and 2010. Results: the authors tried to define this concept and propose an evaluation grid to assess the degree of dependence on tanning. There is no consensus at the present time on the definition of this concept. The high prevalence of tanning addiction (10% to 25% of adolescents according to various studies) encouraged the authors to propose specific management adapted to this problem for these patients. Discussion: the current classification of mental disorders does not recognize this disorder as a clinical entity, despite the efforts of several authors to consider this behaviour as a form of dependence. Further studies must be conducted, especially on clinical psychopathology and management, to improve our understanding of tanning addiction.
Affiliation :
Service de Psychiatrie, Hôpital Bichat, AP-HP, Paris, France
Historique