Article de Périodique
Interroger les savoirs (2000)
Auteur(s) :
LALANDE, A.
Dans :
Vacarme (n°13, Automne 2000)
Année
2000
Page(s) :
p.90-95
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
1
Domaine :
Plusieurs produits / Several products
Thésaurus mots-clés
REPRESENTATION SOCIALE
Résumé :
Surabondance, ou pauvreté des savoirs ? En matière de drogues, il y a d’abord les savoirs des spécialistes : des savoirs de praticiens ou de scientifiques, donnés pour opérationnels ou "objectifs", abondants, en profusion proportionnelle aux "problèmes sociaux" que provoquent les drogues et la toxicomanie. Et puis il y a les savoirs des usagers : des savoir-faire tout au plus, dit-on souvent, pauvres à force d’univocité et de manque de recul, biaisés par l’attachement aux produits ou à la défonce, jugés parfois stériles, souvent dangereux. On procède ici en somme comme avec d’autres minorités : le champ est dessiné de l’extérieur, par à peu près tout le monde hormis les intéressés. Sauf qu’à y regarder de plus près, bien sûr, le tableau n’est pas si simple. Le champ des usages est jalonné de savoirs, dont la particularité peut-être, dans ce contexte où tous les types de connaissances ne sont pas autorisés, est d’être disparate, jusqu’à parfois se contredire mutuellement. Le texte qui suit est la version enrichie et reformulée pour Vacarme d’un projet de recherche ethnographique financé par Ensemble Contre le Sida et hébergé par Act Up-Paris, qui porte, précisément, sur la constitution et la circulation des savoirs dans les milieux usagers de drogues. Un travail entamé en juin dernier, qui courra sur deux ans. [Extrait du document]
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