Rapport
Plan d'actions stratégiques 2010-2014. Politique de santé pour les personnes placées sous main de justice
Année
2010
Page(s) :
86 p.
Langue(s) :
Français
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Discipline :
SAN (Santé publique / Public health)
Thésaurus géographique
FRANCE
Thésaurus mots-clés
PRISON
;
SANTE
;
FORMATION
;
INFECTION
;
PREVENTION
;
SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE
;
SUICIDE
;
REDUCTION DES RISQUES ET DES DOMMAGES
;
PLANIFICATION SANITAIRE
;
VIH
;
HEPATITE
;
RECOMMANDATION
;
DISPOSITIF DE SOIN
;
PRISE EN CHARGE
;
EVALUATION
;
ADDICTION
;
POLITIQUE
Résumé :
Les raisons d'un plan national d'actions pour améliorer la santé des personnes détenues.
Des besoins objectivés par la prévalence élevée de plusieurs pathologies :
- Les prévalences des infections par le VIH et le VHC sont élevées chez les personnes détenues, estimées à 1,04 % pour le VIH et 4,2 % pour le VHC alors qu'en population générale, la prévalence est respectivement de 0,23 % et 0,84 %. Les personnes détenues infectées par le VIH et/ou le VHC, déclarées par les services médicaux en milieu pénitentiaire, représentent 5,3 % de la population pénale, soit un peu plus d'un détenu sur 20.
- L'incidence de la tuberculose en prison, mesurée par la déclaration obligatoire, est 8 à 10 fois supérieure à l'incidence moyenne nationale (en 2007 elle était de 91,7/10^5 en milieu carcéral versus 8,9/10^5 d'incidence nationale). [...]
- La mortalité par suicide est très élevée à 19/10000 détenus en 2008, les détenus se suicident 6 fois plus que les hommes libres âgés de 15 à 59 ans. Après une certaine baisse au début de la décennie, le nombre des décès par suicides est en augmentation de 109 en 2008 à 115 en 2009. Le calcul du taux de suicide chez les personnes détenues pose toutefois des problèmes méthodologiques.
- Le quart des entrants déclarent une consommation d'au moins 2 substances psycho-actives (tabac avec plus de 20 cigarettes par jour, alcool, drogues illicites, traitement psychotrope), 30% des détenus entrants présentent une consommation excessive d'alcool.
- La proportion de personnes détenues sous traitement de substitution oral est en augmentation constante ; 2 % en 1998, 3,3 % en 1999, 5,4 % en 2001, 6,6 % en 2004 et 11 % en 2006.
- La couverture vaccinale est mal connue, selon l'étude de la DREES 2003 seuls 3 entrants sur 10 déclarent avoir eu une vaccination HBV complète.
- Enfin la santé mentale des personnes détenues est particulièrement fragile avec une estimation de 17,9 % de personnes atteintes d'état dépressif majeur, 12 % d'anxiété généralisée et 3,8 % de schizophrénie nécessitant un traitement (environ 4 fois plus qu'en population générale). [Extrait]
Des besoins objectivés par la prévalence élevée de plusieurs pathologies :
- Les prévalences des infections par le VIH et le VHC sont élevées chez les personnes détenues, estimées à 1,04 % pour le VIH et 4,2 % pour le VHC alors qu'en population générale, la prévalence est respectivement de 0,23 % et 0,84 %. Les personnes détenues infectées par le VIH et/ou le VHC, déclarées par les services médicaux en milieu pénitentiaire, représentent 5,3 % de la population pénale, soit un peu plus d'un détenu sur 20.
- L'incidence de la tuberculose en prison, mesurée par la déclaration obligatoire, est 8 à 10 fois supérieure à l'incidence moyenne nationale (en 2007 elle était de 91,7/10^5 en milieu carcéral versus 8,9/10^5 d'incidence nationale). [...]
- La mortalité par suicide est très élevée à 19/10000 détenus en 2008, les détenus se suicident 6 fois plus que les hommes libres âgés de 15 à 59 ans. Après une certaine baisse au début de la décennie, le nombre des décès par suicides est en augmentation de 109 en 2008 à 115 en 2009. Le calcul du taux de suicide chez les personnes détenues pose toutefois des problèmes méthodologiques.
- Le quart des entrants déclarent une consommation d'au moins 2 substances psycho-actives (tabac avec plus de 20 cigarettes par jour, alcool, drogues illicites, traitement psychotrope), 30% des détenus entrants présentent une consommation excessive d'alcool.
- La proportion de personnes détenues sous traitement de substitution oral est en augmentation constante ; 2 % en 1998, 3,3 % en 1999, 5,4 % en 2001, 6,6 % en 2004 et 11 % en 2006.
- La couverture vaccinale est mal connue, selon l'étude de la DREES 2003 seuls 3 entrants sur 10 déclarent avoir eu une vaccination HBV complète.
- Enfin la santé mentale des personnes détenues est particulièrement fragile avec une estimation de 17,9 % de personnes atteintes d'état dépressif majeur, 12 % d'anxiété généralisée et 3,8 % de schizophrénie nécessitant un traitement (environ 4 fois plus qu'en population générale). [Extrait]
Affiliation :
Paris, France
Titre suivant :
Est référencé par :
- Circulaire interministérielle DGCS/5C/DSS/DGS n°2011-144 du 28 avril 2011 relative à la campagne budgétaire pour l’année 2011 des établissements et services médico-sociaux accueillant des personnes confrontées à des difficultés spécifiques, appartement de coordination thérapeutique (ACT), lits halte soins santé (LHSS), centre d'accueil et d'accompagnement à la réduction des risques pour les usagers de drogues (CAARUD), communautés thérapeutiques (CT), centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) et lits d'accueil médicalisé (LAM) / Ministère du travail, de l'emploi et de la santé ; Ministère des solidarités et de la cohésion sociale ; Ministère du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'Etat ; DGS (2011)
- Arrêté du 1er août 2016 fixant les conditions de réalisation des tests rapides d'orientation diagnostique [TROD] de l'infection par les virus de l'immunodéficience humaine (VIH 1 et 2) et de l'infection par le virus de l'hépatite C (VHC) en milieu médico-social ou associatif / Ministère des affaires sociales et de la santé (2016)
Historique