Article de Périodique
Épidémiologie des décès par surdose chez les usagers de drogues (2010)
(Epidemiological data on drug overdose deaths in France)
Auteur(s) :
QUESTEL, F.
Année
2010
Page(s) :
8-11
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
15
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Discipline :
EPI (Epidémiologie / Epidemiology)
Thésaurus géographique
FRANCE
Thésaurus mots-clés
MORTALITE
;
SURDOSE
;
EPIDEMIOLOGIE
;
PRODUIT ILLICITE
Résumé :
FRANÇAIS :
Les données épidémiologiques sur les décès par surdose de stupéfiants en France proviennent de trois sources d'information : le registre du Centre d'épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc), qui dépend de l'Inserm et repose sur les certificats de décès, le fi chier de l'OCRTIS (Office central pour la répression des trafics illicites de stupéfiants) et l'étude DRAMES (Décès en relation avec l'abus de médicaments et de substances) coordonnée par l'Afssaps. Les chiffres issus de ces trois sources ne sont pas superposables car les domaines étudiés et les critères d'inclusion ne sont pas identiques. Cependant, on retrouve constamment l'augmentation récente des décès liés à l'héroïne et à la méthadone et un faible nombre de décès attribué à la cocaïne. Une sous-estimation du nombre de décès est probable. Une optimisation du recueil et une coordination permettant le croisement des données sont nécessaires. La surmortalité des usagers d'héroïne, de cocaïne ou de crack, est avérée : surdoses, comorbidités (infectieuses, cardio-vasculaires, psychiatriques), conduites à risque (agressions, accidents de la voie publique…). La surmortalité des usagers de cannabis est probable : les décès par surdose de cannabis sont quasi inexistants, mais on retrouve une surmortalité indirecte (accidents de la voie publique, cancer du poumon) dans plusieurs études. Cet article présente les données épidémiologiques disponibles en France concernant les décès par surdoses chez les usagers de drogues. Nous nous sommes intéressés aux surdoses par stupéfiants illicites (héroïne, cocaïne, cannabis) et par certains médicaments : sulfate de morphine, traitements de substitution aux opiacés (buprénorphine haut dosage, méthadone). Les décès "indirects" liés aux comorbidités somatiques et aux accidents de la voie publique ne sont pas étudiés. [Résumé d'auteur]
ENGLISH:
Epidemiological data on drug overdose deaths in France come from three sources of information: the Registry of epidemiology center on the medical causes of death (CépiDc) which depends from INSERM and is based on death certificates, File OCRTIS (central office for combating illicit traffic in narcotic drugs) and the study DRAMES (death in connection with the abuse of drugs and substances) coordinated by Afssaps. The figures from these three sources are not identical because the areas studied and the criteria for inclusion are not identical. However, the recent increase in deaths related to heroin and methadone is constantly found and the number of deaths attributed to cocaine is low. An underestimation of the number of deaths is likely. An optimization of the collection and coordination for cross-over is necessary. [Editor's abstract]
Les données épidémiologiques sur les décès par surdose de stupéfiants en France proviennent de trois sources d'information : le registre du Centre d'épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc), qui dépend de l'Inserm et repose sur les certificats de décès, le fi chier de l'OCRTIS (Office central pour la répression des trafics illicites de stupéfiants) et l'étude DRAMES (Décès en relation avec l'abus de médicaments et de substances) coordonnée par l'Afssaps. Les chiffres issus de ces trois sources ne sont pas superposables car les domaines étudiés et les critères d'inclusion ne sont pas identiques. Cependant, on retrouve constamment l'augmentation récente des décès liés à l'héroïne et à la méthadone et un faible nombre de décès attribué à la cocaïne. Une sous-estimation du nombre de décès est probable. Une optimisation du recueil et une coordination permettant le croisement des données sont nécessaires. La surmortalité des usagers d'héroïne, de cocaïne ou de crack, est avérée : surdoses, comorbidités (infectieuses, cardio-vasculaires, psychiatriques), conduites à risque (agressions, accidents de la voie publique…). La surmortalité des usagers de cannabis est probable : les décès par surdose de cannabis sont quasi inexistants, mais on retrouve une surmortalité indirecte (accidents de la voie publique, cancer du poumon) dans plusieurs études. Cet article présente les données épidémiologiques disponibles en France concernant les décès par surdoses chez les usagers de drogues. Nous nous sommes intéressés aux surdoses par stupéfiants illicites (héroïne, cocaïne, cannabis) et par certains médicaments : sulfate de morphine, traitements de substitution aux opiacés (buprénorphine haut dosage, méthadone). Les décès "indirects" liés aux comorbidités somatiques et aux accidents de la voie publique ne sont pas étudiés. [Résumé d'auteur]
ENGLISH:
Epidemiological data on drug overdose deaths in France come from three sources of information: the Registry of epidemiology center on the medical causes of death (CépiDc) which depends from INSERM and is based on death certificates, File OCRTIS (central office for combating illicit traffic in narcotic drugs) and the study DRAMES (death in connection with the abuse of drugs and substances) coordinated by Afssaps. The figures from these three sources are not identical because the areas studied and the criteria for inclusion are not identical. However, the recent increase in deaths related to heroin and methadone is constantly found and the number of deaths attributed to cocaine is low. An underestimation of the number of deaths is likely. An optimization of the collection and coordination for cross-over is necessary. [Editor's abstract]
Affiliation :
Service de médecine interne toxicologique et addictologique, hôpital Fernand-Widal, 75010 Paris et service de médecine légale, hôpital Sud-Francilien, 91000 Evry, France
Historique