Bulletin de Périodique
INSEE Première , n°1493 - Avril 2014 - Les jeux d'argent en France
Auteur(s) :
RAKEDJIAN, E. ;
ROBIN, M.
Paru le :
02/04/2014
Année
2014
Page(s) :
4 p.
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
3
Domaine :
Addictions sans produit / Addictions without drug
Thésaurus géographique
FRANCE
Thésaurus mots-clés
JEUX D'ARGENT ET DE HASARD
;
EVOLUTION
;
DEPENSE
;
ECONOMIE
Note de contenu :
SOMMAIRE :
La moitié des adultes en France s'adonne aux jeux d'argent, même occasionnellement
Les mises ont augmenté de 76 % entre 2000 et 2012
Un secteur très concentré
Des prélèvements obligatoires très différents selon les jeux
Les paris hippiques en tête de course de la rentabilité pour les opérateurs
13 adultes sur 1 000 sont des joueurs à risque
Des pratiques très différentes selon les pays
Encadrés :
Le contrôle des jeux d'argent par l'État et les instances liées au secteur
Entre mises et gains, des taux de retour aux joueurs très différents selon les jeux
Une année 2013 médiocre
La moitié des adultes en France s'adonne aux jeux d'argent, même occasionnellement
Les mises ont augmenté de 76 % entre 2000 et 2012
Un secteur très concentré
Des prélèvements obligatoires très différents selon les jeux
Les paris hippiques en tête de course de la rentabilité pour les opérateurs
13 adultes sur 1 000 sont des joueurs à risque
Des pratiques très différentes selon les pays
Encadrés :
Le contrôle des jeux d'argent par l'État et les instances liées au secteur
Entre mises et gains, des taux de retour aux joueurs très différents selon les jeux
Une année 2013 médiocre
Résumé :
En France, l'attirance pour les jeux d'argent n'a cessé de progresser jusqu'en 2004-2006 (0,9 % de la consommation des ménages) et s'érode un peu depuis (0,8 % en 2012). Entre 2000 et 2012, les sommes misées ont augmenté de 76 % en valeur et atteignent 46,2 milliards d'euros en 2012. Sur la même période, les dépenses des joueurs, nettes des gains, ont augmenté de 48 %, passant de 6,4 à 9,5 milliards d'euros.
Avant 2010, le secteur des jeux s'organisait autour de trois grands pôles : la Française des jeux (FDJ), le Pari mutuel urbain (PMU) et les casinos. L'activité de la FDJ et du PMU a été très dynamique entre 2000 et 2012, celle des casinos s'est essoufflée à partir de 2007.
L'autorisation de jouer légalement en ligne, depuis juin 2010, n'a pas modifié l'équilibre et la hiérarchie du secteur des jeux d'argent : les jeux en ligne ne représentent que 7 % du marché en 2012. Après des débuts très prometteurs, leur croissance est devenue atone.
Les prélèvements obligatoires représentent 11 % des mises. La rentabilité nette est globalement de 14 % mais traduit des situations très hétérogènes entre opérateurs : elle s'élève à 34 % pour le PMU, alors que les jeux en ligne ne sont pas encore rentables.
Un joueur mise en moyenne environ 2 000 euros par an, soit une dépense de 400 euros, nette des gains.
Avant 2010, le secteur des jeux s'organisait autour de trois grands pôles : la Française des jeux (FDJ), le Pari mutuel urbain (PMU) et les casinos. L'activité de la FDJ et du PMU a été très dynamique entre 2000 et 2012, celle des casinos s'est essoufflée à partir de 2007.
L'autorisation de jouer légalement en ligne, depuis juin 2010, n'a pas modifié l'équilibre et la hiérarchie du secteur des jeux d'argent : les jeux en ligne ne représentent que 7 % du marché en 2012. Après des débuts très prometteurs, leur croissance est devenue atone.
Les prélèvements obligatoires représentent 11 % des mises. La rentabilité nette est globalement de 14 % mais traduit des situations très hétérogènes entre opérateurs : elle s'élève à 34 % pour le PMU, alors que les jeux en ligne ne sont pas encore rentables.
Un joueur mise en moyenne environ 2 000 euros par an, soit une dépense de 400 euros, nette des gains.
Affiliation :
Division Services, Insee, France
Historique