Périodique
Epidémiologie de la consommation des anxiolytiques et des hypnotiques en France et dans le monde
(Epidemiology of anxiolytics and hyptonics use in France and the world)
Auteur(s) :
PELISSOLO, A. ;
BOYER, P. ;
LEPINE, J. P. ;
BISSERBE, J. C.
Année
1996
Page(s) :
187-196
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
68
Domaine :
Autres substances / Other substances
Discipline :
EPI (Epidémiologie / Epidemiology)
Thésaurus géographique
INTERNATIONAL
;
EUROPE
;
CANADA
;
ETATS-UNIS
;
BRESIL
Thésaurus mots-clés
MEDICAMENTS
;
CONSOMMATION
;
TYPE D'USAGE
;
PREVALENCE
;
ANXIOLYTIQUES
;
HYPNOTIQUES
;
PRESCRIPTION MEDICALE
;
BENZODIAZEPINES
;
FACTEUR DE RISQUE
;
EPIDEMIOLOGIE
Note générale :
Encéphale (L'), 1996, (22), 3, 187-196
Résumé :
La question d'une éventuelle surconsommation médicamenteuse est aujourd'hui clairement posée pour les tranquillisants et les hypnotiques. Pour faire face à cette situation, des mesures de limitation des prescriptions ont récemment été prises par les autorités de santé. Une compréhension des causes et des mécanismes de cette consommation nécessite un inventaire détaillé de sa nature et de ses modalités, et une analyse critique des facteurs de morbidité qui lui sont associés. Au cours des 2 dernières années, en France, plusieurs études convergentes ont montré que 25 à 30 % des adultes en population générale utilisaient des anxiolytiques ou des hypnotiques, occasionnellement ou régulièrement, sur une année. Le pourcentage de consommateurs chroniques variait entre 5 et 7 % de la population totale. Malgré des différences méthodologiques entre les études, ces prévalences semblent bien plus élevées que celles observées dans d'autres pays. Les quantités de médicaments anxiolytiques et hypnotiques distribuées sont globalement 2 à 3 fois plus importantes en France que dans la plupart des pays industrialisés. Toutefois, ce phénomène n'est pas l'apanage exclusif des tranquillisants : il s'observe pour l'ensemble des médicaments, psychotropes ou non. Les taux de prescription des benzodiazépines et des produits de la même classe sont naturellement élevés en milieu psychiatrique, notamment chez les patients traités en ambulatoire (jusqu'à 77 % des patients en France en reçoivent) et en milieu hospitalier non psychiatrique (jusqu'à 45 % en médecine interne). Les principaux facteurs de risque associés à la prise d'anxiolytiques ou d'hypnotiques sont le sexe féminin, l'âge et l'importance des troubles psychiques et somatiques. De nombreuses interrogations demeurent cependant quant aux divers mécanismes (psychopathologiques, médicaux, socioculturels, etc. ) sous-tendant ces consommations, notamment au long cours. Leurs conséquences, qu'elles soient positives ou négatives, au niveau individuel et social ne sont pas non plus clairement identifiées.
Affiliation :
France. France.
Cote :
A00081
Historique