Rapport
Evaluation des unités pour sortants (UPS)
(Evaluation of UPS (Unités Pour Sortants) specialized French penitentiary services for drug addicts about to be released)
Auteur(s) :
PRUDHOMME, J. ;
BEN DIANE, M. K. ;
ROTILY, M.
Année
2001
Page(s) :
117 p.
Langue(s) :
Français
Éditeur(s) :
Paris : OFDT
;
Marseille : ORS PACA
ISBN :
978-2-11-092702-6
Domaine :
Plusieurs produits
Discipline :
EPI (Epidémiologie / Epidemiology)
Thésaurus mots-clés
PERSONNEL PENITENTIAIRE
;
PRISON
;
EVALUATION
;
ENQUETE
;
SUBSTITUTION
;
EPIDEMIOLOGIE DESCRIPTIVE
;
SANTE
Thésaurus géographique
FRANCE
Résumé :
La première expérience de mise en place d'une Unité Pour Sortants (UPS) remonte à mars 1992, à la maison d'arrêt de Fresnes. Depuis, l'expérience a été étendue à sept autres établissements pénitentiaires (Loos-de-Lille, Lyon, Marseille, Metz, Strasbourg, Nice, Maison darrêt pour femmes de Fresnes). L'objectif initial est un traitement social collectif de la toxicomanie destiné aux sortants les plus fragilisés sur le plan physique et psychique.
Ce rapport présente le premier volet de l'évaluation des UPS : une analyse qualitative menée auprès d'un corpus de 30 professionnels concernés directement ou indirectement (personnel pénitentiaire) par ces dispositifs et une enquête cas-témoins descriptive et analytique auprès de 60 détenus. L'analyse des entretiens collectés auprès des professionnels fait ressortir plusieurs problèmes, communs à l'ensemble de sites. Il semble qu'il n'y ait pas eu de procédures de concertation sur l'ensemble des sites ni d'action de sensibilisation en direction du personnel pénitentiaire avant la mise en oeuvre des unités. Par ailleurs, les problèmes de recrutement rencontrés renvoient directement aux conditions d'accès aux unités (localisation, non-rémunération des sessions, autres) et à la politique locale de traitement des toxicomanes (accès à la substitution). L'absence de suivi des bénéficiaires ne permet pas d'estimer les effets des UPS à leur égard, bien que ces unités constituent un moment avéré d'accès aux soins. S'il existe un effet de proximité sur le personnel pénitentiaire, les UPS n'ont pas modifié les représentations générales. L'enquête auprès des détenus ne montre pas de différence fondamentale entre les stagiaires UPS et les détenus témoins (ayant une préparation à la sortie conventionnelle). En fait, contrairement à la définition initiale de la population-cible, les stagiaires UPS ne semblent pas caractérisés par une consommation ou un état sociosanitaire ou psychique plus fragilisants que les autres détenus. L'analyse comparative révèle cependant que les bénéficiaires des sessions UPS sont plus nombreux que ceux du groupe témoin à avoir réalisé des démarches administratives, intégré la recherche d'un emploi dans leur projet de sortie et suivi un stage d'aide à l'emploi. La santé qui n'est pas un objectif directement fixé aux UPS ne fait partie du projet de sortie que pour un tiers des stagiaires UPS. Un stagiaire sur cinq a cité la prescription d'un traitement de substitution comme un élément du projet de sortie. Cette enquête comporte certaines limites méthodologiques incitant à quelque réserve dans la généralisation des résultats. Notamment, la petite taille de l'échantillon affaiblit la puissance statistique des comparaisons réalisées. En conclusion, l'hétérogénéité des unités au niveau du type de stagiaires, des modalités de sélection, du programme, et du fonctionnement, pose le problème de la cohérence interne du dispositif UPS et rend difficile son évaluation globale.
Ce rapport présente le premier volet de l'évaluation des UPS : une analyse qualitative menée auprès d'un corpus de 30 professionnels concernés directement ou indirectement (personnel pénitentiaire) par ces dispositifs et une enquête cas-témoins descriptive et analytique auprès de 60 détenus. L'analyse des entretiens collectés auprès des professionnels fait ressortir plusieurs problèmes, communs à l'ensemble de sites. Il semble qu'il n'y ait pas eu de procédures de concertation sur l'ensemble des sites ni d'action de sensibilisation en direction du personnel pénitentiaire avant la mise en oeuvre des unités. Par ailleurs, les problèmes de recrutement rencontrés renvoient directement aux conditions d'accès aux unités (localisation, non-rémunération des sessions, autres) et à la politique locale de traitement des toxicomanes (accès à la substitution). L'absence de suivi des bénéficiaires ne permet pas d'estimer les effets des UPS à leur égard, bien que ces unités constituent un moment avéré d'accès aux soins. S'il existe un effet de proximité sur le personnel pénitentiaire, les UPS n'ont pas modifié les représentations générales. L'enquête auprès des détenus ne montre pas de différence fondamentale entre les stagiaires UPS et les détenus témoins (ayant une préparation à la sortie conventionnelle). En fait, contrairement à la définition initiale de la population-cible, les stagiaires UPS ne semblent pas caractérisés par une consommation ou un état sociosanitaire ou psychique plus fragilisants que les autres détenus. L'analyse comparative révèle cependant que les bénéficiaires des sessions UPS sont plus nombreux que ceux du groupe témoin à avoir réalisé des démarches administratives, intégré la recherche d'un emploi dans leur projet de sortie et suivi un stage d'aide à l'emploi. La santé qui n'est pas un objectif directement fixé aux UPS ne fait partie du projet de sortie que pour un tiers des stagiaires UPS. Un stagiaire sur cinq a cité la prescription d'un traitement de substitution comme un élément du projet de sortie. Cette enquête comporte certaines limites méthodologiques incitant à quelque réserve dans la généralisation des résultats. Notamment, la petite taille de l'échantillon affaiblit la puissance statistique des comparaisons réalisées. En conclusion, l'hétérogénéité des unités au niveau du type de stagiaires, des modalités de sélection, du programme, et du fonctionnement, pose le problème de la cohérence interne du dispositif UPS et rend difficile son évaluation globale.
Affiliation :
France
Cote :
OFDT-1.04
Historique