Rapport
Suivi de patients usagers de drogues en médecine générale : étude prospective de suivi de 95 patients (approche quantitative - octobre 1998)
(Follow-up of drug users patients treated by general practitioner: prospective study of 95 patients, a quantitative approach)
Auteur(s) :
PERDRIAU, J. F. ;
BACLE, F. ;
LALANDE, M. ;
FONTAINE, Alain
Année
2001
Page(s) :
89 p.
Langue(s) :
Français
Éditeur(s) :
Saint-Denis : OFDT
ISBN :
978-2-11-092706-4
Refs biblio. :
162
Domaine :
Drogues illicites
Organismes
OFDT
Thésaurus géographique
FRANCE
;
ROYAUME-UNI
;
BELGIQUE
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SUISSE
;
PAYS-BAS
Thésaurus mots-clés
RESEAU DE SOINS
;
PRODUIT DE SUBSTITUTION
;
OBSERVANCE DU TRAITEMENT
;
EPIDEMIOLOGIE DESCRIPTIVE
;
MEDECIN GENERALISTE
;
ETUDE PROSPECTIVE
;
PRISE EN CHARGE
;
ENQUETE
;
EVALUATION
Résumé :
Il s'agit dune étude prospective de suivi en consultation de médecine générale de patients dépendants d'au moins un produit illicite, exception faite du cannabis. Les consommations de tabac, alcool, médicaments pris isolément n'ont pas été étudiées. Les patients substitués ne prenant plus d'opiacés illicites pendant la durée de l'étude ainsi que les patients prenant de la codéine en auto-substitution ont également été inclus. La consommation d'héroïne se modifie au cours de l'étude au profit d'une consommation "récréative" : 43% des patients substitués consommaient de l'héroïne à l'inclusion, ils étaient 33% à six mois et 31% à un an. Une consommation "récréative" persiste pour la cocaïne : 15% des patients consommaient occasionnellement de la cocaïne à l'inclusion et à six mois et 38% à un an. La voie intraveineuse reste le mode préférentiel de consommation malgré la substitution : 32% des patients déclaraient utiliser la voie veineuse à l'inclusion, 25% à six mois et 38% à un an. La consommation d'alcool apparaît comme un problème inquiétant car le nombre de patients en consommant régulièrement reste important (25%) et stable, alors qu'il est probablement sous-évalué. Le traitement de substitution favorise la prise en charge des problèmes somatiques des patients. Un examen clinique a été effectué au cours de 27% des consultations, 21% des patients n'ont jamais été examinés. La prise en charge psychiatrique semble plus difficile à obtenir : 24% des propositions de suivi conjoint avec un psychiatre ont été réalisées. Au total, et malgré ses limites, cette étude apporte une première représentation détaillée des modalités de suivi et de l'évolution de patients toxicomanes suivis par des médecins généralistes sur une durée de un an. La réalisation d'une étude qualitative complémentaire auprès des médecins et de leurs patients permet d'éclairer et de compléter ces résultats. (Extrait du document)
Affiliation :
ARES 92. Réseau sida toxicomanie, hôpital L. Mourier, Colombes, France
Cote :
OFDT
Historique