Congrès
Conflits, drogues et activités mafieuses
(Conflicts, drugs and mafia related activities)
Année
1999
Page(s) :
30 p.
Langue(s) :
Français
Éditeur(s) :
Paris : Observatoire Géopolitique des Drogues (OGD)
Refs biblio. :
17
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Discipline :
MAR (Marchés / Markets)
Thésaurus mots-clés
ORGANISATION CRIMINELLE
;
TRAFIC INTERNATIONAL
;
ARMEE
;
ECONOMIE
;
FINANCEMENT
;
TAXE
;
CORRUPTION
;
GUERRE
Thésaurus géographique
INTERNATIONAL
Note générale :
Contribution aux travaux préparatoire de la conférence sur la paix, La Haye, 11-16 mai 1999, Paris, OGD, 1999, 30 p.
Résumé :
FRANÇAIS :
Ce rapport se penche sur un phénomène qui, depuis la chute du Mur de Berlin, est un des principaux obstacles à la résolution des conflits locaux ou de basse intensité : leur financement par l'argent de la drogue. Après avoir rappelé que tout au long de l'histoire et surtout durant la période de la Guerre froide, certaines guerres ont été alimentées par le trafic de substances interdites, le texte montre que depuis le début 1990, cette pratique s'est généralisée au point que l'on peut la modéliser. Le point de vue adopté pour le démontrer consiste à envisager à quel niveau de la production et de la transformation d'une drogue d'origine naturelle s'articule les différents groupes armés. Le premier est celui de la taxation des cultures de cannabis, de coca et de pavot. Pratiquement toutes les guérillas y ont recours et certaines, particulièrement en Afrique, se limitent à ce niveau de taxation. Il implique en général que les commerçants qui achètent un produit interdit soient également soumis à l'impôt. L'étape suivante, plus lucrative, consiste à taxer les laboratoires et le transit du produit fini : c'est le cas notamment en Colombie, en Afghanistan et en Birmanie. Parfois, comme en Angola et en Colombie, la guérilla prend elle-même en main la commercialisation du produit fini. A tous ces niveaux, les forces de l'ordre qui combattent les insurgés tirent elles-mêmes des profits de ces activités comme on le constate au Pakistan, en Turquie ou au Pérou. En revanche, un nombre limité d'organisations armées - l'UCK (Kosovo), le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) - ont des réseaux de distribution de rue dans les pays consommateurs. On observe enfin que lorsque le conflit est terminé, comme dans l'ancienne Yougoslavie, un certain nombre de membres des différentes milices se reconvertissent dans des activités criminelles, en particulier le trafic de drogues. (Résumé d'auteur)
Ce rapport se penche sur un phénomène qui, depuis la chute du Mur de Berlin, est un des principaux obstacles à la résolution des conflits locaux ou de basse intensité : leur financement par l'argent de la drogue. Après avoir rappelé que tout au long de l'histoire et surtout durant la période de la Guerre froide, certaines guerres ont été alimentées par le trafic de substances interdites, le texte montre que depuis le début 1990, cette pratique s'est généralisée au point que l'on peut la modéliser. Le point de vue adopté pour le démontrer consiste à envisager à quel niveau de la production et de la transformation d'une drogue d'origine naturelle s'articule les différents groupes armés. Le premier est celui de la taxation des cultures de cannabis, de coca et de pavot. Pratiquement toutes les guérillas y ont recours et certaines, particulièrement en Afrique, se limitent à ce niveau de taxation. Il implique en général que les commerçants qui achètent un produit interdit soient également soumis à l'impôt. L'étape suivante, plus lucrative, consiste à taxer les laboratoires et le transit du produit fini : c'est le cas notamment en Colombie, en Afghanistan et en Birmanie. Parfois, comme en Angola et en Colombie, la guérilla prend elle-même en main la commercialisation du produit fini. A tous ces niveaux, les forces de l'ordre qui combattent les insurgés tirent elles-mêmes des profits de ces activités comme on le constate au Pakistan, en Turquie ou au Pérou. En revanche, un nombre limité d'organisations armées - l'UCK (Kosovo), le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) - ont des réseaux de distribution de rue dans les pays consommateurs. On observe enfin que lorsque le conflit est terminé, comme dans l'ancienne Yougoslavie, un certain nombre de membres des différentes milices se reconvertissent dans des activités criminelles, en particulier le trafic de drogues. (Résumé d'auteur)
Affiliation :
OGD
France. France.
France. France.
Cote :
OGD
Historique