Article de Périodique
The demedicalization of methadone maintenance (1995)
(La démédicalisation de la maintenance à la méthadone)
Auteur(s) :
ROSENBAUM, M.
Année
1995
Page(s) :
145-149
Langue(s) :
Anglais
Refs biblio. :
43
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Thésaurus mots-clés
METHADONE
;
TRAITEMENT
;
REDUCTION DES RISQUES ET DES DOMMAGES
;
SIDA
;
POLITIQUE
;
HISTOIRE
;
MEDICALISATION
Note générale :
Journal of Psychoactive Drugs, 1995, 27, (2), 145-149
Résumé :
FRANÇAIS :
Au milieu des années 60, aux USA, la mise en place de traitements de maintenance à la méthadone a fait partie d'un processus de médicalisation des problèmes sociaux. La définition de la déviance comme "maladie" plutôt que comme "méchanceté" a constitué la première étape de stratégie de réduction des risques. Vers les années 70, la maintenance à la méthadone fut un moyen de réduire la criminalité due à la drogue, et les programmes fédéraux se sont multipliés. Au début des années 1980 apparut la politique du "just say no" de Reagan, symbole de moralité basée sur l'abstinence, et parallèlement la méthadone fut démédicalisée. Quand le partage des seringues fut reconnu comme un facteur favorisant l'extension du VIH, la méthadone a été incluse dans un traitement court, payant et parcimonieusement distribué. Ironiquement, pendant que d'autres pays étaient capables d'utiliser la méthadone pour réduire l'extension du SIDA, les USA refusaient de faciliter son développement et en fait, y firent obstacle. A la frustration de ses partisans et des utilisateurs, cet outil original de réduction des risques a été démédicalisé et reste marginalisé.
ENGLISH :
In the mid-1960s, the methadone maintenance treatment was a part of the growing medicalization of social problems in the USA. The definition of deviance as "sickness" rather than "badness" set the stage for America's first harm-reduction strategy. By the 70s methadone maintenance was seen as a way to reduce drug-related crime, and federally funded programs proliferated. The early 80s brought the Reagan era, fiscal austerity, the new "just say no" abstinence morality, and demedicalization of methadone maintenance. By the time needle-sharing was recognized as a major contributing factor in the spread of HIV, methadone had been transformed into a largely fee-forservice, short-term, begrudgingly tolerated treatment modality. Ironically, while other countries were able to use methadone to curb the spread of AIDS, the USA refused to facilitate its expansion, and in fact impeded it. To the frustration of proponents and consumers, this original harm-reduction tool was demedicalized and remains marginalized. (From author's abstract)
Au milieu des années 60, aux USA, la mise en place de traitements de maintenance à la méthadone a fait partie d'un processus de médicalisation des problèmes sociaux. La définition de la déviance comme "maladie" plutôt que comme "méchanceté" a constitué la première étape de stratégie de réduction des risques. Vers les années 70, la maintenance à la méthadone fut un moyen de réduire la criminalité due à la drogue, et les programmes fédéraux se sont multipliés. Au début des années 1980 apparut la politique du "just say no" de Reagan, symbole de moralité basée sur l'abstinence, et parallèlement la méthadone fut démédicalisée. Quand le partage des seringues fut reconnu comme un facteur favorisant l'extension du VIH, la méthadone a été incluse dans un traitement court, payant et parcimonieusement distribué. Ironiquement, pendant que d'autres pays étaient capables d'utiliser la méthadone pour réduire l'extension du SIDA, les USA refusaient de faciliter son développement et en fait, y firent obstacle. A la frustration de ses partisans et des utilisateurs, cet outil original de réduction des risques a été démédicalisé et reste marginalisé.
ENGLISH :
In the mid-1960s, the methadone maintenance treatment was a part of the growing medicalization of social problems in the USA. The definition of deviance as "sickness" rather than "badness" set the stage for America's first harm-reduction strategy. By the 70s methadone maintenance was seen as a way to reduce drug-related crime, and federally funded programs proliferated. The early 80s brought the Reagan era, fiscal austerity, the new "just say no" abstinence morality, and demedicalization of methadone maintenance. By the time needle-sharing was recognized as a major contributing factor in the spread of HIV, methadone had been transformed into a largely fee-forservice, short-term, begrudgingly tolerated treatment modality. Ironically, while other countries were able to use methadone to curb the spread of AIDS, the USA refused to facilitate its expansion, and in fact impeded it. To the frustration of proponents and consumers, this original harm-reduction tool was demedicalized and remains marginalized. (From author's abstract)
Affiliation :
Inst. Scient. Analysis, 2233 Lombard St, San Francisco, CA 94123
Etats-Unis. United States.
Etats-Unis. United States.
Historique