Article de Périodique
Toxicomanie, femmes enceintes et maternité : une nécessaire évolution de la prise en charge (2000)
(Drug dependency, pregnancy and motherhood: the needed evolution of treatment and care)
Auteur(s) :
FRANCHITTO, M. C. ;
PEYREFORT E. ;
TELLIER, G.
Année
2000
Page(s) :
1-12
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
24
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Thésaurus mots-clés
ENFANT D'USAGER
;
GROSSESSE
;
TRAITEMENT
;
PRISE EN CHARGE
;
SUIVI DU PATIENT
;
NOUVEAU-NE
;
PATHOLOGIE
;
RELATION MERE ENFANT
;
PSYCHOLOGIE
;
INTERDISCIPLINARITE
Résumé :
Cet article a pour objectif, à partir dune revue de la littérature française, de faire l'état des lieux sur les femmes enceintes et les mères toxicomanes, sur les difficultés et les recommandations pour la prise en charge par les professionnels de soins. On estime que 500 à 2500 grossesses de femmes toxicomanes sont menées à terme chaque année en France.
Une première partie de l'article propose des tableaux sur les risques obstétriques liés à la consommation des produits psychoactifs et sur les effets sur le foetus et le nouveau-né (malformations, troubles du comportement, allaitement). Ces risques sont accrus en cas de polytoxicomanie. Sur le plan psychologique la grossesse entraîne de nombreux bouleversements pour la future mère : espoir de réparation mais aussi retour dune histoire familiale souvent difficile, culpabilisation. L'arrivée du bébé réactualise une angoisse d'abandon et brise souvent l'image de l'enfant idéalisé ce qui peut entraîner de sérieuses difficultés post-partum.
La prise en charge des femmes enceintes toxicomanes en maternité doit permettre d'améliorer un diagnostic tardif de grossesse et le suivi prénatal. Les traitements de substitution (méthadone, buprénorphine) sont un outil essentiel pour mettre en place une prise en charge adaptée.
Tout aussi essentiel est un suivi pluridisciplinaire associant différent professionnels de soins en réseau, même si cette approche se heurte encore à de nombreuses résistances chez les professionnels hospitaliers en raison de l'image négative de la mère toxicomane. L'exemple de l'équipe pluridisciplinaire de la maternité Port-Royal est développé. Cet article présente une bibliographie Toxibase de 24 références. (Résumé de la revue)
Une première partie de l'article propose des tableaux sur les risques obstétriques liés à la consommation des produits psychoactifs et sur les effets sur le foetus et le nouveau-né (malformations, troubles du comportement, allaitement). Ces risques sont accrus en cas de polytoxicomanie. Sur le plan psychologique la grossesse entraîne de nombreux bouleversements pour la future mère : espoir de réparation mais aussi retour dune histoire familiale souvent difficile, culpabilisation. L'arrivée du bébé réactualise une angoisse d'abandon et brise souvent l'image de l'enfant idéalisé ce qui peut entraîner de sérieuses difficultés post-partum.
La prise en charge des femmes enceintes toxicomanes en maternité doit permettre d'améliorer un diagnostic tardif de grossesse et le suivi prénatal. Les traitements de substitution (méthadone, buprénorphine) sont un outil essentiel pour mettre en place une prise en charge adaptée.
Tout aussi essentiel est un suivi pluridisciplinaire associant différent professionnels de soins en réseau, même si cette approche se heurte encore à de nombreuses résistances chez les professionnels hospitaliers en raison de l'image négative de la mère toxicomane. L'exemple de l'équipe pluridisciplinaire de la maternité Port-Royal est développé. Cet article présente une bibliographie Toxibase de 24 références. (Résumé de la revue)
Affiliation :
Equipe Mobile Toxicomanie, Hôp. Cochin-Port Royal, Paris, France
Cote :
Abonnement
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