Thèse, mémoire
Le secret et le toxicomane: étude réalisée au Maroc auprès de polytoxicomanes
(Secret and drug addict: study carried out in Morocco with multiple drug addicts)
Auteur(s) :
LEGER, M.
Année
1986
Page(s) :
295 p.
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
442
Domaine :
Drogues illicites
Thésaurus mots-clés
PSYCHANALYSE
;
PRISE EN CHARGE
;
MYTHE
;
DENEGATION
;
LEGISLATION
;
ETHNOLOGIE
;
CANNABIS
;
RELIGION
;
IMAGE
;
POLYCONSOMMATION
;
RELATION MERE ENFANT
Thésaurus géographique
MAROC
Note générale :
Thèse de doctorat de 3ème cycle, Laboratoire de Psychologie Clinique et Sociale, Univ. Paris Nord XIII, 1986, 295 p.
Résumé :
FRANÇAIS :
La première partie montre comment les toxicomanes organisent leur vie autour du secret, sans que celui-ci joue son rôle de protecteur de la personne. A la fois cachant et montrant, le toxicomane fait une utilisation perverse du secret et apparaît isolé face à la perte de celui-ci: aucun secret ne peut vraiment être gardé, tout est visible. Ce qui pose la double question du regard et du sacrifice. La 2e partie est très largement illustrée par des références à la mythologie grecque, aux cartes et à la vie traditionnelle du Maroc. L'auteur souligne l' irréductibilité de la différence, les interdits de l'Islam ne faisant que reconduire cette différence. Pourtant l'Islam ne permet ni n' interdit explicitement la drogue, et c'est dans cet espace de non-différence et de secret que s'inscrit le toxicomane. Au moyen d' études de cas, la 3e partie montre comment un secret est toujours au centre de la toxicomanie. Sa fonction est alors de protéger un fantasme, celui de la jouissance du couple mère-enfant. La prise en charge du toxicomane devra permettre le deuil de ce couple et traiter de la problématique du regard pour, à travers la référence à une image de soi, séparée de la mère, ouvrir l'accès à la métaphore.
La première partie montre comment les toxicomanes organisent leur vie autour du secret, sans que celui-ci joue son rôle de protecteur de la personne. A la fois cachant et montrant, le toxicomane fait une utilisation perverse du secret et apparaît isolé face à la perte de celui-ci: aucun secret ne peut vraiment être gardé, tout est visible. Ce qui pose la double question du regard et du sacrifice. La 2e partie est très largement illustrée par des références à la mythologie grecque, aux cartes et à la vie traditionnelle du Maroc. L'auteur souligne l' irréductibilité de la différence, les interdits de l'Islam ne faisant que reconduire cette différence. Pourtant l'Islam ne permet ni n' interdit explicitement la drogue, et c'est dans cet espace de non-différence et de secret que s'inscrit le toxicomane. Au moyen d' études de cas, la 3e partie montre comment un secret est toujours au centre de la toxicomanie. Sa fonction est alors de protéger un fantasme, celui de la jouissance du couple mère-enfant. La prise en charge du toxicomane devra permettre le deuil de ce couple et traiter de la problématique du regard pour, à travers la référence à une image de soi, séparée de la mère, ouvrir l'accès à la métaphore.
Affiliation :
France. France.
Cote :
T00031-1 ; T00031-2
Historique