Chapitre
Marseille : enquête dans le quartier de Saint Barthélémy
(Marseille: investigation in the Saint Barthelemy district)
Auteur(s) :
CAYOL A. ;
SCHIRAY, M.
Année
1994
Page(s) :
109-121
Langue(s) :
Français
Éditeur(s) :
Paris : Conseil National des Villes (CNV)
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Discipline :
MAR (Marchés / Markets)
Thésaurus géographique
FRANCE
Thésaurus mots-clés
MILIEU URBAIN
;
QUARTIER
;
ENQUETE
;
TRAFIC
;
COUT
;
CONSOMMATION
;
INTERPELLATION
;
ECONOMIE
;
DELINQUANCE
;
CANNABIS
;
PREVENTION
;
FAMILLE
;
MARCHE DE LA DROGUE
Note générale :
In : CONSEIL NATIONAL DES VILLES, L'économie souterraine de la drogue., Paris, CNV, 1994, 109-121
Résumé :
FRANÇAIS :
A partir du colloque du 31 mars 1994 organisé par la Maison des Sciences de l'homme et le CNV à Antony, ce document constitue l'une des parties d'un ouvrage présentant la synthèse des résultats d'une enquête sur "les réalités des activités illégales liées au trafic de stupéfiants" menée dans six quartiers de grandes villes françaises, dont Marseille. Le quartier Saint-Barthélémy, site de Développement Social Urbain, compte environ 20 000 habitants répartis dans sept cités d'habitat social. La population est majoritairement pauvre, jeune, peu qualifiée, non insérée professionnellement. Le taux de chômage y est supérieur à la moyenne marseillaise. La consommation porte essentiellement sur le haschich et a lieu au sein même de la cité. Les usagers sont jeunes, de faible niveau scolaire et habitent le plus souvent chez leurs parents. Parmi les comportements délinquants liés à l'usage, on note principalement les vols à l'arraché et les dégradations, dont certaines au sein d'établissements scolaires. Mais il existe également une délinquance très structurée, qui concerne aussi bien les trafics de véhicules que les cambriolages, recels et agressions diverses. Les ressources issues de la vente de stupéfiants participent souvent à l'économie familiale. Le trafic propose ainsi un modèle de réussite quasi-banalisé, auquel se heurtent travailleurs sociaux et enseignants.
A partir du colloque du 31 mars 1994 organisé par la Maison des Sciences de l'homme et le CNV à Antony, ce document constitue l'une des parties d'un ouvrage présentant la synthèse des résultats d'une enquête sur "les réalités des activités illégales liées au trafic de stupéfiants" menée dans six quartiers de grandes villes françaises, dont Marseille. Le quartier Saint-Barthélémy, site de Développement Social Urbain, compte environ 20 000 habitants répartis dans sept cités d'habitat social. La population est majoritairement pauvre, jeune, peu qualifiée, non insérée professionnellement. Le taux de chômage y est supérieur à la moyenne marseillaise. La consommation porte essentiellement sur le haschich et a lieu au sein même de la cité. Les usagers sont jeunes, de faible niveau scolaire et habitent le plus souvent chez leurs parents. Parmi les comportements délinquants liés à l'usage, on note principalement les vols à l'arraché et les dégradations, dont certaines au sein d'établissements scolaires. Mais il existe également une délinquance très structurée, qui concerne aussi bien les trafics de véhicules que les cambriolages, recels et agressions diverses. Les ressources issues de la vente de stupéfiants participent souvent à l'économie familiale. Le trafic propose ainsi un modèle de réussite quasi-banalisé, auquel se heurtent travailleurs sociaux et enseignants.
Affiliation :
France
Cote :
E00246
Historique