Article de Périodique
Mécanismes neurobiologiques de la dépendance : implication de la sérotonine (2002)
(Serotonin involvement in drug dependence)
Auteur(s) :
HAMON, M.
Année
2002
Page(s) :
35-45
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
46
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Thésaurus mots-clés
NEUROBIOLOGIE
;
SEROTONINE
;
DEPENDANCE
;
MECANISME D'ACTION
;
AUTOADMINISTRATION
;
ANTIDEPRESSEURS
;
COMPULSION
Thésaurus géographique
FRANCE
Note générale :
Bulletin de l'Académie Nationale de Médecine, 2002, 186, (2), 35-45
Résumé :
FRANÇAIS :
Aussi bien chez l'animal que chez l'homme, de nombreuses données convergentes montrent que le système sérotoninergique central est impliqué dans le comportement de self-contrôle, un tonus sérotoninergique anormalement bas étant souvent associé à l'impulsivité, voire l'auto et l'hétéro-agressivité. Or l'administration répétée de drogues addictogènes comme la cocaïne conduit à une diminution de ce tonus, contribuant par conséquent à la perte de contrôle qui caractérise la recherche irrépressible de drogue chez le toxicomane. En fait, l'étude approfondie de la neurotransmission sérotoninergique centrale suite à la prise répétée de cocaïne et d'autres substances addictogènes révèle à des modifications induites par des psychotropes qui, au contraire, élèvent le tonus sérotoninergique, comme par exemple les antidépresseurs inhibiteurs sélectifs de la "recapture" de la sérotonine. C'est d'ailleurs très probablement en stimulant la neurotransmission sérotoninergique cérébrale que ces composés renforcent la capacité du sujet à refréner ses pulsions, et donc à diminuer son désir et sa consommation de drogue. Comme l'attestent plusieurs études convergentes, des ligands de certains récepteurs de la sérotonine, en association avec des produits diminuant le caractère appétitif renforçant des drogues (comme par exemple des antagonistes des récepteurs des cannabinoïdes), pourraient présenter un intérêt pour la mise au point d'une nouvelle stratégie d'aide thérapeutique au sevrage chez les toxicomanes. (Résumé de la revue.)
Aussi bien chez l'animal que chez l'homme, de nombreuses données convergentes montrent que le système sérotoninergique central est impliqué dans le comportement de self-contrôle, un tonus sérotoninergique anormalement bas étant souvent associé à l'impulsivité, voire l'auto et l'hétéro-agressivité. Or l'administration répétée de drogues addictogènes comme la cocaïne conduit à une diminution de ce tonus, contribuant par conséquent à la perte de contrôle qui caractérise la recherche irrépressible de drogue chez le toxicomane. En fait, l'étude approfondie de la neurotransmission sérotoninergique centrale suite à la prise répétée de cocaïne et d'autres substances addictogènes révèle à des modifications induites par des psychotropes qui, au contraire, élèvent le tonus sérotoninergique, comme par exemple les antidépresseurs inhibiteurs sélectifs de la "recapture" de la sérotonine. C'est d'ailleurs très probablement en stimulant la neurotransmission sérotoninergique cérébrale que ces composés renforcent la capacité du sujet à refréner ses pulsions, et donc à diminuer son désir et sa consommation de drogue. Comme l'attestent plusieurs études convergentes, des ligands de certains récepteurs de la sérotonine, en association avec des produits diminuant le caractère appétitif renforçant des drogues (comme par exemple des antagonistes des récepteurs des cannabinoïdes), pourraient présenter un intérêt pour la mise au point d'une nouvelle stratégie d'aide thérapeutique au sevrage chez les toxicomanes. (Résumé de la revue.)
Affiliation :
Inserm U.288, CHU Pitié-Salpêtrière, 91 blvd de l'Hôpital, 75634 Paris cedex 13
France. France.
France. France.
Cote :
R00091
Historique