Périodique
Etude épimédiologique du qâtisme dans l'armée nationale djiboutienne
(Epidemiologic study of qât use in the national army of Djibouti)
Année
1998
Page(s) :
161-164
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
6
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Discipline :
EPI (Epidémiologie / Epidemiology)
Thésaurus mots-clés
KHAT
;
AMPHETAMINE
;
APPAREIL CARDIOVASCULAIRE
;
EFFET SECONDAIRE
;
PATHOLOGIE ORGANIQUE
;
DENT
;
ARMEE
;
SEXE MASCULIN
;
EPIDEMIOLOGIE
Thésaurus géographique
DJIBOUTI
Note générale :
Médecine Tropicale, 1998, 58, (2), 161-164
Note de contenu :
fig.
Résumé :
FRANÇAIS :
Le qât dont les feuilles sont mâchées traditionnellement dans la corne de l'Afrique, est un arbuste contenant des alcaloïdes amphétaminiques (cathine et cathinone) qui sont responsables des effets psychiques recherchés (anorexie, excitation, euphorie) et d'effets sympathomimétiques. En interrogeant prospectivement 100 militaires lors de consultations consécutives, cette étude a trouvé une prévalence du qâtisme de 84 % dans l'armée nationale djiboutienne. Les sujet qâteurs consommaient environ un jour sur trois et absorbaient en moyenne 400 grammes par séance. Ceci représente un budget mensuel d' environ 500 Francs. La fréquence cardiaque et la pression artérielle des qâteurs n'étaient pas différentes de celles des sujets non qâteurs. Parmi les sujets qâteurs, il n'y avait pas de corrélation entre la pression artérielle et l'âge ou la quantité de qât ingérée à chaque séance. Une couleur verdâtre de la langue a été notée chez 65 % des qâteurs mais ce signe était peu spécifique. Enfin, la consommation de qât était significativement liée à un mauvais état dentaire. Dans cette population d'adultes jeunes djiboutiens, cette toxicomanie apparaît très fréquente mais ses conséquences cardiovasculaires paraissent, dans cette tranche d'âge, limitées.
Le qât dont les feuilles sont mâchées traditionnellement dans la corne de l'Afrique, est un arbuste contenant des alcaloïdes amphétaminiques (cathine et cathinone) qui sont responsables des effets psychiques recherchés (anorexie, excitation, euphorie) et d'effets sympathomimétiques. En interrogeant prospectivement 100 militaires lors de consultations consécutives, cette étude a trouvé une prévalence du qâtisme de 84 % dans l'armée nationale djiboutienne. Les sujet qâteurs consommaient environ un jour sur trois et absorbaient en moyenne 400 grammes par séance. Ceci représente un budget mensuel d' environ 500 Francs. La fréquence cardiaque et la pression artérielle des qâteurs n'étaient pas différentes de celles des sujets non qâteurs. Parmi les sujets qâteurs, il n'y avait pas de corrélation entre la pression artérielle et l'âge ou la quantité de qât ingérée à chaque séance. Une couleur verdâtre de la langue a été notée chez 65 % des qâteurs mais ce signe était peu spécifique. Enfin, la consommation de qât était significativement liée à un mauvais état dentaire. Dans cette population d'adultes jeunes djiboutiens, cette toxicomanie apparaît très fréquente mais ses conséquences cardiovasculaires paraissent, dans cette tranche d'âge, limitées.
Affiliation :
Djibouti. Djibouti.
Cote :
A01379
Historique