Livre
Alcool et accidents. Etude de 4 796 cas d'accidents, admis dans 21 hôpitaux français, entre octobre 1982 et mars 1983
Auteur(s) :
HCEIA (Haut comité d'étude et d'information sur l'alcoolisme)
Année
1985
Page(s) :
154 p.
Langue(s) :
Français
Éditeur(s) :
Paris : La Documentation française
Collection :
Série Documents
ISBN :
978-2-11-001305-2
Domaine :
Alcool / Alcohol
Discipline :
EPI (Epidémiologie / Epidemiology)
Thésaurus mots-clés
EPIDEMIOLOGIE
;
ALCOOL
;
ALCOOLEMIE
;
ACCIDENT
;
CONDUITE DE VEHICULE
;
MILIEU PROFESSIONNEL
;
HOPITAL
Thésaurus géographique
FRANCE
Note générale :
Paris, Documentation française, 1985, (Série Documents), 154 p.
Résumé :
FRANÇAIS :
Comme suite à une question posée par le Premier Ministre concernant les relations entre les accidents et l'alcoolisation en distinguant l'alcoolisation chronique de l'alcoolisation occasionnelle, le Haut Comité a procédé, entre octobre 1982 et mars 1983, à une enquête pratiquée simultanément dans 21 centres hospitaliers de la France métropolitaine. Tous les sujets de cette enquête, âgés de plus de 15 ans, ont été victimes d'un accident, accident de la route (en distinguant l'accident de la voie publique, l'accident du trajet et l'accident de la circulation dans le travail), accident du travail, accident domestique, accident dû à la pratique d'un sport ou rixe. Le recueil des données a été effectué de manière à ne privilégier aucun jour de la semaine ni aucune heure du jour. Afin de pouvoir apprécier l'état d'alcoolisation des sujets dans des conditions proches de celles de l'accident, seuls ont été pris en compte les blessés admis à l'hôpital moins de 3 heures après celui- ci.
Cette enquête a permis, pour la première fois, de mesurer chez des accidentés, d'une part l'alcoolémie, d'autre part deux indicateurs biologiques de la consommation habituelle d'alcool, la gamma-glutamyltranférase (GGT) et le volume globulaire moyen (VGM), en les rapprochant, par des méthodes d'analyse statistique, de 22 autres données caractéristiques de l'accidenté et de l'accident. Les aspects positifs de cette étude sont :
- l'utilisation d'une
procédure commune et reproductible pour le recueil des données, susceptible de faire de celles-ci un indicateur de l'alcoolisation de la population française,
- la réalisation par le même laboratoire des dosages de GGT,
- le nombre élevé de cas étudiés (3 427 hommes et 1 369 femmes, soit en tout 4 796 victimes d'accidents),
- l'inclusion de toutes les catégories d'accidents.
Ces qualités méthodologiques compensent en partie la limitation de l'échantillonnage aux seuls accidentés et à certains centres hospitaliers. Par ailleurs, l'objectif même de cette recherche, qui n'était pas d'évaluer la responsabilité de l'alcool dans la genèse des accidents, avait exclu :
- d'explorer des groupes-témoins représentatifs de chaque population exposée à un certain type d'accident,
- d'enquêter sur le rôle actif ou passif des blessés,
- d'étudier les habitudes alimentaires des blessés concernés par l'enquête.
Comme suite à une question posée par le Premier Ministre concernant les relations entre les accidents et l'alcoolisation en distinguant l'alcoolisation chronique de l'alcoolisation occasionnelle, le Haut Comité a procédé, entre octobre 1982 et mars 1983, à une enquête pratiquée simultanément dans 21 centres hospitaliers de la France métropolitaine. Tous les sujets de cette enquête, âgés de plus de 15 ans, ont été victimes d'un accident, accident de la route (en distinguant l'accident de la voie publique, l'accident du trajet et l'accident de la circulation dans le travail), accident du travail, accident domestique, accident dû à la pratique d'un sport ou rixe. Le recueil des données a été effectué de manière à ne privilégier aucun jour de la semaine ni aucune heure du jour. Afin de pouvoir apprécier l'état d'alcoolisation des sujets dans des conditions proches de celles de l'accident, seuls ont été pris en compte les blessés admis à l'hôpital moins de 3 heures après celui- ci.
Cette enquête a permis, pour la première fois, de mesurer chez des accidentés, d'une part l'alcoolémie, d'autre part deux indicateurs biologiques de la consommation habituelle d'alcool, la gamma-glutamyltranférase (GGT) et le volume globulaire moyen (VGM), en les rapprochant, par des méthodes d'analyse statistique, de 22 autres données caractéristiques de l'accidenté et de l'accident. Les aspects positifs de cette étude sont :
- l'utilisation d'une
procédure commune et reproductible pour le recueil des données, susceptible de faire de celles-ci un indicateur de l'alcoolisation de la population française,
- la réalisation par le même laboratoire des dosages de GGT,
- le nombre élevé de cas étudiés (3 427 hommes et 1 369 femmes, soit en tout 4 796 victimes d'accidents),
- l'inclusion de toutes les catégories d'accidents.
Ces qualités méthodologiques compensent en partie la limitation de l'échantillonnage aux seuls accidentés et à certains centres hospitaliers. Par ailleurs, l'objectif même de cette recherche, qui n'était pas d'évaluer la responsabilité de l'alcool dans la genèse des accidents, avait exclu :
- d'explorer des groupes-témoins représentatifs de chaque population exposée à un certain type d'accident,
- d'enquêter sur le rôle actif ou passif des blessés,
- d'étudier les habitudes alimentaires des blessés concernés par l'enquête.
Affiliation :
France
Cote :
L00828
Historique