Article de Périodique
Faut-il sevrer les toxicomanes de la méthadone ? (1997)
(Do we have to undergo methadone detoxification ?)
Auteur(s) :
DEGLON, J. J.
Année
1997
Page(s) :
45-58
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
56
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Résumé :
FRANÇAIS :
L'hypothèse neurobiologique s'impose pour expliquer la constance des échecs aux sevrages de la méthadone : l'abus des opiacés entraîne un dysfonctionnement parfois durable du système des endorphines cérébrales et de leurs récepteurs. Suite au sevrage, ce dernier se manifeste par un syndrome déficitaire à la base des rechutes ou perturbations d'humeur habituellement observées. Dans le groupe des héroïnomanes chroniques, il convient donc de ne sevrer de la méthadone que les patients volontaires, très bien stabilisés de longue date et ceci de façon très lentement dégressive. En cas de début de rechute ou de perturbation de l'équilibre médicopsychosocial en cours de sevrage, il faut réajuster le dosage de méthadone et envisager ultérieurement une réduction beaucoup plus lente. Si, malgré cette précaution, on observe à plusieurs reprises ce syndrome déficitaire en dessous d'un certain dosage de méthadone et qu'il persiste en menaçant la qualité de vie acquise, il est indiqué de proposer un traitement de substitution à très long terme, voire à vie. (A partir du résumé de l'auteur)
ENGLISH :
A neurobiological hypothesis has been put forward in an attempt to explain the consistent failures of methadone withdrawal. Opiate abuse triggers the often permanent dysfunction of the cerebral endorphin system and their receptors. Following withdrawal, the latter manifests as a deficiency syndrome which gives rise to the relapses or moodswings generally observed. Methadone should therefore be very gradually withdrawn only in those patients who are in agreement and whose condition has stabilised over a long period of time. If a relapse or medico-psychosocial imbalance begins during withdrawal, the dose level of methadone should be readjusted with a view to reducing the dosage more gradually thereafter. If, despite this precaution, the deficiency syndrome recurs time and time again below a certain dose level of methadone and continues to threaten the quality of life acquired to date, more long-term, even life-longs, substitution therapy should be proposed. (From author's abstract)
L'hypothèse neurobiologique s'impose pour expliquer la constance des échecs aux sevrages de la méthadone : l'abus des opiacés entraîne un dysfonctionnement parfois durable du système des endorphines cérébrales et de leurs récepteurs. Suite au sevrage, ce dernier se manifeste par un syndrome déficitaire à la base des rechutes ou perturbations d'humeur habituellement observées. Dans le groupe des héroïnomanes chroniques, il convient donc de ne sevrer de la méthadone que les patients volontaires, très bien stabilisés de longue date et ceci de façon très lentement dégressive. En cas de début de rechute ou de perturbation de l'équilibre médicopsychosocial en cours de sevrage, il faut réajuster le dosage de méthadone et envisager ultérieurement une réduction beaucoup plus lente. Si, malgré cette précaution, on observe à plusieurs reprises ce syndrome déficitaire en dessous d'un certain dosage de méthadone et qu'il persiste en menaçant la qualité de vie acquise, il est indiqué de proposer un traitement de substitution à très long terme, voire à vie. (A partir du résumé de l'auteur)
ENGLISH :
A neurobiological hypothesis has been put forward in an attempt to explain the consistent failures of methadone withdrawal. Opiate abuse triggers the often permanent dysfunction of the cerebral endorphin system and their receptors. Following withdrawal, the latter manifests as a deficiency syndrome which gives rise to the relapses or moodswings generally observed. Methadone should therefore be very gradually withdrawn only in those patients who are in agreement and whose condition has stabilised over a long period of time. If a relapse or medico-psychosocial imbalance begins during withdrawal, the dose level of methadone should be readjusted with a view to reducing the dosage more gradually thereafter. If, despite this precaution, the deficiency syndrome recurs time and time again below a certain dose level of methadone and continues to threaten the quality of life acquired to date, more long-term, even life-longs, substitution therapy should be proposed. (From author's abstract)
Affiliation :
Fdn Phénix, 100 r. Chêne, 1224 Chêne-Bougeries/Genève
Suisse. Switzerland.
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