Article de Périodique
Usage criminel de produits psychoactifs : analyse d'une série parisienne (2002)
(Criminal use of psycho-active drugs: analysis of a cohort in Paris)
Auteur(s) :
QUESTEL, F. ;
LAGIER, G. ;
FOMPEYDIE, D. ;
DJEZZAR, S. ;
DALLY, S. ;
ELKHARRAT, D. ;
DIAMANT-BERGER, O.
Année
2002
Page(s) :
371-380
Langue(s) :
Anglais
Refs biblio. :
11
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Discipline :
EPI (Epidémiologie / Epidemiology)
Thésaurus mots-clés
SOUMISSION CHIMIQUE
;
CRIMINALITE
;
VIOLENCE
;
VICTIME
;
ANALYSE CHIMIQUE
;
TOXICOLOGIE
;
BENZODIAZEPINES
;
ANTIHISTAMINIQUES
;
ANXIOLYTIQUES
;
NEUROLEPTIQUES
;
BARBITURIQUES
;
MEDICAMENTS
;
GHB
;
ALCOOL
;
EPIDEMIOLOGIE
;
INTOXICATION
;
SYMPTOME
;
ABUS SEXUEL
;
SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE
Thésaurus géographique
FRANCE
;
VILLE DE PARIS
Note générale :
Annales de Toxicologie Analytique, 2002, 14, (4), 371-380
Résumé :
FRANÇAIS :
L'administration de psychotrope à l'insu d'une victime est un mode d'agression méconnu dont la fréquence est mal évaluée. Une étude impliquant des services cliniques et d'information toxicologique Parisiens a permis le recensement de 137 observations entre 1993 et 2001. Ont été étudiés les circonstances de l'agression, la symptomatologie retrouvée chez la victime, les résultats des analyses toxicologiques, l'imputabilité du psychotrope identifié. Les infractions sont majoritairement des vols et des agressions sexuelles. Les produits psycho-actifs ont été incorporés dans des boissons, alcoolisées ou non, plus rarement dans des aliments. Les produits les plus souvent utilisés sont des benzodiazépines ou analogues (87 %) ; toutes sont représentées notamment bromazépam, lorazépam, flunitrazépam et zolpidem. Les autres substances incriminées sont beaucoup plus rarement des antihistaminiques sédatifs, des neuroleptiques et du GHB. L'association à l'alcool est retrouvée 1 fois sur 3, au cannabis 1 fois sur 5. Les victimes doivent être médicalisées rapidement afin de favoriser des prélèvements à visée toxicologique précoces. Ceux-ci doivent bénéficier de techniques analytiques chromatographiques en complément des techniques immunochimiques de sensibilité et de spécificité insuffisantes. Le relais médico-légal doit être favorisé en sollicitant les structures médico-judiciaires existantes ; le recensement des observations doit se poursuivre au niveau national afin de quantifier le phénomène et de surveiller l'apparition de nouveaux produits. NOTE : Les benzodiazépines et leurs analogues sont les substances les plus souvent utilisées dans la criminalité avec soumission chimique. Les autres médicaments ou substances retrouvés sont plus rarement les anti-histaminiques sédatifs, les neuroleptiques et le GHB (plus récent). (Résumé de la revue)
ENGLISH:
Administration of psychoactive drugs without the victim 's knowledge is a mode of aggression that is still poorly identified and estimated, A study implicating clinical unit and toxicological information centers has allowed the collection of 137 cases between 1993 and 2001. Circumstances of the aggression, victim's symptomatology, toxicological results, causal relationship of the psychotropic drug identified were studied. The offences were predominantly thefts and sexual aggressions. Psychoactive drugs were introduced into alcoholic or non alcoholic drinks, or more rarely into food. The substances most frequently used were benzodiazepines and analogues (87 %) all members of this family were represented, especially bromazepam, lorazepam, flunitrazepam and zolpidem. The other substances incriminated more rarely were sedative antihistamines, neuroleptics and GHB. Theses substances were associated with alcohol in one-third of cases, and with cannabis in 1 out of 5 cases. Victims must be rapidly medicalized to allow early collection of samples for toxicological studies. They must benefited from analysis with chromatographic techniques in complement of immunochemical techniques which present insufficient sensitivity and specificity. Medicolegal support must be encouraged by the solicitation of the existing legal emergency departments. The collection of cases must be pursued to quantified the phenomenon and to supervised the appearance of new substances. (Review' s abstract)
L'administration de psychotrope à l'insu d'une victime est un mode d'agression méconnu dont la fréquence est mal évaluée. Une étude impliquant des services cliniques et d'information toxicologique Parisiens a permis le recensement de 137 observations entre 1993 et 2001. Ont été étudiés les circonstances de l'agression, la symptomatologie retrouvée chez la victime, les résultats des analyses toxicologiques, l'imputabilité du psychotrope identifié. Les infractions sont majoritairement des vols et des agressions sexuelles. Les produits psycho-actifs ont été incorporés dans des boissons, alcoolisées ou non, plus rarement dans des aliments. Les produits les plus souvent utilisés sont des benzodiazépines ou analogues (87 %) ; toutes sont représentées notamment bromazépam, lorazépam, flunitrazépam et zolpidem. Les autres substances incriminées sont beaucoup plus rarement des antihistaminiques sédatifs, des neuroleptiques et du GHB. L'association à l'alcool est retrouvée 1 fois sur 3, au cannabis 1 fois sur 5. Les victimes doivent être médicalisées rapidement afin de favoriser des prélèvements à visée toxicologique précoces. Ceux-ci doivent bénéficier de techniques analytiques chromatographiques en complément des techniques immunochimiques de sensibilité et de spécificité insuffisantes. Le relais médico-légal doit être favorisé en sollicitant les structures médico-judiciaires existantes ; le recensement des observations doit se poursuivre au niveau national afin de quantifier le phénomène et de surveiller l'apparition de nouveaux produits. NOTE : Les benzodiazépines et leurs analogues sont les substances les plus souvent utilisées dans la criminalité avec soumission chimique. Les autres médicaments ou substances retrouvés sont plus rarement les anti-histaminiques sédatifs, les neuroleptiques et le GHB (plus récent). (Résumé de la revue)
ENGLISH:
Administration of psychoactive drugs without the victim 's knowledge is a mode of aggression that is still poorly identified and estimated, A study implicating clinical unit and toxicological information centers has allowed the collection of 137 cases between 1993 and 2001. Circumstances of the aggression, victim's symptomatology, toxicological results, causal relationship of the psychotropic drug identified were studied. The offences were predominantly thefts and sexual aggressions. Psychoactive drugs were introduced into alcoholic or non alcoholic drinks, or more rarely into food. The substances most frequently used were benzodiazepines and analogues (87 %) all members of this family were represented, especially bromazepam, lorazepam, flunitrazepam and zolpidem. The other substances incriminated more rarely were sedative antihistamines, neuroleptics and GHB. Theses substances were associated with alcohol in one-third of cases, and with cannabis in 1 out of 5 cases. Victims must be rapidly medicalized to allow early collection of samples for toxicological studies. They must benefited from analysis with chromatographic techniques in complement of immunochemical techniques which present insufficient sensitivity and specificity. Medicolegal support must be encouraged by the solicitation of the existing legal emergency departments. The collection of cases must be pursued to quantified the phenomenon and to supervised the appearance of new substances. (Review' s abstract)
Affiliation :
Urgences Médico-Judiciaires, Hôpital Hôtel-Dieu,1 place du Parvis Notre Dame, 75004 Paris
France
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