Thèse, mémoire
Incidence et facteurs de risque de la séroconversion au virus de l'hépatite C
(Incidence and risk factors of seroconversion to hepatitis C virus)
Auteur(s) :
BRUANDET, A.
Année
2002
Page(s) :
40 p.
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
48
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Discipline :
MAL (Maladies infectieuses / Infectious diseases)
Thésaurus mots-clés
HEPATITE
;
FACTEUR DE RISQUE
;
PARTAGE DE SERINGUE
;
ETUDE PROSPECTIVE
;
COHORTE
;
PREVALENCE
;
VALIDITE
Thésaurus géographique
FRANCE
Note générale :
Mémoire pour le DEA de santé publique, univ. Paris XI, Paris V et Paris I, 2002, 40 p.
Résumé :
Introduction: Les usagers de drogues intraveineux (UDIV) représentent une population à haut risque de contamination par le virus de l'hépatite C (VHC).
Le partage de seringue a diminué grâce aux actions de réduction des risques, ce qui a permis de limiter l'épidémie due au virus de l'immunodéficience humaine (VIH), sans avoir d'effets visibles sur l'épidémie de VHC. Cette différence par rapport au VIH s'explique notamment par une transmission plus facile du VHC par le sang lors du partage du matériel d'injection. Par ailleurs, la prévalence élevée de l'infection par le VHC chez les UDIV augmente encore les risques de contamination. Afin de connaître l'incidence de l'infection par le VHC chez les UDIV du Nord - Est de la France ainsi que les modes de contamination, une étude de cohorte prospective a été réalisée. Méthodes: Les sujets inclus (1999-2000) dans la cohorte étaient des usagers séronégatifs pour le VHC, ayant utilisé la voie intraveineuse au moins une fois, et provenant de centres de prise en charge. Chaque sujet inclus a été suivi trimestriellement pendant un an ou jusqu'à séroconversion. A chaque visite, un prélèvement salivaire ou sanguin (si prélèvement salivaire positif ou en fin de suivi) était réalisé pour connaître le statut VHC et un questionnaire portant sur le profil et les pratiques des usagers était administré par des enquêteurs. Une analyse multivariée a été réalisée afin d'estimer le risque de séroconversion au VHC associé au partage du petit matériel d'injection (coton, cuiller, eau) en ajustant sur les variables associées à la séroconversion en analyse univariée (partage de seringue, sexe, origine géographique, substitution, préservatif, injection de cocaïne, ancienneté de l'injection). Ces données de suivi ont été analysées à partir du modèle de Cox avec variables dépendantes du temps. Résultats: 165 UDIV sur les 231 inclus ont bénéficié d'un suivi et d'une sérologie finale. L'incidence de la séroconversion au VHC était de 9 % personnes années (PA). Elle était de 11 % PA chez les injecteurs des 6 derniers mois précédant l'inclusion. Le risque relatif ajusté (RR) de séroconversion était estimé à 16,4 [1;4-190,61 chez les UDIV qui déclaraient partager le coton (p<0,05) et à 6,3 [1,1-35.4] chez ceux qui déclaraient partager la seringue (p<0,05). Le RR était de 2,5 [0,3-21,6] quand on considérait le petit matériel dans son ensemble (coton, eau ou cuiller). Conclusion: L'incidence de l'infection par je VHC reste élevée malgré les mesures de prévention. Cette étude précise le rôle respectif du partage résiduel de seringue et du petit matériel d'injection (notamment le coton). Ces résultats seront utiles pour ajuster les mesures de politique de réduction des risques.
Le partage de seringue a diminué grâce aux actions de réduction des risques, ce qui a permis de limiter l'épidémie due au virus de l'immunodéficience humaine (VIH), sans avoir d'effets visibles sur l'épidémie de VHC. Cette différence par rapport au VIH s'explique notamment par une transmission plus facile du VHC par le sang lors du partage du matériel d'injection. Par ailleurs, la prévalence élevée de l'infection par le VHC chez les UDIV augmente encore les risques de contamination. Afin de connaître l'incidence de l'infection par le VHC chez les UDIV du Nord - Est de la France ainsi que les modes de contamination, une étude de cohorte prospective a été réalisée. Méthodes: Les sujets inclus (1999-2000) dans la cohorte étaient des usagers séronégatifs pour le VHC, ayant utilisé la voie intraveineuse au moins une fois, et provenant de centres de prise en charge. Chaque sujet inclus a été suivi trimestriellement pendant un an ou jusqu'à séroconversion. A chaque visite, un prélèvement salivaire ou sanguin (si prélèvement salivaire positif ou en fin de suivi) était réalisé pour connaître le statut VHC et un questionnaire portant sur le profil et les pratiques des usagers était administré par des enquêteurs. Une analyse multivariée a été réalisée afin d'estimer le risque de séroconversion au VHC associé au partage du petit matériel d'injection (coton, cuiller, eau) en ajustant sur les variables associées à la séroconversion en analyse univariée (partage de seringue, sexe, origine géographique, substitution, préservatif, injection de cocaïne, ancienneté de l'injection). Ces données de suivi ont été analysées à partir du modèle de Cox avec variables dépendantes du temps. Résultats: 165 UDIV sur les 231 inclus ont bénéficié d'un suivi et d'une sérologie finale. L'incidence de la séroconversion au VHC était de 9 % personnes années (PA). Elle était de 11 % PA chez les injecteurs des 6 derniers mois précédant l'inclusion. Le risque relatif ajusté (RR) de séroconversion était estimé à 16,4 [1;4-190,61 chez les UDIV qui déclaraient partager le coton (p<0,05) et à 6,3 [1,1-35.4] chez ceux qui déclaraient partager la seringue (p<0,05). Le RR était de 2,5 [0,3-21,6] quand on considérait le petit matériel dans son ensemble (coton, eau ou cuiller). Conclusion: L'incidence de l'infection par je VHC reste élevée malgré les mesures de prévention. Cette étude précise le rôle respectif du partage résiduel de seringue et du petit matériel d'injection (notamment le coton). Ces résultats seront utiles pour ajuster les mesures de politique de réduction des risques.
Affiliation :
France. France.
Cote :
T00103
Historique