Document texte divers
Boissons alcooliques : l'impérieuse nécessité d'améliorer le dépistage et l'accompagnement des consommateurs à risque. Contribution aux objectifs n°1 et 2 de la Loi relative à la politique de Santé Publique du 9 août 2004. Communiqué au nom de la Commission V-b (Addictions)
(Alcoholic beverages : the imperious need to improve risky drinkers' detection and management. Contribution to targets No.1 and 2 of the law related to public health, 2004.08.09)
Auteur(s) :
NORDMANN, R. ;
HAAS, C.
Année
2005
Page(s) :
8 p.
Sous-type de document :
Communiqué de presse / Press release
Langue(s) :
Français
Éditeur(s) :
Paris : Académie Nationale de Médecine
Refs biblio. :
13
Domaine :
Alcool / Alcohol
Discipline :
SAN (Santé publique / Public health)
Thésaurus mots-clés
ALCOOL
;
RECOMMANDATION
;
DEPISTAGE
;
ABUS
;
SANTE PUBLIQUE
;
ALCOOLOGIE
;
CCAA
;
REGION
;
PRISE EN CHARGE
Thésaurus géographique
FRANCE
Note générale :
Paris, Académie Nationale de Médecine, 2005, 8 p., ann., tabl.
Bulletin de l'Académie Nationale de Médecine, 2005, 189, n°5, p.1051-1060
Bulletin de l'Académie Nationale de Médecine, 2005, 189, n°5, p.1051-1060
Résumé :
Malgré la diminution de la consommation d'alcool en France au cours des dernières décennies, l'alcool demeure la deuxième cause de mortalité évitable (après le tabac), environ 45000 décès annuels lui étant attribuables. Il est, de plus, responsable dune morbidité importante. En effet, outre les maladies qui lui sont directement imputables, l'alcool est fréquemment en cause dans les accidents de la route, les accidents du travail, les accidents domestiques, les violences (notamment familiales) et les agressions. Chez l'enfant à naître, il est la cause majeure de handicaps d'origine non génétique. Le mésusage de l'alcool a pour conséquence un poids financier considérable pour la collectivité, lié aux coûts médicaux directs, aux pertes de revenus et de productivité, ainsi qu'aux dépenses induites par les accidents et la criminalité. On estime ainsi son coût social à 1,4% du produit intérieur brut. Pour réduire ces dommages sanitaires et sociaux, il s'avère indispensable de dépister précocement les consommateurs à risque, qui sont à l'heure actuelle environ 4 à 5 millions en France, dont 2 millions d'alcoolodépendants. Bien qu'il existe une inégalité biologique individuelle vis-à-vis de l'alcool, les études épidémiologiques ont permis à l'OMS de définir, pour la population générale, des seuils de consommation qu'il est recommandé de ne pas dépasser. Bien que d'intérêt collectif, le respect de ces seuils ne donne pas en pratique une certitude de sécurité au plan individuel, car des situations particulières à risque peuvent être méconnues.
Affiliation :
France. France.
- voir aussi :
Cote :
A02180
Historique