Thèse, mémoire
Faire face à la toxicomanie en milieu carcéral. Mise en oeuvre de la politique de santé publique : les actions menées dans l'Oise
Auteur(s) :
SIROT, S.
Année
2003
Page(s) :
56 p.
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
39
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Thésaurus mots-clés
DEPARTEMENT
;
PRISON
;
POLITIQUE
;
SANTE PUBLIQUE
;
PRISE EN CHARGE
;
DEPENDANCE
;
OPIACES
;
JUSTICE
;
MEDECIN GENERALISTE
;
RESEAU DE SOINS
;
RELATION THERAPEUTIQUE
Thésaurus géographique
OISE
Note générale :
Mémoire de Médecin Inspecteur de Santé Publique, Promotion 2003, Rennes, ENSP, 2003, 56 p., ann.
Note de contenu :
ann.
Résumé :
FRANÇAIS :
Pourquoi les conduites addictives et plus particulièrement la plus controversée d'entre elles, la toxicomanie, semblent si difficiles à prendre en charge tant sur le plan sanitaire que social en milieu carcéral ? Afin de répondre à cette question, une étude a été menée auprès des intervenants sanitaires et pénitentiaires concernés dans les trois établissements pénitentiaires de l'Oise (deux maisons d'arrêt et un centre de détention). Quels sont les obstacles à la mise en oeuvre de la politique de santé publique à l'égard des détenus présentant une dépendance majeure aux opiacés ? Voici ceux recueillis sur place lors des entretiens avec les médecins, psychiatres, infirmiers, psychologues, conseillers d'insertion et de probation, directeurs d'établissements : mauvaise image des toxicomanes auprès des surveillants, voire des soignants, manque de formation ou d'intérêt des médecins qui préfèrent confier les toxicomanes au secteur de psychiatrie, non confidentialité des soins lors de la délivrance des médicaments de substitution, augmentation de la polytoxicomanie, du mésusage et du trafic de produits, multiplicité de professionnels concernés, outils de prévention des risques infectieux en porte à faux avec le CPP, conditions de détention : surpopulation, manque de travail et hygiène déplorable. Pour pallier ces difficultés, la mission santé-justice veut, par sa note du 9 août 2001, faire évoluer la situation. Dans ce cadre, et en tant que médecin inspecteur, j'ai été chargée de veiller à l'élaboration du protocole d'amélioration de la prise en charge des conduites addictives aux produits psychoactifs dans les prisons de l'Oise. Le groupe projet santé-justice a mis en place une dynamique pour renforcer notamment la coordination entre les différents acteurs et favoriser les aménagements de peine. Néanmoins, le traitement de la toxicomanie reste très difficile que ce soit en milieu libre ou en détention. Des textes importants sont attendus dans ce domaine : conférence de consensus, guide de bonnes pratiques et orientations politiques concernant principalement la réforme de la loi de 1970 et la création de communautés thérapeutiques basées sur l'abstinence. (Résumé d'éditeur)
Pourquoi les conduites addictives et plus particulièrement la plus controversée d'entre elles, la toxicomanie, semblent si difficiles à prendre en charge tant sur le plan sanitaire que social en milieu carcéral ? Afin de répondre à cette question, une étude a été menée auprès des intervenants sanitaires et pénitentiaires concernés dans les trois établissements pénitentiaires de l'Oise (deux maisons d'arrêt et un centre de détention). Quels sont les obstacles à la mise en oeuvre de la politique de santé publique à l'égard des détenus présentant une dépendance majeure aux opiacés ? Voici ceux recueillis sur place lors des entretiens avec les médecins, psychiatres, infirmiers, psychologues, conseillers d'insertion et de probation, directeurs d'établissements : mauvaise image des toxicomanes auprès des surveillants, voire des soignants, manque de formation ou d'intérêt des médecins qui préfèrent confier les toxicomanes au secteur de psychiatrie, non confidentialité des soins lors de la délivrance des médicaments de substitution, augmentation de la polytoxicomanie, du mésusage et du trafic de produits, multiplicité de professionnels concernés, outils de prévention des risques infectieux en porte à faux avec le CPP, conditions de détention : surpopulation, manque de travail et hygiène déplorable. Pour pallier ces difficultés, la mission santé-justice veut, par sa note du 9 août 2001, faire évoluer la situation. Dans ce cadre, et en tant que médecin inspecteur, j'ai été chargée de veiller à l'élaboration du protocole d'amélioration de la prise en charge des conduites addictives aux produits psychoactifs dans les prisons de l'Oise. Le groupe projet santé-justice a mis en place une dynamique pour renforcer notamment la coordination entre les différents acteurs et favoriser les aménagements de peine. Néanmoins, le traitement de la toxicomanie reste très difficile que ce soit en milieu libre ou en détention. Des textes importants sont attendus dans ce domaine : conférence de consensus, guide de bonnes pratiques et orientations politiques concernant principalement la réforme de la loi de 1970 et la création de communautés thérapeutiques basées sur l'abstinence. (Résumé d'éditeur)
Affiliation :
France. France.
Cote :
T00112
Historique