Livre
Afghanistan : opium de guerre, opium de paix
(Afghanistan : opium of war, opium of peace)
Auteur(s) :
LABROUSSE, A.
Année
2005
Page(s) :
394 p.
Langue(s) :
Français
Éditeur(s) :
Paris : Mille et une nuits
Collection :
Document
ISBN :
978-2-84205-897-5
Refs biblio. :
85
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Discipline :
MAR (Marchés / Markets)
Thésaurus mots-clés
OPIUM
;
GUERRE
;
ECONOMIE
;
MILIEU RURAL
;
TRAFIC INTERNATIONAL
;
REPRESSION
;
FINANCEMENT
;
HEROINE
;
CANNABIS
;
ALCOOL
;
MEDICAMENTS
;
HISTOIRE
;
ARMEE
Thésaurus géographique
AFGHANISTAN
;
IRAN
;
PAKISTAN
Note générale :
Paris, Mille et une nuits, 2005, 394 p.
Note de contenu :
ann. ; index.
Résumé :
FRANÇAIS :
En Afghanistan, l'opium a financé les guerres au cours des trois dernières décennies. L'opium sera-t-il un obstacle à la paix ou y contribuera-t-il ? La réussite de la reconstruction du pays dépend d'un défi économique et politique unique. L'économie de la drogue représente, en effet, environ 60 du PIB - chiffre qui n'a été égalé par aucun autre pays, pas même par la Colombie, premier producteur mondial de cocaïne, dont la part n'excéda jamais les 7 %. La situation inédite de l'Afghanistan invite donc à s'interroger non seulement sur le rôle que la production et le commerce de l'opium jouent dans une économie de post-conflit dévastée, mais aussi sur l'influence qu'ils peuvent avoir dans le processus complexe de reconstruction de l'Etat. Plusieurs responsables de gouvernements occidentaux et d'organisations internationales s'accordent à dire qu'il ne faut pas négliger le risque réel que l'Afghanistan, premier producteur mondial d'opiacés depuis une dizaine d'années, devienne un "narco-Etat". D'autres observateurs estiment que cette situation n'a pas que des effets négatifs, du moins à court terme. Dans la mesure où les campagnes anti-drogue se révéleraient efficaces, une baisse très sensible de cette ressource ne risquerait-elle pas de déstabiliser le pays ? Le président Hamid Karzaï s'est engagé devant la communauté internationale à lutter contre la culture du pavot, mais le niveau de la production reste très élevé. Alain Labrousse revient sur l'histoire récente de la production d'opium, à laquelle prirent part les seigneurs de guerre et les taliban - aujourd'hui acteurs sur le nouvel échiquier politique - pour mieux éclairer les enjeux tant nationaux qu'internationaux devant lesquels le pays est placé. Car, pour de nombreux pays occidentaux, la "guerre à la drogue" est une justification supplémentaire pour intervenir en Afghanistan. Sommaire : Tableau d'une économie en ruine. Transition démocratique, aide internationale et financement de la lutte contre la drogue. Economie politique des guerres civiles (1978-1996). Les taliban et la drogue (1994-2005). Economie paysanne et culture du pavot. Les réseaux de trafic en Afghanistan. Les routes de la drogue de l'Afghanistan à l'Europe. Les toxicomanies sur les routes de l'héroïne afghane. Offensives des taliban, sécurité, droits de l'homme et lutte contre la drogue. Le nouveau "grand jeu" : pétrole, drogues et intérêts géopolitiques américains.
En Afghanistan, l'opium a financé les guerres au cours des trois dernières décennies. L'opium sera-t-il un obstacle à la paix ou y contribuera-t-il ? La réussite de la reconstruction du pays dépend d'un défi économique et politique unique. L'économie de la drogue représente, en effet, environ 60 du PIB - chiffre qui n'a été égalé par aucun autre pays, pas même par la Colombie, premier producteur mondial de cocaïne, dont la part n'excéda jamais les 7 %. La situation inédite de l'Afghanistan invite donc à s'interroger non seulement sur le rôle que la production et le commerce de l'opium jouent dans une économie de post-conflit dévastée, mais aussi sur l'influence qu'ils peuvent avoir dans le processus complexe de reconstruction de l'Etat. Plusieurs responsables de gouvernements occidentaux et d'organisations internationales s'accordent à dire qu'il ne faut pas négliger le risque réel que l'Afghanistan, premier producteur mondial d'opiacés depuis une dizaine d'années, devienne un "narco-Etat". D'autres observateurs estiment que cette situation n'a pas que des effets négatifs, du moins à court terme. Dans la mesure où les campagnes anti-drogue se révéleraient efficaces, une baisse très sensible de cette ressource ne risquerait-elle pas de déstabiliser le pays ? Le président Hamid Karzaï s'est engagé devant la communauté internationale à lutter contre la culture du pavot, mais le niveau de la production reste très élevé. Alain Labrousse revient sur l'histoire récente de la production d'opium, à laquelle prirent part les seigneurs de guerre et les taliban - aujourd'hui acteurs sur le nouvel échiquier politique - pour mieux éclairer les enjeux tant nationaux qu'internationaux devant lesquels le pays est placé. Car, pour de nombreux pays occidentaux, la "guerre à la drogue" est une justification supplémentaire pour intervenir en Afghanistan. Sommaire : Tableau d'une économie en ruine. Transition démocratique, aide internationale et financement de la lutte contre la drogue. Economie politique des guerres civiles (1978-1996). Les taliban et la drogue (1994-2005). Economie paysanne et culture du pavot. Les réseaux de trafic en Afghanistan. Les routes de la drogue de l'Afghanistan à l'Europe. Les toxicomanies sur les routes de l'héroïne afghane. Offensives des taliban, sécurité, droits de l'homme et lutte contre la drogue. Le nouveau "grand jeu" : pétrole, drogues et intérêts géopolitiques américains.
Affiliation :
France. France.
Cote :
L00980
Historique