Périodique
Intérêt de l'analyse toxicologique urinaire aux urgences psychiatriques
(Relevance of urinary toxicological analysis at the psychiatric emergency department)
Auteur(s) :
MISSON A. ;
FEYS J.-L. ;
DUBOIS, V.
Année
2005
Page(s) :
321-328
Sous-type de document :
Revue de la littérature / Literature review
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
13
Domaine :
Plusieurs produits / Several products
Discipline :
PRO (Produits, mode d'action, méthode de dépistage / Substances, action mode, screening methods)
Thésaurus mots-clés
TOXICOLOGIE
;
URINE
;
DEPISTAGE
;
ANALYSE CHIMIQUE
;
URGENCE
;
PSYCHIATRIE
;
ALCOOL
;
COCAINE
;
CANNABIS
;
OPIACES
;
AMPHETAMINE
;
BENZODIAZEPINES
Note générale :
Louvain médical, 2005, 124, (8), 321-328
Résumé :
Objectif : Evaluer au travers dune revue systématique de la littérature internationale l'intérêt de réaliser une analyse toxicologique urinaire chez les patients aux urgences psychiatriques.
Méthode : Les études qui examinent l'intérêt, le rôle de l'analyse toxicologique urinaire aux urgences psychiatriques sont recherchées dans les banques de données informatiques MEDLINE, Psy INFO, Cochrane controlled trials register, ToxNet, CHU Rouen.
Résultats : Neuf études sont sélectionnées, quatre études prospectives, quatre études rétrospectives et un essai randomisé contrôlé. Dans les différentes études, les substances recherchées dans les urines sont identiques (alcool, cocaïne, cannabis, opiacés, phencyclidine, benzodiazépines, amphétamines) à l'exception de l'étude de Schiller qui ne recherche pas la consommation de cannabis. Il ressort de ces études que l'analyse toxicologique urinaire est fréquemment demandée spontanément par le psychiatre. Des divergences apparaissent dans les études quant à la précision du diagnostic clinique de consommation de substance. Les patients pour lesquels l'analyse toxicologique urinaire est négative ont une probabilité accrue d'être hospitalisés. Deux des trois études prospectives qui comparent l'efficacité entre l'analyse toxicologique et des questionnaires standardisés sur l'abus de substance aboutissent à des divergences, parfois importantes, entre les résultats obtenus par l'analyse toxicologique et ceux des questionnaires standardisés.
Conclusion : Cette revue de la littérature ne permet pas de dégager des recommandations claires quant à l'usage de l'analyse toxicologique urinaire aux urgences psychiatriques. En moyenne, environ un patient sur trois aux urgences psychiatriques a une analyse toxicologique urinaire positive. Devant l'ampleur de ce problème de nouvelles études sont nécessaires. (Résumé d'auteur)
Méthode : Les études qui examinent l'intérêt, le rôle de l'analyse toxicologique urinaire aux urgences psychiatriques sont recherchées dans les banques de données informatiques MEDLINE, Psy INFO, Cochrane controlled trials register, ToxNet, CHU Rouen.
Résultats : Neuf études sont sélectionnées, quatre études prospectives, quatre études rétrospectives et un essai randomisé contrôlé. Dans les différentes études, les substances recherchées dans les urines sont identiques (alcool, cocaïne, cannabis, opiacés, phencyclidine, benzodiazépines, amphétamines) à l'exception de l'étude de Schiller qui ne recherche pas la consommation de cannabis. Il ressort de ces études que l'analyse toxicologique urinaire est fréquemment demandée spontanément par le psychiatre. Des divergences apparaissent dans les études quant à la précision du diagnostic clinique de consommation de substance. Les patients pour lesquels l'analyse toxicologique urinaire est négative ont une probabilité accrue d'être hospitalisés. Deux des trois études prospectives qui comparent l'efficacité entre l'analyse toxicologique et des questionnaires standardisés sur l'abus de substance aboutissent à des divergences, parfois importantes, entre les résultats obtenus par l'analyse toxicologique et ceux des questionnaires standardisés.
Conclusion : Cette revue de la littérature ne permet pas de dégager des recommandations claires quant à l'usage de l'analyse toxicologique urinaire aux urgences psychiatriques. En moyenne, environ un patient sur trois aux urgences psychiatriques a une analyse toxicologique urinaire positive. Devant l'ampleur de ce problème de nouvelles études sont nécessaires. (Résumé d'auteur)
Affiliation :
Service de psychopathologie, Cliniques universitaires Saint-Luc, Bruxelles, Belgique
Cote :
A02474
Historique