Rapport
Evaluation de la mise en oeuvre du projet "Nuit blanche ?" à Genève (2005-2006)
Auteur(s) :
ARNAUD, S. ;
ZOBEL, F.
Année
2006
Page(s) :
32 p.
Langue(s) :
Français
Collection :
Raisons de santé, n°122
Domaine :
Plusieurs produits / Several products
Thésaurus mots-clés
EVALUATION
;
MILIEU FESTIF
;
MILIEU SOCIOCULTUREL
;
PREVALENCE
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REDUCTION DES RISQUES ET DES DOMMAGES
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INFORMATION
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FORMATION
;
PREVENTION
Thésaurus géographique
SUISSE
Résumé :
On assiste à partir de la fin des années 80 à deux développements notoires dans le cadre des milieux festifs, qui ont très certainement modifié les comportements en matière de vie nocturne festive. Ainsi l'avènement des rave parties, puis plus tardivement des soirées dites before ou after, a permis aux clubbers de prolonger et de multiplier les épisodes festifs. D'autre part, les drogues dites de synthèse, comme l'ecstasy ou les amphétamines, font leur (ré)apparition, en particulier dans le milieu festif. Ces substances, en améliorant les sensations et les performances, semblent s'insérer naturellement dans le contexte de soirées prolongées. Le milieu festif et les consommations de substances psychotropes ont fait alors l'objet de plusieurs études, tant en Suisse qu'en Europe. Ainsi, l'IREFREA a montré que la consommation de ces substances était aujourd'hui une constante de la vie festive des jeunes en fin de semaine. Le milieu techno en particulier se présente comme un lieu de consommation de drogues de synthèse et de cocaïne. La prévalence de l'expérimentation de ces substances y est de 30 à 50%, ce qui est nettement supérieur à ce que l'on observe dans la population générale. Le chercheur allemand Tossmann a, quant à lui, mis en évidence un profil de consommation prédominant, celui de "poly-drug occasional user". Il s'agit d'un consommateur occasionnel de fin de semaine, qui associe de nombreuses substances, dont l'alcool et le cannabis. Ce profil renvoie à un modèle de mésusage, qui peut être associé à des risques aigus liés soit aux substances elles-mêmes (intoxication) soit à des comportements liés à leurs effets (accidents, relations sexuelles non protégées, etc.). A l'heure actuelle, les principales interventions sont des interventions de prévention et de réduction des risques et concernent principalement les stimulants de type amphétaminiques. Elles peuvent cependant être parfois plus généralistes et cibler aussi la consommation d'autres substances comme la cocaïne, le cannabis et surtout l'alcool. Elles prennent généralement la forme de stand et sont le fait de groupes de pairs issus du milieu techno ou de travailleurs de proximité. L'analyse de substance directement sur les sites festifs (ou testing) est un autre type d'intervention de réduction des risques, pratiquée dans un certain nombre de pays européens, ainsi que dans certaines régions suisses (notamment à Zurich et à Berne).
Affiliation :
Suisse
Autre(s) lien(s) :
http://www.nuit-blanche.ch/projet/rapports.htm
Historique