Chapitre
Précarisation et consommation de drogues illicites : amplification des prises de risques à l'ère de la substitution
(Precarisation and illicit drugs consumption: risk taking amplifying in substitution era)
Auteur(s) :
BOUHNIK, P. ;
TOUZÉ, S.
Année
2001
Page(s) :
395-413
Langue(s) :
Français
Éditeur(s) :
Paris : INSERM
Collection :
Questions en santé publique
ISBN :
978-2-85598-773-6
Refs biblio. :
24
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Discipline :
SAN (Santé publique / Public health)
Thésaurus mots-clés
PRECARITE
;
CONSOMMATION
;
CONDUITE A RISQUE
;
SANTE PUBLIQUE
;
PRISON
;
SANTE
;
STYLE DE VIE
Note générale :
In : JOUBERT M., CHAUVIN P., FACY F., RINGA V., Précarisation, risque et santé, Paris, INSERM, 2001, (Questions en Santé Publique), 395-413
Résumé :
FRANÇAIS :
Les auteurs partent d'une étude effectuée entre 1998 et 1999 qui cherchait en premier lieu à analyser les conduites à risque des usagers de drogues sortis de prison depuis moins d'un an. Les prises de risques liées à la consommation de drogues par voie intraveineuse associée à d'autres pratiques illicites participent à la transmission du sida et des hépatites au sein de la population carcérale. Les auteurs sont partis de deux hypothèses : les consommations et prises de risque en prison ne peuvent être comprises que si l'on prend en compte les modes de vie liés à l'usage des drogues à l'extérieur de la prison ; la précarisation des conditions de vie des usagers, associée à la répression et aux incarcérations réitérées contribuent à l'amplification des conduites à risques, avec, en particulier, l'intégration des produits de substitution dans leur quotidien, ainsi que les polyconsommations (alcool, médicaments). La conclusion relève plusieurs paradoxes notamment que la prison, au lieu de réintégrer les personnes dans des conditions décentes de gestion de leur vie avec les drogues, participe, dans la configuration étudiée, à amplifier les prises de risques et à discriminer socialement les plus vulnérables. (Extrait du document.)
Les auteurs partent d'une étude effectuée entre 1998 et 1999 qui cherchait en premier lieu à analyser les conduites à risque des usagers de drogues sortis de prison depuis moins d'un an. Les prises de risques liées à la consommation de drogues par voie intraveineuse associée à d'autres pratiques illicites participent à la transmission du sida et des hépatites au sein de la population carcérale. Les auteurs sont partis de deux hypothèses : les consommations et prises de risque en prison ne peuvent être comprises que si l'on prend en compte les modes de vie liés à l'usage des drogues à l'extérieur de la prison ; la précarisation des conditions de vie des usagers, associée à la répression et aux incarcérations réitérées contribuent à l'amplification des conduites à risques, avec, en particulier, l'intégration des produits de substitution dans leur quotidien, ainsi que les polyconsommations (alcool, médicaments). La conclusion relève plusieurs paradoxes notamment que la prison, au lieu de réintégrer les personnes dans des conditions décentes de gestion de leur vie avec les drogues, participe, dans la configuration étudiée, à amplifier les prises de risques et à discriminer socialement les plus vulnérables. (Extrait du document.)
Affiliation :
France. France.
Cote :
L00711
Historique