Article de Périodique
Manière de boire et rapports sociaux de genre chez les jeunes (18-25 ans) (2005)
(Drinking pattern and social relationships gender by young people (18-25 years))
Auteur(s) :
MEIDANI A. ;
DANY, L. ;
WELZER-LANG, D.
Année
2005
Page(s) :
67-70
Langue(s) :
Anglais
Refs biblio. :
14
Domaine :
Alcool / Alcohol
Note générale :
Cahiers de l'IREB (Les), 2005, (17), 67-70
Résumé :
FRANÇAIS :
Les expectations en terme de sociabilité, de mise en commun d'une expérience ainsi que le rôle de lubrifiant social de l'alcool sont des axes centraux pour appréhender les phénomènes d'alcoolisation des jeunes hommes et femmes rencontré(e)s. La consommation d'alcool dépend d'un processus interactionnel. Plus qu'un simple moyen d'action, les pratiques du boire et les logiques qui les sous-tendent s'avèrent être un "moyen de communication". Autrement dit, boire, c'est à la fois parler de soi et comprendre ce qu'est et doit être l'autre. Si les rôles de genre et les stéréotypes qui y sont associés médiatisent les différences dans les pratiques d'alcoolisation, ils agissent également sur l'attribution de responsabilité en jeu dans les comportements afférents à la consommation. Il s'agit en particulier des rapports sexuels pour lesquels la responsabilité incombe privilégièrement aux jeunes femmes. Les résultats montrent que ce n'est pas tant l'espace de l'alcolisation qui est préservé par les hommes, mais celui de l'"excès". En effet, si l'excès "public" (consommation d'alcool et comportements afférents) conforte l'identité de genre masculine, sans pour autant la déterminer, il met en cause celle des jeunes femmes, qui lui opposent dès lors une ientité collective de principe. (Extrait du document)
Les expectations en terme de sociabilité, de mise en commun d'une expérience ainsi que le rôle de lubrifiant social de l'alcool sont des axes centraux pour appréhender les phénomènes d'alcoolisation des jeunes hommes et femmes rencontré(e)s. La consommation d'alcool dépend d'un processus interactionnel. Plus qu'un simple moyen d'action, les pratiques du boire et les logiques qui les sous-tendent s'avèrent être un "moyen de communication". Autrement dit, boire, c'est à la fois parler de soi et comprendre ce qu'est et doit être l'autre. Si les rôles de genre et les stéréotypes qui y sont associés médiatisent les différences dans les pratiques d'alcoolisation, ils agissent également sur l'attribution de responsabilité en jeu dans les comportements afférents à la consommation. Il s'agit en particulier des rapports sexuels pour lesquels la responsabilité incombe privilégièrement aux jeunes femmes. Les résultats montrent que ce n'est pas tant l'espace de l'alcolisation qui est préservé par les hommes, mais celui de l'"excès". En effet, si l'excès "public" (consommation d'alcool et comportements afférents) conforte l'identité de genre masculine, sans pour autant la déterminer, il met en cause celle des jeunes femmes, qui lui opposent dès lors une ientité collective de principe. (Extrait du document)
Affiliation :
CIRUS - CERS (Centre d'Etude des Rationalités et des Savoirs) - CNRS UMR 5117, Univ. Toulouse le Mirail, 5 allée Antonio Machado, 31058 Toulouse Cedex 1
France. France.
France. France.
Cote :
IREB
Historique