Périodique
Le nouveau paysage du cannabis. I. Données récentes sur la neurobiologie des endocannabinoïdes et du cannabis
(The new landscape of cannabis. I. Recent neurobiological data about endocannabinoids and cannabis.)
Auteur(s) :
COSTENTIN, J.
Année
2004
Page(s) :
14-23
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
46
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Discipline :
PRO (Produits, mode d'action, méthode de dépistage / Substances, action mode, screening methods)
Thésaurus mots-clés
CANNABIS
;
TETRAHYDROCANNABINOL
;
RECEPTEUR
;
NEUROBIOLOGIE
;
CANNABINOIDES
;
PHARMACOCINETIQUE
;
DEPENDANCE
Note générale :
PSN - Psychiatrie, Sciences Humaines, Neurosciences, 2004, 2, (2), 14-23
Résumé :
FRANÇAIS :
Le delta-9-tétrahydrocannabinol (THC), principe actif du cannabis, est de tous les agents toxicomanogènes le seul qui soit stocké plusieurs semaines dans l'organisme. Il donne lieu à une dépendance psychique, mais aussi physique, dépendances qui sont largement masquées par le fait que sa disparition du plasma est contemporaine de son stockage dans les lipides, en particulier cérébraux. Dans le cerveau le THC mime, sur un mode non régulé, diffus et intense, la neuromodulation exercée physiologiquement, avec subtilité, par les endocannabinoïdes (anandamide, 2-arachidonyl-glycerol, etc.) en stimulant des récepteurs spécifiques désignés CB1. Ces récepteurs influent sur une large variété de fonctions psychiques. Au niveau hippocampique (par exemple) existe une forte proportion de récepteurs de réserve permettant d'atteindre une réponse maximale alors même que n'est stimulé qu'un faible pourcentage d'entre eux; ce qui survient donc pour de faibles doses de THC. La désensibilisation de ces récepteurs est sans conséquences fonctionnelles puisqu'il en reste toujours suffisamment pour assurer la fonction; ainsi les perturbations cognitives induites par le THC perdurent tout au long de l'usage. Sur d'autres systèmes, sans récepteurs CB1 de réserve, le THC au long cours suscite une désensibilisation de ces récepteurs, installant une tolérance. (Résumé d'auteur)
Le delta-9-tétrahydrocannabinol (THC), principe actif du cannabis, est de tous les agents toxicomanogènes le seul qui soit stocké plusieurs semaines dans l'organisme. Il donne lieu à une dépendance psychique, mais aussi physique, dépendances qui sont largement masquées par le fait que sa disparition du plasma est contemporaine de son stockage dans les lipides, en particulier cérébraux. Dans le cerveau le THC mime, sur un mode non régulé, diffus et intense, la neuromodulation exercée physiologiquement, avec subtilité, par les endocannabinoïdes (anandamide, 2-arachidonyl-glycerol, etc.) en stimulant des récepteurs spécifiques désignés CB1. Ces récepteurs influent sur une large variété de fonctions psychiques. Au niveau hippocampique (par exemple) existe une forte proportion de récepteurs de réserve permettant d'atteindre une réponse maximale alors même que n'est stimulé qu'un faible pourcentage d'entre eux; ce qui survient donc pour de faibles doses de THC. La désensibilisation de ces récepteurs est sans conséquences fonctionnelles puisqu'il en reste toujours suffisamment pour assurer la fonction; ainsi les perturbations cognitives induites par le THC perdurent tout au long de l'usage. Sur d'autres systèmes, sans récepteurs CB1 de réserve, le THC au long cours suscite une désensibilisation de ces récepteurs, installant une tolérance. (Résumé d'auteur)
Affiliation :
France. France.
Cote :
A03719-1
Historique