Périodique
Le nouveau paysage du cannabis. II. Données récentes sur la psychotoxicité du cannabis
(The new landscape of cannabis. II. Recent data about cannabis psychotoxicity.)
Auteur(s) :
COSTENTIN, J.
Année
2004
Page(s) :
20-28
Langue(s) :
Français
Refs biblio. :
64
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Discipline :
PRO (Produits, mode d'action, méthode de dépistage / Substances, action mode, screening methods)
Thésaurus mots-clés
CANNABIS
;
TETRAHYDROCANNABINOL
;
TOXICITE
;
ANXIETE
;
COGNITION
;
DEPRESSION
;
SCHIZOPHRENIE
Note générale :
PSN - Psychiatrie, Sciences Humaines, Neurosciences, 2004, 2, (3), 20-28
Résumé :
FRANÇAIS :
Le delta-9-tétrahydrocannabinol (THC), après avoir épaulé le tonus anandamidergique, majorant ses effets anxiolytiques et antidépresseurs, perdrait de son efficacité. Les troubles anxieux et ou dépressifs qui avaient pu inciter à y recourir réapparaîtraient alors, plus intenses, pour culminer quand la drogue serait durablement arrêtée. Le cannabis participe à des poly-toxicomanies, qu'il suscite en partie. Il est porté sur les épaules du tabac, dans une union qui redouble les difficultés de se débarrasser de chacun d'eux. Le cannabis incite à la consommation d'alcool et cette association est particulièrement délétère en matière d'accidents de la circulation. Le cannabis prépare son utilisateur à percevoir sur un mode acutisé les effets appétitifs de l'héroine ; il rend aussi plus aiguës les manifestations d'abstinence. Le cannbis apparaît encore, sinon inducteur de novo de la schizophrénie, du moins capable de décompenser des états pré-schizophréniques. Après avoir eu des effets appréciés sur les expressions déficitaires ayant conduit à l'abus, il déclenche alors des symptômes positifs, particulièrement résistants au traitement antipsychotique si l'usage du cannabis est alors poursuivi. Toutes ces données récentes invitent à redoubler de prudence vis-à-vis de cette drogue dont les dangers apparaissent de plus en plus nettement. (Résumé d'auteur)
Le delta-9-tétrahydrocannabinol (THC), après avoir épaulé le tonus anandamidergique, majorant ses effets anxiolytiques et antidépresseurs, perdrait de son efficacité. Les troubles anxieux et ou dépressifs qui avaient pu inciter à y recourir réapparaîtraient alors, plus intenses, pour culminer quand la drogue serait durablement arrêtée. Le cannabis participe à des poly-toxicomanies, qu'il suscite en partie. Il est porté sur les épaules du tabac, dans une union qui redouble les difficultés de se débarrasser de chacun d'eux. Le cannabis incite à la consommation d'alcool et cette association est particulièrement délétère en matière d'accidents de la circulation. Le cannabis prépare son utilisateur à percevoir sur un mode acutisé les effets appétitifs de l'héroine ; il rend aussi plus aiguës les manifestations d'abstinence. Le cannbis apparaît encore, sinon inducteur de novo de la schizophrénie, du moins capable de décompenser des états pré-schizophréniques. Après avoir eu des effets appréciés sur les expressions déficitaires ayant conduit à l'abus, il déclenche alors des symptômes positifs, particulièrement résistants au traitement antipsychotique si l'usage du cannabis est alors poursuivi. Toutes ces données récentes invitent à redoubler de prudence vis-à-vis de cette drogue dont les dangers apparaissent de plus en plus nettement. (Résumé d'auteur)
Affiliation :
France. France.
Cote :
A03719-2
Historique