Périodique
Les endomorphines : aspects physiologiques, pharmacologiques, investigations en psychiatrie
(Endorphins : physiological and pharmacological aspects, investigations in psychiatry)
Auteur(s) :
LEBOYER M.
Année
1986
Langue(s) :
Français
ISBN :
0013-7006
Refs biblio. :
176
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Discipline :
PRO (Produits, mode d'action, méthode de dépistage / Substances, action mode, screening methods)
Thésaurus mots-clés
ENDORPHINES
;
ENKEPHALINES
;
OPIACES
;
RECEPTEUR
;
NEUROBIOLOGIE
;
PHYSIOLOGIE
;
BIOCHIMIE
;
DOULEUR
;
ALCOOL
;
COMPORTEMENT
;
PSYCHIATRIE
;
STRESS
Note générale :
Encéphale, 1986, 12, 45-62
Résumé :
FRANÇAIS :
Si les propriétés pharmacologiques particulières de l'opium sont connues depuis des millénaires, la découverte des récepteurs aux opiacés remonte à 1973 et celle des premiers ligands endogènes à 1975. On distingue actuellement trois groupes d'opiacés endogènes, tous de nature peptidique : les endorphines, les enképhalines et les dynophines. Leur libération à partir des territoires localisés où elles sont produites se fait sous l'effet d'un stress, ou d'une augumentation de la kaliémie. La dégradation est le fait essentielement d'enképhalinases et d' aminopeptidases. Il existe au moins trois classes de récepteurs aux opiacés, dites u, S et K, ayant chacune des agonistes plus au moins spécifiques, une répartition propre, mais des antagonistes communs et un rôle pharmacologique dont la spécificité est mal élucidée. Opiacés et endomorphines agiraient en inhibant l'activité neuronale, notamment quant à la libération de substance P et de nordrénaline. Les endomorphines semblent impliquées dans le système de contrôle des perceptions douloureuses (action analgésique), dans la réponse au stress, dans diverses régulations endocriniennes et, surtout, dans de nombreuses manifestations comportementales. Ceci demeure cependant étudié sur modèle animal, et donc difficilement extrapolable à l'homme (sommeil, mémoire, appétit, activité). Les peptides opiacés semblent impliqués dans la schizophrénie, mais leur activité demeure mal évaluée, voire contradictoire suivant les équipes ; ces résultats sont d'ailleurs retrouvés dans de nombreux autres troubles thymiques, chez les toxicomanes aux opiacés et les alcooliques. Par ailleurs, le stress s' accompagne d'une élévation des B-endorphines. tous ces résultats concourent à souligner la diversification des rôles probables des opiacés endogènes dans la symptomatologie psychiatrique.
Si les propriétés pharmacologiques particulières de l'opium sont connues depuis des millénaires, la découverte des récepteurs aux opiacés remonte à 1973 et celle des premiers ligands endogènes à 1975. On distingue actuellement trois groupes d'opiacés endogènes, tous de nature peptidique : les endorphines, les enképhalines et les dynophines. Leur libération à partir des territoires localisés où elles sont produites se fait sous l'effet d'un stress, ou d'une augumentation de la kaliémie. La dégradation est le fait essentielement d'enképhalinases et d' aminopeptidases. Il existe au moins trois classes de récepteurs aux opiacés, dites u, S et K, ayant chacune des agonistes plus au moins spécifiques, une répartition propre, mais des antagonistes communs et un rôle pharmacologique dont la spécificité est mal élucidée. Opiacés et endomorphines agiraient en inhibant l'activité neuronale, notamment quant à la libération de substance P et de nordrénaline. Les endomorphines semblent impliquées dans le système de contrôle des perceptions douloureuses (action analgésique), dans la réponse au stress, dans diverses régulations endocriniennes et, surtout, dans de nombreuses manifestations comportementales. Ceci demeure cependant étudié sur modèle animal, et donc difficilement extrapolable à l'homme (sommeil, mémoire, appétit, activité). Les peptides opiacés semblent impliqués dans la schizophrénie, mais leur activité demeure mal évaluée, voire contradictoire suivant les équipes ; ces résultats sont d'ailleurs retrouvés dans de nombreux autres troubles thymiques, chez les toxicomanes aux opiacés et les alcooliques. Par ailleurs, le stress s' accompagne d'une élévation des B-endorphines. tous ces résultats concourent à souligner la diversification des rôles probables des opiacés endogènes dans la symptomatologie psychiatrique.
Affiliation :
Hop. Ste Anne, Pavillon Jouffroy, 1 rue Cabanis, 75014 Paris
France. France.
France. France.
Historique