Périodique
Marijuana's effects on human cognitive functions, psychomotor functions and personality
(Les effets de la marihuana sur les fonctions congnitives, psychomotrices et la personnalité)
Auteur(s) :
MURRAY, J. B.
Année
1986
Langue(s) :
Anglais
ISBN :
0022-1309
Refs biblio. :
220
Domaine :
Drogues illicites / Illicit drugs
Discipline :
PSY (Psychopathologie / Psychopathology)
Thésaurus mots-clés
CANNABIS
;
NEUROPSYCHOLOGIE
;
PATHOLOGIE
;
LESIONS CEREBRALES
;
TROUBLES DE LA MEMOIRE
;
TROUBLES DE LA PERCEPTION
;
TROUBLES DU COMPORTEMENT
;
PERSONNALITE
Note générale :
Journal of General Psychology, 1986, 113, (1), 23-55
Résumé :
FRANÇAIS :
Après avoir regretté le peu d'expérimentations animales sur la marijuana, l'auteur rappelle qu'il s'agit d'un produit chimiquement complexe dont le principe actif est le delta-9-tétrahydrocannabinol. Ce n'est pas un narcotique: il a des effets de stimulation et de dépression. Les recherches sont difficiles en l'absence de placebo satisfaisant. Il semble que l'usage chronique diminue les capacités d' attention et à long terme la mémoire. L'accroissement de l'éveil sensoriel allégué par ses utilisateurs n'a pu être retrouvé expérimentalement. Il semble y avoir une baisse de l'habileté psychomotrice: mauvaise estimation du temps et de la distance, réaction allongée aux signaux. Les études sur la personnalité sont complexes: les étudiants qui en fumeraient seraient moins responsables, plus ouverts, plus anticonformistes, auraient une autoappréciation supérieure aux autres. La violence ne serait pas favorisée, les épisodes psychotiques dépendraient surtout de l'état psychopathologique. Des lésions cérébrales ont été constatées chez le singe. Malgré tous les points encore obscurs, on peut affirmer qu'il n'y a pas d'innocuité à user de marihuana.
Après avoir regretté le peu d'expérimentations animales sur la marijuana, l'auteur rappelle qu'il s'agit d'un produit chimiquement complexe dont le principe actif est le delta-9-tétrahydrocannabinol. Ce n'est pas un narcotique: il a des effets de stimulation et de dépression. Les recherches sont difficiles en l'absence de placebo satisfaisant. Il semble que l'usage chronique diminue les capacités d' attention et à long terme la mémoire. L'accroissement de l'éveil sensoriel allégué par ses utilisateurs n'a pu être retrouvé expérimentalement. Il semble y avoir une baisse de l'habileté psychomotrice: mauvaise estimation du temps et de la distance, réaction allongée aux signaux. Les études sur la personnalité sont complexes: les étudiants qui en fumeraient seraient moins responsables, plus ouverts, plus anticonformistes, auraient une autoappréciation supérieure aux autres. La violence ne serait pas favorisée, les épisodes psychotiques dépendraient surtout de l'état psychopathologique. Des lésions cérébrales ont été constatées chez le singe. Malgré tous les points encore obscurs, on peut affirmer qu'il n'y a pas d'innocuité à user de marihuana.
Affiliation :
Dept Psychol., St John's Univ., Jamaica, NY11439
Etats-Unis. United States.
Etats-Unis. United States.
Historique